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Séance de ratification du premier ministre désigné Jean-Max Bellerive ce vendredi au SénatConstitution d’une commission sénatoriale de ratificationmardi 3 novembre 2009, Radio Kiskeya
Une commission de ratification chargée de l’analyse du dossier du premier ministre désigné a été constituée. Elle est composées des sénateurs Fritz Carlos Lebon (Sud, UNION), Laurent Féquière Mathurin (Sud-Est, LESPWA), Céméphise Gilles (Nord, LESPWA), Jean Willy Jean-Baptiste (Artibonite, AAA) et Mélius Hyppolite (Nord-Ouest, OPL). Le premier ministre désigné doit effectuer le dépôt de ses pièces mercredi au Bureau du Sénat, annonce le sénateur Bastien. La commission de ratification devra présenter son rapport vendredi à l’assemblée parlementaire qui devra alors statuer définitivement sur l’accessibilité de M. Bellerive au poste de chef de gouvernement. Dans un message adressé au président du Sénat, le chef de l’Etat, René Préval, a formellement sollicité l’inclusion de la ratification du premier ministre désigné au menu de la récente convocation à l’extraordinaire du Corps législatif. [jmd/Radio Kiskeya] La Chambre basse se prépare à ratifier le premier ministre désignéUn député issu de l’OPL s’étonne de la célérité non coutumière du président Préval par rapport à ce dossier précismardi 3 novembre 2009, Radio Kiskeya
Le parlementaire a réclamé mardi une certaine célérité dans l’analyse du dossier que le concerné soumettra au bureau de la Chambre basse. Il souhaite que cela se fasse tout de même avec la même méticulosité dont avaient fait preuve des commissions similaires lors de l’analyse des dossiers de précédents candidats au poste de premier ministre. Le député de Dame-Marie (Grande-Anse, Sud-Ouest, OPL), Arcluche Louis Jeune, a exprimé pour sa part son étonnement de constater l’empressement avec lequel les parlementaires s’occupent du dossier du premier ministre désigné. Il s’étonne davantage de la célérité mise par le président René Préval dans le même dossier, lui qui, ordinairement, prend son temps avant de se prononcer sur des questions cruciales. Pour Arcluche Louis Jeune, il se pourrait que Bellerive reste seulement 4 mois au pouvoir. Car, personne ne sait qui détiendra la majorité parlementaire à l’issue des prochaines élections, a-t-il conclu. [jmd/Radio Kiskeya] Remous apparents au sein de la PNH alimentés par des informations jugées fausses par la Direction générale de l’institutionExplications et adoption de dispositions en vue d’y faire facemardi 3 novembre 2009, Radio Kiskeya
Ces informations ont provoqué des remous au sein du personnel au point que la Direction générale de l’institution a dû apporter mardi certaines explications et adopter des dispositions en vue de calmer les esprits. Il a été ainsi décidé de supprimer la restauration quotidienne du personnel en échange d’un frais fixe forfaitaire de 4 mille gourdes par mois. De l’Agent I au Directeur général, les policiers recevront à partir du 13 novembre 2009 une carte de débit qui leur permettra de bénéficier de ce frais. Pour ce qui a trait au retard du payroll d’octobre, la Direction générale de la PNH précise qu’un tel problème est lié au retard traditionnel de préparation des chèques d’octobre, premier mois de l’année fiscale, au niveau du Ministère des Finances. A propos des arriérés de salaire, la Direction générale de la PNH informe que ce dossier est en cours de liquidation au niveau du Ministère des finances, dans le cadre de l’exercice 2009-2010. Un vent de scandale entoure le dossier de la restauration du personnel policier confiée à des traiteurs. En conclusion d’une enquête réalisée conjointement sur ce dossier par l’Inspection générale de la PNH et l’Inspection générale des Finances, ces deux entités avaient récemment recommandé l’approfondissement de l’investigation par d’autres instances de l’Etat. [jmd/Radio Kiskeya] René Préval pour l’extradition en France d’Amaral DuclonaLe chef de l’Etat a remis au procureur général de la République Dominicaine, Radhamés Jiménez Peña, des documents d’identité devant faciliter le départ de l’ex-chef de gang de la République Dominicaine où il est détenumardi 3 novembre 2009,Radio Kiskeya
Selon un communiqué du bureau du procureur général relayé mardi par EFE, le chef de l’Etat s’est montré intéressé à ce que le prévenu réponde par-devant la justice française des charges retenues contre lui notamment pour son implication présumée dans l’assassinat, le 31 mai 2005 à Port-au-Prince, du consul honoraire de France au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), Paul-Henri Mourral. Le communiqué, qui ne précise pas la date de la rencontre entre MM. Préval et Peña, rappelle également qu’Amaral Duclona est accusé en Haïti d’avoir commis des crimes de sang, des enlèvements et des vols. La Cour suprême de justice dominicaine (SCJ) doit se prononcer mercredi (4 novembre) sur la demande d’extradition française. Outre le cas Mourral, Duclona, un fugitif déjà inculpé en Haïti, est accusé d’implication dans l’enlèvement suivi du meurtre en 2004 de Claude Bernard Lauture, un homme d’affaires français d’origine haïtienne. Détenu à Santo Domingo, l’ex-seigneur de la guerre du quartier de Bélékou, à Cité Soleil, continue de nier son identité, se faisant passer pour Berthony Jolicœur. Le 8 septembre dernier, la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD) avait procédé à son arrestation dans un quartier résidentiel du complexe touristique Casa de Campo, dans la province de La Romana (est de la République Dominicaine), où il menait une vie de pacha. Les autorités haïtiennes n’ont soumis à leurs homologues dominicaines aucune demande d’extradition du présumé bandit qui avait activement fait campagne pour René Préval, réélu en 2006 à la Présidence d’Haïti (second et dernier mandat). Durant la période de "l’Opération Bagdad" que les partisans lourdement armés de Jean-Bertrand Aristide avaient déclenchée, à la suite de sa chute en 2004, Amaral Duclona et d’autres redoutables chefs de gang tels Emmanuel Wilmé alias "Dread Wilmé" (décédé), Junior Acdhély surnommé Yoyo Piman (décédé), Evens Jeune dit "Ti Kouto" (décédé en prison), Bélony Pierre surnommé "Pasteur" (emprisonné), Alain Cadet alias "Pinochet" et Jean Oldy Torchon dit "Blade Nasson" avaient semé la terreur à Cité Soleil. spp/Radio Kiskeya Le « Gouvernement de la Toussaint » pratiquement prêt à entrer en scèneUn quasi « Procureur de la République » pointe à l’horizon…lundi 2 novembre 2009,Radio Kiskeya
Au moins 4 Ministres du Gouvernement démissionnaire devraient conserver leurs portefeuilles. Les Ministères concernés seraient ceux de la Santé, de l’Environnement, des Sports et de l’Intérieur. Un 5ème ministre démissionnaire devrait être permuté au Ministère de la Culture et de la Communication, selon des sources non officielles mais dignes de foi, Tous les Ministres qui, à tort ou à raison, avaient la réputation d’être « très proches » de la Première Ministre Michèle Pierre Louis, ne devraient pas faire partie du prochain Gouvernement. De nouveaux titulaires sont donc annoncés pour les Ministères des Affaires étrangères, de la Culture et de la Justice. Au niveau du Ministère de la Justice, une nouvelle Secrétairerie d’Etat chargée des relations avec les Parquets de la République devrait être créée à côté des Secrétaireries d’Etat à la Sécurité Publique et à la Réforme Judiciaire, ouvrant ainsi la voie à l’existence pour la première fois dans le système judiciaire haïtien d’un poste qui, selon la façon dont il est exercé, pourrait éventuellement être assimilé à celui de « Procureur de la République ». Parmi les « nouveaux venus » au Cabinet ministériel devraient également figurer des Conseillers du Chef de l’Etat dont certains sont réputés être ses « amis proches ». Les démarches entreprises avec célérité en vue de constituer le nouveau Gouvernement correspondraient à la préoccupation du Chef de l’Etat pour qu’il n’y ait pas de vide institutionnel après le « renversement inattendu » d’un Gouvernement qu’il félicitait il y a peu (le 17 octobre à Marchand-Dessalines) d’avoir instauré la stabilité dans le pays. Cette célérité doit aussi être mise en rapport avec les exigences internationales pour qu’un nouveau gouvernement soit installé au plus vite afin que l’ensemble des dossiers de coopération en cours et les efforts en vue de diriger les investisseurs étrangers vers Haïti ne soient pas compromis. [jmd/Radio Kiskeya] 33ème Conférence bi-annuelle du Comité des gouverneurs de Banques Centrales de la CARICOM tenue en HaïtiLa 33ème conférence bi annuelle du comité des gouverneurs des banques centrales de la Communauté Caraïbe (CARICOM) s'est tenue le weekend dernier à Port au Prince . RD http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16015 Dossier Amaral Duclona : Le chef de l'Etat a remis des documents au procureur général de la République DominicaineLa Cour suprême de justice dominicaine (SCJ) doit se prononcer le 4 novembre prochain sur la demande d'extradition faite par les autorités françaises du chef de gang Amaral Duclona . http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16016 "Si l’Argentine ne s’était pas qualifiée, j’irais vivre en Haïti", a lancé MaradonaMême menacé de sanctions par la FIFA, le bouillant sélectionneur continue d’invoquer la légitime défense pour justifier ses propos outranciers contre la presse argentinevendredi 23 octobre 2009, Radio Kiskeya
"Si nous autres, nous étions restés en dehors du Mondial, il ne me resterait plus qu’à aller vivre en Haïti", a affirmé de façon surprenante le champion du monde de 1986 dans une interview fleuve à la télévision publique argentine Canal 7 relayée par la presse locale. Maradona, qui ne s’est pas expliqué sur le sens de son éventuel exil sportif en Haïti, a tenté, une nouvelle fois, de justifier ses grossièretés au caractère sexuel explicite qui avaient fait le tour de la planète après la qualification in extremis de son pays pour la Coupe du monde 2010. L’ancien "Pibe de oro" souligne qu’il en avait assez des critiques de la presse contre la sélection argentine de football qui ne visaient qu’à le détruire personnellement. La FIFA a ouvert une procédure disciplinaire contre le très agité entraîneur qui pourrait lui coûter au moins cinq matches de suspension et une amende de 20.000 dollars. Agonisante depuis le début de l’ère Maradona, il y a quelques mois, l’Argentine avait finalement, au bout du suspense, validé son billet pour le Mondial en battant l’Uruguay (1-0) à Montevideo le 14 octobre, lors de l’ultime journée des éliminatoires en Amérique du Sud. spp/Radio Kiskeya Narcotrafic : Haïti parmi 16 pays ayant participé à un sommet régional sur la drogueLe renforcement de la coopération entre les pays concernés et la consolidation de la sécurité et de la justice, points de focalisation de la troisième réunion ministérielle consacrée à la drogue, la sécurité et la coopérationdimanche 25 octobre 2009, Radio Kiskeya
Selon une dépêche de l’agence mexicaine Notimex, dans la déclaration finale de ce sommet régional adoptée à l’issue de deux journées de travail, tous les ministres et chefs de délégation ont estimé que la guerre contre le narcotrafic ne pourra être gagnée sans des forces de sécurité et des institutions judiciaires d’une grande solidité. Tablant sur une coopération étroite entre les pays de la région touchés par le fléau, les participants ont également convenu d’explorer la possibilité de consacrer au renforcement des institutions engagées dans la lutte contre le trafic de stupéfiants les ressources des réseaux de narcotrafiquants confisquées. D’autre part, l’accent a été mis sur la nécessité de réduire le pouvoir économique des réseaux de trafiquants à travers la lutte contre le blanchiment d’argent. Dans le dernier rapport annuel du gouvernement américain sur le narcotrafic au niveau planétaire, Haïti et la République Dominicaine (les deux républiques de l’île d’Haïti ou Hispaniola) figuraient parmi les 20 principaux pays producteurs ou de transit. spp/Radio Kiskeya Ultimes hommages émouvants à Emilie Damier, figure engagée du monde médicalDes personnalités et représentants de plusieurs secteurs ont assisté aux funéraillesdimanche 25 octobre 2009, Radio Kiskeya
Etaient notamment présents l’ancien Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, les membres de l’association nationale des infirmières licenciées d’Haïti (ANILH) et de l’association médicale haïtienne (AMH), les leaders de l’Alyans Demokratik, Evans Paul, de la Fusion des sociaux-démocrates, Victor Benoît ainsi que l’ex-candidat à la présidence de ce parti, Serge Gilles. Ce dernier, qui a porté avec d’autres le cercueil, a souligné qu’il fut le prof d’Emilie et de son frère Dr Débussy Damier en classes secondaires avant de s’exiler en France dans les années 60, sous la dictature de François Duvalier. Il a décrit la disparue comme une femme très engagée professionnellement et socialement. S’exprimant en des termes similaires, Evans Paul a estimé que le départ prématuré de Mme Damier représentait une perte colossale pour Haïti. Lors de la cérémonie funèbre, le célébrant principal, le père Norvéla Garçon, a rappelé, sur fond de considérations philosohiques relatives à la mort, que la défunte était profondément attachée à la vie et avait beaucoup contribué à la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles en Haïti (MST). Très impliquée dans la vie associative et les initiatives citoyennes après le départ des Duvalier, en 1986, Emilie Damier, diplômée d’études supérieures en sciences infirmières, fut la présidente-fondatrice de l’ANILH. Agée de 61 ans et célibataire, Mme Damier est décédée le 11 octobre dernier à Montréal d’un cancer dont elle a été opérée sans succès. Elle était l’unique sœur du Dr Débussy Damier, médecin de carrière, ancien vice-président du Conseil électoral provisoire et ami indéfectible de Radio Kiskeya. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6277
Haïti : Les mouvements sociaux se préparent à intégrer l’ALBAlundi 26 octobre 2009P-au-P, 26 oct 09 [ AlterPresse] --- Des organisations de divers secteurs sociaux haïtiens réunis au sein du Réseau du mouvement social haïtien (Remosa) se préparent à demander leur intégration à l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba). Le réseau intègre des organisations des 10 départements géographiques du pays, indique le coordonnateur du Remosa, Lafond Max-Dialy, au cours d’une conférence de presse à laquelle a assisté AlterPresse. Le Remosa, ayant à sa tête un comité de 9 membres, entend souder toutes les forces du pays autour de l’idée d’aller vers l’Alba. Le coordonnateur du mouvement annonce que le comité compte, dans les jours qui viennent, soumettre formellement sa demande d’adhésion à l’Alba. Parmi les organes de l’Alba, figure le conseil des mouvements sociaux, qui bénéficie d’un statut égal à celui du conseil des ministres. Même sans une adhésion du gouvernement haïtien, les organisations qui le souhaitent peuvent établir une coopération avec l’Alba. Une quarantaine de pays et territoires ont pris part au dernier conseil des mouvements sociaux de l’Alba, alors que seulement 10 pays de la région sont membres de cette alliance. Lors du dernier sommet des pays membres les 16 et 17 octobre à Cochabamba (Bolivie), l’Alliance a défini un ensemble de dispositions, notamment l’adoption à venir d’une monnaie commune, le SUCRE (système unique de compensation régional). Cette monnaie devra remplacer le dollar dans les transactions commerciales entre les pays de l’Amérique Latine. Les membres de l’Alba se sont également entendus sur la position à adopter lors du sommet de Copenhague en décembre prochain. Ils prévoient de réclamer la responsabilisation des pays riches dans la dégradation de l’environnement planétaire. Outre l’idée de créer une compagnie pétrolière commune, les chefs d’États ont décidé à l’issue du 7e sommet d’élaborer une stratégie de défense militaire conjointe. Se voulant un espace de coopération, l’Alliance a déjà créé une chaine de télévision, Telesur, pour contrer les grands réseaux de télédiffusion américaine et mondiaux. [kft gp apr 26/10/2009 00:30] Football : Haïti fait un bon dans le dernier classement de la FIFAHaïti a gagné vingt-trois places dans le dernier classement de la Fédération Internationale de Football FIFA, publié en fin de semaine dernière. Les Grenadiers occupent désormais la 86ème place avec un total de 377 points. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15977 Les activités du 10ème forum de la Grande Caraïbe se poursuivent en HaïtiPlus d'une centaine d'investisseurs assistent depuis mercredi à Port au Prince au 10ème forum de la grande Caraïbe. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15978 Des bidonvilles de Carrefour sous la menace d'une nouvelle inondationDes résidents du quartier de Bizoton à Carrefour ont organisé une manifestation de protestation hier afin de réclamer le curage des lits de quelques ravines de la région. Les citoyens estiment qu'une intervention urgente des autorités gouvernementales et municipales est indispensable afin d'éviter de nouvelles pertes en vie humaine dans le quartier. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15979 L'ambassadeur dominicain condamne l'assassinat de 4 ressortissants haïtiens.L'ambassade Dominicaine à Port au Prince condamne l'assassinat de 4 ressortissants haïtiens dans la localité Boca de Cachón (Jimaní) http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15980 La coopération espagnole et ses activités culturelles en HaïtiDans le but d’accroître l’offre culturelle en Haïti, l’ambassade d’Espagne en Haïti (AEH) et l’Agence espagnole de coopération et développement (AECID) sont en train d’organiser avec divers partenaires locaux maintes activités pour le public haïtien. http://www.lematinhaiti.com/Article.asp?ID=20845 Haïti : quand adoption rime avec transaction(Syfia / Haïti). Haïti est un des principaux « fournisseurs » d’enfants adoptables. Une filière quasi commerciale s’y est installée, basée sur la loi du marché plus que sur une logique d’aide à l’enfance. Beaucoup d’enfants adoptés ont encore leurs parents… Souvent portée par un vrai désir d’enfant du côté des parents, l’adoption internationale apparaît sur le terrain comme un véritable business. En 2005, la procédure pouvait coûter aux adoptants entre 5 000 et 6 500 $ US en moyenne, selon l’Unicef, y compris les frais d’avocats engagés par les crèches et ceux de procédure. Aujourd’hui, on approche des 10000 $ US. L’offre a toujours existé du côté haïtien, témoigne Geerit De Sloover, mais la demande a augmenté récemment. Les maisons d’enfants ont dès lors pullulé dans le pays. En 2008, 66 crèches étaient accréditées par l’IBESR (contre 47 en 2005), dont une majorité à Port-au-Prince. Mais leur contrôle par l’Institut est problématique, compte tenu du manque de moyens de l’institution et du manque de volonté de sa part. Aux dires du directeur adjoint de l’IBESR lui-même, M. Casseus, les crèches seraient beaucoup plus nombreuses que celles accréditées par l’Institut, « près de deux cents», lâche-t-il, sans en avoir l’air très certain. Contrôle de pure forme Limiter l’adoption individuelle… « On a signé pour 18 ans » « Le Blanc nous a expliqué que même si l’enfant part, vous restez sa maman. Que vous serez toujours en communication avec lui, même si vous ne pouvez pas le voir et qu’à 18 ans, il reviendrait faire votre connaissance. Il ajoutait que quand les Blancs viendront prendre votre enfant en Haïti, ils auront la courtoisie de venir vous rencontrer et vous expliquer quelle va être la vie de l’enfant. Que vous aurez toujours de ses nouvelles.» jeudi 15 octobre 2009 MUSÉE / ART SACRÉ / VODOU / Vers la création d’un musée vodouLa Fondation pour la préservation, la valorisation et la production d’œuvres culturelles haïtiennes (FPVPOCH) projette de créer dans le pays un musée du vodou. Ce musée, qui sera formellement le premier espace d’exposition consacré aux arts sacrés du vodou de dimension artistique et culturelle, se veut aussi, selon les initiateurs, le premier « centre culturel vodou en Haïti ».
Par Chenald Augustin L'EX SENATEUR RUDOLPH BOULOS REPLIQUE.DROIT DE REPONSEDroit de réponse l’oblige, nous présentons à nos lecteur cette mise au point de l’ex-sénateur Rudolph BOULOS qui répond aux critiques suscitées après la « Rencontre Patriotique de Santo Domingo ». En effet, Haïti Recto Verso avait émis des réserves sur la réalisation de cet évènement qui se rangeait dans une attitude voulue de Monsieur BOULOS de faire de la République Dominicaine son arrière base pour ses activités politiques. Les réserves émises restaient légères certes mais il semblerait que d’autres secteurs avaient eu de critiques un peu plus acerbes contre l’insertion spatiale de l’activité politique de l’ex sénateur de la République. Nous avons retrouvé en lisant la version digitalisée du journal Le Matin ce texte assez long a travers lequel Monsieur BOULOS fait une mise au point. Bonne lecture Rencontre patriotique de Santo Domingo : En guise de réponse à mes détracteurs et aux justes préoccupations des femmes et des hommes de bonne volonté Depuis la réalisation des Assises de Santo Domingo, les réactions ont fusé de toutes parts, sur l’Internet, de citoyen(e)s animés de diverses intentions, des plus nobles aux plus obscures, des plus spontanées aux plus commanditées. La Rencontre patriotique de sauvetage national de Santo Domingo est le résultat d’un simple constat : aucun pays ne se développe sans une base théorique forte, une réflexion structurante, et une vision claire de ses élites partagée par le reste du corps social. Notre histoire nous enseigne que l’action dépourvue de base théorique conceptuelle est plus susceptible de déboucher sur des insurrections utopiques que sur un développement et une démocratisation irréversibles. La Rencontre de Santo Domingo était donc un moyen d’engager certaines des plus belles têtes de l’intelligentsia haïtienne dans une réflexion exploratoire fertile que d’autres secteurs enrichiraient, en vue de déboucher sur un nouveau paradigme de l’État, une consolidation de la Nation, et un engagement civique dans la promotion de notions telles : la responsabilité, la libre entreprise, la sécurité des vies et des biens, la promotion des investissements, l’assainissement des finances publiques, et aussi – quoi qu’on dise – une résolution sur le long terme de la situation des Haïtiens vivant en République dominicaine. Les relations haïtiano-dominicaines ont toujours été négativement influencées par des préjugés de part et d’autre de la frontière. Les Dominicains se font une idée négative de nous, ce qui s’est aggravé avec le récent développement économique qu’ils ont connu parallèlement à notre chute abyssale vers les ténèbres du sous-développement. De notre côté, nous assimilons a priori la femme dominicaine à une prostituée. Dans sa théorie sur la réduction des préjugés (L’hypothèse du contact) – théorie considérée jusqu’aujourd’hui comme unique dans le domaine par les meilleurs sociologues du monde – Allport (1954) recommande que les groupes nourrissant des préjugés les uns envers les autres échangent des relations sur une base régulière dans un cadre social égalitaire. Le fait par des membres de ces groupes de nourrir des rapports réguliers contribue progressivement à combattre les préjugés et, par ricochet, les attitudes négatives. L’Haïtien qui côtoie des femmes dominicaines professionnelles ne peut que chasser le stéréotype de la prostitution de son esprit. Dans la même lignée, le fait de réunir, dans une même enceinte, des étudiants haïtiens, des intellectuels de grand acabit produisant une réflexion de choix sur Haïti et des officiels dominicains, a contribué à véhiculer une meilleure image d’Haïti. Mais comment cela a-t-il aidé l’ouvrier des bateys, me demandera-t-on ? Je répondrai qu’il en profite sur tous les fronts. D’abord, étant donné que nous avons considéré prioritaire la démarche du dialogue aux dépens de la confrontation, le fait d’associer des Dominicains à la réflexion nous permet d’établir des liens que nous pourrons utiliser dans le futur, lorsqu’il faudra négocier de meilleures conditions pour nos frères et sœurs des bateys, en attendant l’étape idéale de leur retour au bercail. En ce sens, les officiels dominicains nous percevront comme des partenaires en train de réfléchir sur un problème commun. Parce qu’il ne faut jamais oublier que l’immigration haïtienne en République dominicaine pose aussi des problèmes aux Dominicains, vu qu’ils n’ont pas le contrôle absolu du flux d’Haïtiens qui traversent la frontière. D’autre part, le fait d’organiser la rencontre à Santo Domingo contribue à sensibiliser la société civile dominicaine sur la nécessité pour les deux pays de résoudre leurs problèmes en commun. Tout rapprochement des deux peuples, à quelque niveau que ce soit, sans compromission, profite à l’Haïtien des bateys et à l’étudiant haïtien dans le pays voisin. On me reproche le fait de vouloir qu’Haïti s’inspire du modèle dominicain pour résoudre ses problèmes. Cette critique est risible. Aucun pays n’est arrivé à se développer en réinventant la roue. La République dominicaine s’est inspirée du modèle américain pour emprunter la voie du développement. C’est le concept du transfert de technologie. Il est de loin plus facile de transférer le savoir-faire de la République dominicaine à Haïti, qu’il ne l’est d’aucun autre pays, exception faite de l’implication directe d’un nombre élevé de techniciens et d’experts haïtiens de la diaspora dans le développement d’Haïti, ce qui n’est pas possible dans l’immédiat. Certains nationalistes sentimentaux et masochistes préféreraient qu’Haïti périsse au lieu que nous nous inspirions des Dominicains qui eux se sont inspirés des Américains, pour lancer le pays sur la voie du développement. Mon nationalisme est pragmatique. Je pense qu’Haïti et la République dominicaine ont un passé douloureux ; mais tout développement réel des deux pays passera par l’harmonisation de nos relations. Par exemple, pourquoi ne profiterions-nous pas de la logistique dominicaine pour, à travers le tourisme multi-destination, attirer les touristes que reçoivent nos voisins vers la Citadelle ? Malheureusement, certains compatriotes ne conçoivent les relations haïtiano-dominicaines que dans un cadre conflictuel stérile. Ils sont confortablement installés à l’opposition là-bas, et n’aimeraient pas que leurs amis de l’opposition dominicaine les voient en train de dialoguer avec ceux qu’ils perçoivent comme l’ennemi à abattre. Pour ces gens, une résolution de la situation des Haïtiens de là-bas signifierait la fin de leur croisade. Ces individus trouvent normal et moral de s’associer étroitement à des régimes scélérats et criminels (qui tuent les citoyens grâce au terrorisme d’État), mais me reprochent de dialoguer avec des officiels dominicains. Selon cette logique, il est seulement immoral de maltraiter les Haïtiens lorsque les bourreaux sont des étrangers. Ces individus ferment les yeux sur les atrocités infligées aux citoyens haïtiens par leurs dirigeants, en vertu d’une moralité sélective et démagogique. Moi, je fais la Realpolitik d’Haïti, et je suis prêt à m’asseoir avec tous ceux qui veulent discuter de la question haïtienne. On reproche toujours aux élites intellectuelle et économique de ne pas s’impliquer dans le développement du pays. J’espère qu’on comprendra, à travers les méchantes critiques adressées à notre initiative, pourquoi certains citoyens hésitent à sacrifier leur tranquillité sur l’autel de la méchanceté de certains individus. Certains, en panne d’arguments, sont allés jusqu’à nous accuser d’avoir « coopté » la ligue des pasteurs haïtiens de la République dominicaine. Cette critique est symptomatique d’un grave déficit de bon sens. Qui d’autre est mieux qualifié pour dénoncer une telle récupération que la ligue elle-même ? Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? Naître humain, Vivre en haïtien et mourir en animal
L’histoire s’achève à Villa Vasquez. Une petite commune de la République Dominicaine. Là ou s’achève des milliers d’histoires. Des histoires semblables ou seuls les acteurs changeant de visage ou de noms jouent toujours le même rôle. Il s’appelait Jean Baptiste Antoine. Peu importe le nom. Il avait 44 ans. Peu importe son âge. Il avait cru comme beaucoup d’autres que naître de l’autre côté de la rivière aurait changé son karma. Pour survivre il voulut forcer le destin et traversa le « massacre » à pied. A contre courant à contre sens et à contre jour. Qui sait. Peut être avait il sillonné pendant plus de dix heures les sillons dénudés et arides de la chaîne du Bahoruco ? Peu importe, il y est parvenu. La terre promise ! Là ou coulent, le travail, les discriminations et de quoi manger. Là il faut savoir fermer les yeux, veiller à ce que les oreilles restent bouchées, courber l’échine et marcher sur sa propre dignité. Juste pour avoir droit à quelques bouchées de manioc bouilli, saupoudré d’un soupçon de blanc d’œuf ou de hareng. Il avait fini par s’adapter et s’intégrer harmonieusement dans sa condition d’immigrants-sans-papiers comme il s’était accommodé dans sa carapace d’haïtien depuis sa naissance. Avant la dernière scène de Villa Vasquez, personne ne s’était inquiétée de savoir s’il avait de la famille, une ou des femmes. Cinq ou dix enfants. Pourtant il n’était pas malheureux. Sous une tonnelle en bordure d’un champ en friche il avait l’habitude de se réunir avec des amis. Doté d’une certaine inconscience bien venue et superbement calculée, il aimait s’asseoir de dos à l’ouest et tout ce qui s’y trouve. Ses pas dans l’eau. Ses trébuchements sur les sentiers abrupts. Les regards hagards de ses géniteurs. L’air perdu et vague du voyageur de l’inconnu de sa vieille mère attendant la mort. Ses racines…Haïti Il prêtait peu d’attention à ceux qui ironisaient son accent et son mauvais espagnol. Mais dans une contrée ou l’espoir se dessine surtout en gris et en terre battue, tout était bon à prendre. Rire, remède infaillible. Jean Baptiste n’avait pas trop réfléchi au futur. Ni proche. Ni lointain. Les jours se bousculaient à sa porte. Chacun avec son lot d’exigences. Ce matin sous la tonnelle de Villa Vasquez, il racontait sa dernière blague. Il riait à tue tête et en cascade. Avec le plus beau rire de l’imbécile heureux. Tout à coup, il fut surpris par une déchirante douleur. Des céphalées, des coliques, des précordialgies, une angine. Peu importe. Il ne le dira à personne. Il avait appris aussi à maîtriser sa douleur. Mais celle là était vraiment intense. Insupportable. Il voulut une dernière fois courber l’échine ; mais la douleur griffonna une ignoble grimace sur son visage qui se déforma et le terrassa. L’assistance mis du temps à comprendre. Personne ne lui porta secours. Il ferma les yeux et cessa de vivre… La nouvelle ameuta davantage les gens que l’expression hideuse de cette douleur extériorisée malgré lui. Les curieux se sont rassemblés pour écouter le récit de ceux-là qui avaient eu l’insigne privilège de voir mourir quelqu’un qui était bien vivant avant sa mort. De l’autre côté de a la rivière il n’existe pas de mort naturelle. Il y a toujours une relation anticartésienne de cause à effet. Trouver les causes de la mort n’était pas à l’ordre du jour. La réalité de la situation se dessina quand la multitude des curieux laissa place à un tableau plus que sombre. Il n’y eut que ce silence. Pas un cri, pas de larmes. Ni un pleureur ni de chorale de pleureuses professionnelles. Pas de famille. Pas de parents. Les curieux s’en allèrent. Le corps de Jean Baptiste gisait à même le sol. Sa peau noire luisait encore couverte de fine couche de poussière blanche incorporée à l’épiderme. Ceux qui l’écoutaient deux heures plus tôt se regardaient entre eux. Etonnés de ne pas ressentir de tristesse particulière. En fait cet individu n’était qu’un parfait inconnu. Ils ne savaient rien de lui. Si ce n’est qu’il était haïtien et qu’il s’exprimait en un mauvais dominicain qui faisait rire. Le groupe diminua progressivement en nombre. Le silence devint de plus en plus lourd au fil des heures qui défilaient sans tenir compte qu’un cadavre non réclamé gisait au milieu de ces terres qui se perdaient à l’horizon. On n’entendait que zouzoument des cohortes de mouches qui arrivaient en battant de l’aile, attirées par l’odeur déjà pestilentielle d’un corps en décomposition. Quelques chiens de rues, galeux et affamés commencèrent aussi à s’approcher d’une proie inhabituelle mais facile. Plus le jour tombait, plus le corps inerte de Jean Baptiste prenait du volume et se déformait. Les rumeurs ont vite fait le tour de l’ensemble des quartiers de Villa Vasquez. Elles étaient de toute sorte. Revues, augmentées et corrigées jusqu’aux oreilles des autorités locales. La situation devenait inquiétante. Presque humainement insupportable. Le cadavre d’un haïtien sans papiers servait de nourriture à une bande de chiens affamés. C’est au moins ce qu’a appris le maire champêtre de Villa Vasquez. La situation exigeait une action énergique et ferme pour le salut des habitants de la Ville. La municipalité ne dispose pas de fonds destinés à l'enterrement d’haïtiens sans papiers et indigents. La peur d’être submergé sous le poids nauséabond d’une odeur pestilentielle de chair humaine en décomposition, réveilla de vocations de bienfaiteurs à un grand nombre d’habitants de Villa Vasquez qui généreusement cotisèrent et contribuèrent à l’achat d’un cercueil premier prix. Le maire champêtre, une sorte de « chef section » de l’autre côté de la rivière se chargea d’accompagner Jean Baptiste libéré enfin de son fardeau vers une dernière demeure. Il est né humain, il a vécu en haïtienn et il mourut en animal de l’autre côté, là ou il trouva du travail, des discriminations et de quoi manger. |
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