<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://ayitisoupye.spaces.live.com/mmm2008-05-17_13.22/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fayitisoupye.spaces.live.com%2fcategory%2fREFLEXIONS%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Collectif-haiti-de-provence: REFLEXIONS</title><description /><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catREFLEXIONS</link><language>en-US</language><pubDate>Wed, 18 Jun 2008 19:05:48 GMT</pubDate><lastBuildDate>Wed, 18 Jun 2008 19:05:48 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>1943534107772707452</live:id><live:alias>AYITISOUPYE</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>CECI NE JUSTIFIERA JAMAIS CELA !</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2783.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;En voilà un slogan qui sied bien, comme un gant aux différentes situations rencontrées tous les jours en Haïti. L’affichage de cette phrase dans tous les coins de rue pourrait servir à démontrer aux citoyens et aux institutions que la trop longue période de pseudo permissivité est incompatible avec la survie du pays.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Pendant deux siècles, nous avons vogué et galéré comme de vrais troupeaux sans maître guide ni pâturage. Nos dirigeants, tous des médiocres dans leurs façons de voir, de penser et de gérer le pays ont compensé leurs insuffisances en nous abandonnant à notre sort dans un contexte ou tout nous est permis en faisant surtout fi des lois qui vont de paire avec la vie et la vie en société. Ils ont tous –pour la grande majorité- pratiqué la politique du « kase fèy, kouvri sa ; pou koze-n pa vante ».&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Et nous sommes devenus l’exemple typique de mauvaise gestion administrative et gouvernementale. Nous sommes pointés du doigt comme résultat final de tout pays qui s’évertue à ne respecter aucune règle ou à ne pas appliquer aucune loi. &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Peu de chose ou rien n’a été fait pour tuer le mal dans l’œuf. Aujourd’hui Haïti est devenu un endroit ou vivotent des humains. Haïti s’est vue affranchi de la légitimité de rentrer et de se cadrer dans des définitions comme Pays, Etat, Nation. Si certains de ceux qui dirigent le monde démontrent un minimum d’intérêt ce n’est point dans l’objectif de nous sortir certes de ce merdier. Puisque le politiquement correct interdit la mise en quarantaine, les pseudo soins portés visent à contrôler l’épidémie que nous risquons de véhiculer chez nos voisins proches et éloignés.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Les difficultés qui ont aujourd’hui la fière allure de « montagne de Jéricho » imprenable et incontournable ont bien débuté par un simple écueil, une ébauche d’obstacle surmontable et corrigeable d’un simple revers de main.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Les autorités municipales fraîchement élues des grands conglomérats comme Port-au-Prince et ses environs, Pétion Ville, Carrefour, Cap haïtien restent la bouche fermée et les bras croisés devant d’énormes défis constituant une liste trop longue pour la détailler. On peut cependant s’arrêter aux plus visibles : des montagnes d’immondices qui jonchent les rues, des marchands ambulant qui envahissent et occupent le trottoirs, les constructions anarchiques…&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Une attitude cohérente visant à porter une réponse et des solutions adéquates à ces problèmes ne fera point l’unanimité et sera forcément impopulaire car nous avons acquis depuis un certain nombre d’années des définitions qui justifient tout. Oui, la démocratie, le respect des droits de l’homme, la misère, la pauvreté, le chômage, les dictatures, les présidents corrompus, les coups d’état ; toute cet attirail sert divinement notre cause. Il nous permet de tout justifier même les plus innommables de nos conneries.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Pourtant nous savons trop bien que prévenir vaut mieux que guérir et surtout que ti chimen bouton se chimen maling. Nous avons observé médusé, sans voir le manque de civisme du premier citoyen qui a profité de la pluie pour déverser les ordures ménagères dans les égouts. La pratique s’est répandue comme une traînée et s’est institutionnalisée à tel point qu’aujourd’hui tous les égouts et les canalisations sont hors d’usages, encombrés par des tonnes de fatras.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Nous avons commencé par abandonner les tronçons de trottoirs occupés par quelques vendeurs de tout et de rien. Il s’agissait de pauvres pères et mères de familles vivant dans un pays « cocobé » sous le poids du chômage. Aujourd’hui le boulevard Jean Jacques Dessalines – destiné dans un premier temps à la circulation de véhicules, nous le disons car le tableau qui nous chatouille les yeux pourrait laisser comprendre le contraire- est devenu un vaste marché. La circulation des véhicules à moteur impossible.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;En fait la plaie qui a débuté par une simple éruption, traitée par le mépris et l’indifférence de ceux qui pensent que la réalité cesse d’exister si on fait semblant de pas la voir, s’est convertie en une plaie béante recouvrant la totalité de la superficie corporelle.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;L’hémorragie qui a été au début qu’une insignifiante déperdition de quelques gouttes de sang a rendu totalement exanguë cet être qui réclame des solutions drastiques qui risquent&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de ne plus pouvoir être efficaces. &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Tout ceci parce que nos&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;classes dirigeantes ont toujours placé leur centre d’intérêt très loin des frontières d’Haïti.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Nous autres qui cuvons une foi inébranlable dans le destin impérissable de la nation haïtienne nous scrutons à tout instant les horizons les plus lointains, malgré cette obscurité d’un noir de plus en plus écrasant qui veut ensevelir nos réactions les plus sensées, à la recherche d’une lueur d’espoir. Oui un élan dans le bon sens pour nous dire voilà, ça y est, c’est parti.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Contre toute attente, le secours nous est venu du football. Notre sélection Nationale Championne des Caraïbes avec à la clé une qualification pour la phase finale de la Gold Cup. Comme la cerise sur le gâteau, 33 ans après Munich, des jeunes pousses vont pleurer en entonnant la Dessalinienne en Corée en compagnie des grands de ce monde. C’était trop beau. Trop pour une nation meurtrie.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Nos vieux démons cherchent à nous rattraper et ils l’on fait. Nos diamants se sont vautrés dans les fanges puantes et nous ont couvert d’ignominie. Ils ont eu ni vent ni idée de tout le bien qu’ils étaient appelés à faire pour le pays.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Ils se sont laissés emportés par les échos des forces du mal pour réaliser l’impardonnable.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Etre capable d’une telle bassesse ne sera jamais tolérée ni pardonnée. Pas d’explication ni de justification car ceci ne justifiera jamais cela…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+CECI+NE+JUSTIFIERA+JAMAIS+CELA+!&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2783.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2783.entry</guid><pubDate>Thu, 14 Jun 2007 23:15:01 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2783/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2783.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-06-14T23:15:01Z</dcterms:modified></item><item><title>LE CANCER DE PROSTATE ET LES COUILLES....</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2583.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Le cancer de prostate n’enlève pas les couilles…&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;Il est scientifiquement reconnu que la castration chimique demeure le traitement de choix de certains types de cancers de prostate ou mieux de cancer de prostate d’un certain grading. L’adjectif « chimique » qui accompagne le mot castration pour ainsi dire « adoucir la pilule » n’est pas pour réconforter le genre masculin dont la virilité se mesure souvent par la présence et le poids des couilles.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Parmi les multiples adversités qui ont voulu entacher l’accession au pouvoir du président René Préval il ne manquait qu’un problème de santé car ni l’exercice passé du pouvoir sous la tutelle du petit prêtre défroqué, ni sa façon d’aborder les questions d’intérêts nationaux teintée de nonchalance ou comme on dirait chez nous du « manfouben », ni sa nomination soudaine comme comma candidat à la présidence, ni sa campagne politique caractérisée par l’absence de programme de gouvernement, ni sa victoire concrétisée par des arrangements de bureaux sous la pression d’une masse populaire montrant leurs capacités à foutre le bordel ne laissait augurer un exercice sérieux dans la gestion des affaires du pays.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Le destin n’a donc pas été clément avec le président puisque peu de temps après, la nouvelle d’une supposée reprise évolutive de son cancer de prostate a défrayé l’actualité locale et nationale. Des gens au sein de son propre gouvernement commençaient déjà à aiguiser leurs éperons pour préparer une succession prématurée. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Cependant si, à un an de sa prise de possession on se lance dans l’aventure effrontée et hasardeuse de vouloir lui donner une note, si on tient compte de l’état du pays au lendemain de sa victoire électorale, ce ne serait que justice que de lui accorder une note bien au dessus de la moyenne. Aujourd’hui tout le monde reste unanime à reconnaître que « HAITI VA MIEUX ». Bien entendu tout le monde doit être conscient du fait que le plus dur toujours reste à faire et que son action gouvernementale reste perfectible surtout si l’on se place dans la logique de ce que serait ou devrait être l’idéal haïtien en 2007.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Un facteur qui ne doit nullement passer inaperçu c’est la discrétion qui matisse l’ensemble des activités du président. En effet on a trop l’habitude de voir les chefs d’état sur tous les fronts faisant justement un amalgame entre les fonctions du président et les fonctions du chef de gouvernement. Il est souvent si discret que l’on se pose des questions sur sa présence.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Dans l’exercice de la gestion de la politique extérieure, personne ne saurait lui enlever le mérite d’avoir conçu forger et améliorer les relations internationales dans la lignée des&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;intérêts de la nation. Se positionner entre CHAVEZ et BUSH à distance respectable tout en se laissant une marge de manœuvre utilisable au gré des intérêts du pays reste définitivement un coup de maître.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Nous avons été l’un de ceux qui ont sorti les armes et qui lui ont enlevé les boucliers quand il est revenu de Cuba avec sous les aisselles l’entraîneur Cubain Monsieur ARMELO GARCIA. Nous avions eu du mal à comprendre le bien fondé de la décision de choisir un entraîneur issu d’une nation sans palmarès dans cette discipline du ballon rond. Les résultats nous ont giflé un démenti catégorique.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Sur le plan international, Monsieur PREVAL n’a pas tremblé au moment de toucher des sujets sensibles comme la lutte contre le trafic des drogues. Grâce à ses initiatives, les pays producteurs et consommateurs de drogues ont compris que Haïti devait être traité plutôt comme victime et non comme coupable. Il a su interpeller et mettre des vrais bémols sur l’action de ces pays dotés ou capables de se doter de grands moyens pour combattre ce fléau.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Son rapprochement du binôme CASTRO-CHAVEZ est aussi un acte d’intelligence et de courage car en dehors de ses conceptions idéologiques et en marge toute l’admiration qu’il porte à l’impérissable Fidel CASTRO on a l’impression que son positionnement tire ses fondements dans l’intérêt d’Haïti dans la recherche des solutions à nos problèmes ancestraux.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Aujourd’hui, il promet de s’attaquer à la corruption. Nous imaginons la horde de fonctionnaires entrain de se pisser dessus. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Ce qui manque pour déclencher des applaudissements nourris c’est la concrétisation des promesses par des résultats vécus et ressentis par l’ensemble de la population.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Si posséder des testicules n’est pas synonyme de courage il est évident que le cancer de prostate n’enlève pas les couilles.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=2&gt;Jopi moun.com 09/05/07&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+LE+CANCER+DE+PROSTATE+ET+LES+COUILLES....&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2583.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2583.entry</guid><pubDate>Wed, 09 May 2007 10:07:04 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2583/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2583.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-05-09T10:07:04Z</dcterms:modified></item><item><title>NOTE D'HISTOIRE CONTEMPORAINE : Il y a cent ans naissait François Duvalier</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2451.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:red;font-family:Arial"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt; &lt;b&gt;&lt;span style="color:#333333"&gt;Par Lyonel Trouillot&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#666666;font-family:Arial"&gt;lyoneltrouillot@lematinhaiti.com&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Cent ans après sa naissance, cinquante ans après son élection à la présidence de la République, trente-six ans après sa mort, François Duvalier fait encore peur. &lt;br&gt;Il est parfois de ces morts qui ne veulent pas mourir. &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;François Duvalier ne veut pas mourir. Pas seulement parce qu’il rêvait d’éternité. Pas seulement parce qu’il a versé beaucoup de sang et que l’Histoire garde la mémoire du sang. Il ne peut pas encore mourir, parce que tout n’a pas encore été dit sur ce qui l’a amené au pouvoir, sur ce qu’a été le régime politique qui porte son nom, sur la société haïtienne telle qu’elle fut avant son arrivée au pouvoir, telle quelle fut durant les années de « la révolution au pouvoir », telle qu’elle est aujourd’hui. &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Il ne peut pas encore mourir, parce que nous avons choisi d’oublier, chacun sa parcelle d’histoire : des faits, des conjonctures, des pratiques. Parce qu’on ne peut pas se rappeler la période Duvalier en ne s’intéressant qu’à la personne du « bon docteur ». Pour comprendre cette période, c’est Haïti qu’il faut oser comprendre, et ce n’est pas chose facile. Cela demande beaucoup de courage, le tout, pour parodier Eluard, étant de tout dire. Quand il s’agit de Duvalier, du « duvaliérisme » (donc d’Haïti, puisque Duvalier, « le duvaliérisme », « le jean-claudisme » s’inscrivent dans ce tout qu’est la vie de la société haïtienne) les uns comme les autres aiment bien mentir par omission, privilégier tel aspect, occulter tel autre. Et souvent ce dont on parle n’a d’autre valeur que de faire oublier ce qu’on ne veut ni dire, ni voir, ni entendre.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Aujourd’hui, prétextant le marasme, les échecs politicoadministratifs de l’après-Duvalier, d’aucuns voudraient minimiser l’horreur du crime, oublier l’écrasement de la société civile par le totalitarisme, minimiser le poids du triomphalisme obscurantiste du macoutisme sur les vies. Le duvaliérisme a la légitimé, le droit de tuer et mérite ainsi sa place d’honneur dans le palmarès des régimes totalitaires, toutes époques et toutes géographies confondues. A-t-on le droit d’oublier cela, de le défendre ?&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Il faut dire aussi, et c’est la seule façon honnête et intelligente de faire face à ses apologistes, que la présidence de François Duvalier a été combattue dès le début par des forces issues d’une logique de caste. Il faut dire aussi que c’est dans un contexte de quasi ségrégation, d’expression de frustrations légitimes contre les préjugés et des formes avilissantes d’exclusion sociale que Duvalier est arrivé au pouvoir. Il faut dire que l’une des contradictions du « duvaliérisme au pouvoir », c’est la cohabitation d’une volonté de créer des institutions sociales et de service public et d’un totalitarisme partisan et obscurantisme.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Dire cela, ce n’est pas faire l’apologie d’un régime totalitaire, mais analyser l’histoire. Car, en aucun cas, ceci, comme on dit, ne justifie cela. Les horreurs du duvaliérisme ne peuvent nous faire oublier la résistance farouche des pratiquants de l’exclusion sociale aux changements que sa présidence pouvait annoncer. Comme cette résistance et ces odieuses pratiques sociales ne peuvent justifier le brochage à la baïonnette d’un nourrisson, l’arrestation d’un professeur dans sa salle de classe, l’exil, la torture, la destruction de toutes les organisations civiles, l’inféodation de toutes les institutions, le dévoiement de la conscience individuelle de jeunes vite convertis par le régime à l’art de la délation, de la corruption et la répression… On ne peut jouer l’une contre l’autre les deux moitiés du pire…&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Et puis, trop de gens instruits ont perpétué l’amalgame : duvaliérisme = noirisme = indigénisme. Cela aussi, il faudra l’admettre : c’est le mépris du populaire, du rural, de certaines composantes de l’haïtiannité qui a permis que le duvaliérisme glisse ses vagues éléments de doctrine dans le discours de la juste revendication de la promotion des composantes refoulées de la culture et de l’organisation sociale haïtienne.&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Duvalier, c’était aussi un art de la caricature. Il nous en a laissé une preuve vivante, le régime de son fils, la grande réconciliation (si véritable querelle il y avait) entre le totalitarisme version liquénifiée et le pouvoir économique. &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Cent ans après sa naissance, cinquante ans après son arrivée au pouvoir, vingt-sept ans après sa mort, il est grand temps que François Duvalier commence à mourir. Pour cela, il faut que l’histoire avance, l’histoire-récit qui doit tout dire, l’histoire de la pensée qui doit oser penser, l’histoire réelle qui doit mettre fin à toute possibilité que nos errements permettent qu’il ressuscite.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#333333;font-family:Arial"&gt;samedi 14 avril 2007&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#333333;font-family:Arial"&gt;Source Journal Le Matin sur &lt;a href="http://www.lematinhaiti.com"&gt;http://www.lematinhaiti.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#333333;font-family:Arial"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+NOTE+D'HISTOIRE+CONTEMPORAINE+%3a+Il+y+a+cent+ans+naissait+Fran%c3%a7ois+Duvalier&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2451.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2451.entry</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2007 11:37:04 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2451/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2451.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-04-16T11:37:04Z</dcterms:modified></item><item><title>NOTE D'HISTOIRE CONTEMPORAINE: La première constitution duvaliériste</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2450.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#ff0000"&gt;&lt;font face=Arial&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;&lt;font color="#333333"&gt;Par Claude Moïse&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;a href="mailto:claudemoise@lematinhaiti.com"&gt;&lt;font color="#0000ff"&gt;claudemoise@lematinhaiti.com&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;La réunion, le 18 octobre 1957, des Chambres législatives en Assemblée nationale inaugure officiellement les travaux de la 38e législature issue des élections du 22 septembre. Après les formalités d’usage …, le Parlement réuni à l’extraordinaire décrète la permanence. Au terme de la séance du samedi 19 octobre, deux importantes décisions sont prises : la fixation de la prestation de serment du président de la République au 22 octobre *, … et le décret de rétablissement de la Constitution de 1950, amputée de quelques dispositions incompatibles avec la situation présente. Elles ne sont pas adoptées sans quelques tiraillements et des discussions parfois houleuses. Ces premiers débats révèlent déjà les fortes têtes du Parlement (les sénateurs David, Bonhomme, Stéphen, Moreau, Saint-Louis, les députés Lahens, Armand, Moïse, Bélizaire, etc.) Ils offrent matière à réflexion à un Duvalier qui doit se préparer dans la plus grande discrétion à faire le tri dans son personnel politique et à distribuer les rôles. Le discours de prestation de serment de Duvalier se veut une synthèse cohérente des principales dimensions de l’histoire et de la vie nationales. Il exprime une volonté généreuse d’« affranchissement intégral des masses » et appelle cette « société politique et économique de l’égalité pour que la fraternité entre les Haïtiens coïncide avec la pratique de la démocratie réelle ». Il promet une réforme de l’État, la modernisation de l’appareil, « une rénovation totale et radicale » à la mesure de l’effort que l’on doit consentir pour résoudre la crise de structure qui mine la communauté haïtienne. «... Le salut viendra d’une restauration de la dignité de la politique, d’un approfondissement social et économique de l’idéologie de la Révolution de 1946, d’une interdépendance des pouvoirs conçue en fonction du bien-être physique et culturel... » Réforme de l’État, interdépendance des pouvoirs, démocratie réelle : dans quelle mesure et sous quelles formes ces propos se répercuteront-ils dans un Corps législatif presqu’exclusivement duvaliériste qui s’apprête à entamer l’élaboration d’une nouvelle Constitution ?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;La réforme de l’État, une idée chère à Duvalier&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Contrairement au mouvement de 1946, la question de la réforme constitutionnelle n’avait pas en 1956-57 fait l’objet de revendication explicite de la part des acteurs politiques... Comme l’a si judicieusement rappelé le bureau politique du candidat Déjoie, « au cours des événements politiques de cette époque..., c’est l’ordre constitutionnel existant que le peuple s’est évertué à défendre.» En effet, c’est en s’appuyant sur la Constitution que la révolte politique de 1956 eut raison de Magloire qui tenta d’escamoter l’article 81... Il parut alors surprenant que le décret électoral du 25 août 1957, sans aucun considérant explicatif ou justificatif et dans un simple article de ses dispositions transitoires, confiât au prochain Corps législatif le mandat de « donner à la Nation une nouvelle Constitution, laquelle devra être votée et promulguée dans les deux mois suivant la date de la prestation de serment du président de la République. » &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;À la vérité, il y a là une exigence de Duvalier. La nouvelle Constitution devra correspondre à sa conception de la réforme de l’État, la même expression, sinon la même argumentation, utilisée par le président Vincent en 1935 lorsqu’il se fut agi de régler son compte au Sénat récalcitrant et d’assujettir le Législatif à l’Exécutif. Aujourd’hui en 1957, l’autoritarisme présidentiel, même à prétention modernisatrice et libératrice, n’est pas de mise. On ne connaît pas encore tout à fait l’intention duvaliériste, mais il serait parfaitement incongru qu’un gouvernement qui se réclame de la Révolution de 1946 reprenne à son compte la « réforme de l’État » de Vincent violemment rejetée par 1946. Duvalier ne peut aller à contre-courant de son temps. Pas en 1957 en tout cas. Il a le temps de voir venir et de donner la mesure de sa pratique totalitaire. La nouvelle Constitution promulguée le 19 décembre 1957 est une construction cohérente qui intègre assez bien les matériaux du discours démocratique et une certaine vision de l’État développée par Duvalier pendant la campagne électorale. On peut en faire une synthèse à partir de ses discours d’investiture, le 22 octobre 1957 et de ceux qui ont suivi pendant la première moitié de 1958. En somme, il faudrait soumettre l’ensemble des textes – Duvalier en a laissé beaucoup – à un examen rigoureux pour en éprouver réellement la cohérence interne. Quelques idées-forces mises en évidence peuvent toutefois aider à dégager la vision d’un État duvaliérien : les classes moyennes doivent se remettre en situation de parachever la révolution de 1946 interrompue en 1950, leurs élites se substitueront aux élites dirigeantes historiques impuissantes, égoïstes et obscurantistes ; le peuple, fondamentalement le peuple paysan, doit se mettre debout pour arracher la victoire. Mais il n’y a pas d’exclusive : la régénération de la patrie postule, comme en 1802, l’unité nationale et la discipline. Le changement révolutionnaire (changement de mentalité, de méthode, de dirigeants, affranchissement de la misère) ne sera effectif que dans l’ordre et la discipline. Le pays « entre dans l’ère de la souveraineté populaire » : puisque le peuple s’est exprimé clairement à l’urne. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;(…)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Duvalier est confirmé comme le chef de cette révolution, le dépositaire des intérêts populaires. « Le peuple qui a brisé la dictature... saura matérialiser pour son affranchissement cette réforme de l’État sur laquelle repose la construction rationnelle ». Ainsi, l’opération de légitimation est double : paternaliste et rationnelle. Cette réforme de l’État, souvent annoncée, on en aura une première livraison dans la Constitution de 1957. Le reste viendra avec le cours d’une histoire chaotique dont les phases, explosive ou stabilisatrice, feront déboucher sur le totalitarisme duvaliérien.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Une constitution libérale&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;font face=Arial&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;La Constitution&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt; de 1957 n’a rien à envier à ses devancières libérales. Elle en élargit même le contenu démocratique par la protection sociale qu’elle entend accorder aux plus démunis. Elle part du modèle de 1946, certes, mais se nourrit copieusement de 1950 dont elle conserve les acquis, reproduit les dispositions les plus libérales et les étend dans les clauses nouvelles pour créer de nouveaux droits qui caractérisent l’énoncé constitutionnel duvaliérien. Le préambule les consigne déjà lorsqu’il définit les objectifs du pacte constitutionnel et les ponctue par une formule empruntée à la Constitution de 1950 : « pour constituer une Nation haïtienne socialement juste, économiquement libre et politiquement indépendante.» Comme en 1946, on proclame d’entrée de jeu que « la vie et la liberté des Haïtiens sont sacrées et doivent être respectées par les individus et par l’État, et on ajoute : « L’État a l’obligation d’assurer en outre aux citoyens de la République la culture, le bien-être économique et la justice sociale. » (article 5) Concluant les travaux de l’Assemblée nationale constituante, le sénateur Hugues Bourjolly s’écrira : « Ce que nous voulons depuis 1946, c’est la démocratie sociale postulant le contrôle, par l’État, de toutes les libertés ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;En examinant la structure de cette constitution et, à travers elle, la succession des titres et chapitres, on est frappé par le souci des auteurs d’y inclure quelques idées cardinales préconisées par Duvalier. Pour la première fois, on relève dans une constitution haïtienne des titres spécifiques définissant le régime économique, le régime social, la place de la culture, l’obligation de l’État de protéger la santé des habitants du territoire et de procurer aux malades une assistance médicale. Le régime administratif met l’accent sur l’autonomie communale et innove en consacrant un chapitre au Service Civil. La Constitution de 1957 ne le cède en rien à nos meilleures chartes en ce qui concerne les droits civils et politiques... L’article 9 établit définitivement les droits civils et politiques de la femme, complétant ainsi l’article 4 de la Constitution de 1950 et la loi du 27 janvier 1957 accordant plein et entier exercice de ses droits politiques à la femme. Elle proclame également l’égalité économique des conjoints dans le nouveau chapitre sur la famille (article 161). Elle avait déjà prévu en son article 28 que la loi devrait protéger spécialement la femme haïtienne … On accorde également une protection particulière aux mineurs, eu égard à leur santé physique et mentale, à leur droit à l’éducation et à l’assistance de l’État.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;Pour la première fois, le créole accède explicitement à la dignité constitutionnelle. Certes, la Constitution de 1879 recommandait vaguement l’enseignement de toutes les langues usitées dans le pays ; et c’est seulement en 1932, après l’occupation, que le français fut proclamé langue officielle. En 1957, le français est encore langue officielle. Mais on fait une avancée vers le créole en permettant l’usage officiel de la langue nationale dans certains cas : «La loi viendra déterminer les cas et les conditions dans lesquels l’usage du créole sera permis et même recommandé pour sauvegarder les intérêts matériels et moraux des citoyens qui ne connaissent pas suffisamment la langue française » (Article 35).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Responsabilité des fonctionnaires&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Par ailleurs aucune constitution haïtienne n’avait autant insisté sur le devoir civique et la responsabilité des fonctionnaires. Sous un titre unique, le principe du devoir civique est posé et défini comme « l’ensemble des obligations du citoyen dans l’ordre moral, politique, social et économique vis-à-vis de l’État et de la Patrie » (article 39). Mais ici, les fonctionnaires sont particulièrement visés. Dorénavant, avant de prendre possession de leur charge, ils doivent prêter serment, selon une formule légale, et s’engager ainsi, sur leur honneur, à être fidèle à la République, à exécuter et faire exécuter la Constitution (article 40). Obligation leur est faite d’informer les autorités compétentes lorsqu’ils ont connaissance des infractions contre le fisc sous peine d’être poursuivis comme receleurs s’ils ne le font pas (article 41). L’enrichissement illicite, désigné comme un très grave délit pour lequel le fonctionnaire coupable encourra de très graves sanctions, pourra être établi par des indices et se déduira notamment de tous faits et circonstances indiquant une disproportion marquée entre les moyens (capital mobilier et immobilier du fonctionnaire) et le montant qu’il a accumulé du traitement ou des émoluments de la fonction qu’il a occupée. On envisage comme formant un bloc, pour la détermination de cette augmentation, le capital du fonctionnaire ou employé, celui de sa femme, et ceux de ses enfants-mineurs. Les fonctionnaires et employés qu’indique la loi sont tenus de déclarer l’état de leur patrimoine au greffe du tribunal civil dans les soixante jours qui suivent leur entrée en fonction. Le commissaire du gouvernement compétent peut prendre toutes les mesures qu’il juge nécessaires pour vérifier l’exactitude de la déclaration. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Sous le titre « Du service civil » on pose clairement que « les fonctionnaires sont au service de l’État et non d’une faction politique déterminée ; ils ne peuvent se prévaloir de leurs charges pour faire de la politique électorale. L’article 137, une nouveauté, procure au gouvernement une arme efficace contre la subversion… En effet, non seulement «la grève des fonctionnaires et employés publics est interdite, ainsi que l’abandon collectif de leurs fonctions », mais encore « la militarisation des Services Publics ou la mobilisation générale peut être décrétée dans le cas de péril national ou de troubles civils graves, tels que les grèves générales illégales ou à caractère politique. » De même, « l’ordre de mobilisation générale, en vertu de la loi sur le service militaire, peut être décrété en cas de troubles civils graves par le Pouvoir exécutif.»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;Ces dispositions nouvelles sur la sûreté publique et la sauvegarde de la sécurité gouvernementale sont complétées par les articles 185 et 186 sur l’État de siège qui peut être déclaré désormais dans le cadre de troubles civils, non plus seulement dans celui d’une menace d’invasion étrangère. Les troubles civils, notion très vague, peuvent englober n’importe quoi : grèves, manifestations, complots, rumeurs, etc. …&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;Équilibre des pouvoirs &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Du point de vue des rapports entre les trois Pouvoirs, quelques modifications sont à signaler. Le Corps législatif a les mêmes droits et responsabilités, mais il peut désormais infliger le blâme à un ou des ministres, ce qui entraîne automatiquement leur renvoi. En contrepartie, le droit de dissolution du Parlement est accordé à l’Exécutif dans les conditions suivantes : &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;À la suite de deux crises ministérielles provoquées par un vote de blâme du Parlement, si après l’épuisement des deux ajournements prévus, au cours de la même session, le conflit persiste entre les deux Pouvoirs et paralyse toutes activités exécutives, le décret de dissolution sera pris par l’Exécutif après avis du Conseil des secrétaires d’État.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;Le même décret ordonnera de nouvelles élections qui auront lieu dans un délai de trois mois. La publication de ce décret entraînera le renvoi de tous les membres du cabinet ministériel qui ne pourront, en aucun cas, faire partie de la prochaine composition gouvernementale. Tout décret de dissolution du Parlement pris en dehors de la forme prescrite dans le présent article demeure nul et inopérant (article 60).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;Une telle forme vise théoriquement à contenir l’arbitraire présidentiel. La dissolution n’est pas laissée à la discrétion du président de la République, comme ce fut le cas dans la Constitution de 1846, et les conditions d’application sont plus strictes que celles prévues par les Constitutions de 1935 et 1950. De plus, elle est une contrepartie d’un droit, le vote de blâme assorti de sanction automatique, que les constituants dans le passé hésitaient à reconnaître au Corps législatif. Par ces dispositions – blâme et dissolution – les deux Pouvoirs exerceraient l’un sur l’autre une influence dissuasive. Ce qui, évidemment dans la pratique duvaliérienne, se révélera un leurre. Une nouvelle structure du Pouvoir législatif naît avec l’introduction du monocaméralisme considéré par Duvalier et les siens comme la principale conquête constitutionnelle. La Charte de 1957 en effet rompt avec une vieille tradition qui date de 1816 … La suppression du Sénat et de la Chambre des députés remplacés par la Chambre législative devrait, dans l’esprit des constituants, réduire les marges de manœuvre politicienne et les effets déstabilisateurs des jeux de pouvoir dont pâtit l’Exécutif. Ne dit-on pas que tout sénateur est un candidat à la présidence en puissance, que sitôt parvenu à cette dignité, il ne peut viser que le fauteuil présidentiel ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;Historiquement, les démêlés de l’Exécutif avec le Législatif concernaient autant, sinon plus, la Chambre des députés que le Sénat. La vérité est que Duvalier a surtout été frappé par le rôle du Sénat dans la chute d’Estimé et en a tiré des enseignements. Il a dû également méditer sur la signification et les conséquences du conflit qui opposa le président Vincent à la majorité du Sénat entre 1930 et 1932. Le monocaméralisme institué en 1957 ne va pas plus contre l’une ou l’autre Chambre. Il vise à réduire le jeu des contradictions entre deux Pouvoirs et à simplifier la tâche du chef du Pouvoir exécutif dans sa manipulation du Corps législatif…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;Enfin, la réélection du chef d’État n’est pas formellement interdite comme auparavant. Il est dit tout simplement que la « durée du mandat présidentiel est de six ans, et cette période commencera et se terminera le 15 mai sans qu’il soit possible au chef du Pouvoir exécutif de continuer à exercer ses fonctions un jour de plus », à moins que le président élu comble une vacance, auquel cas son mandat prendra fin le 15 mai de la sixième année de son élection. En accord avec cet article 87, la disposition transitoire a fixé la fin du mandat de Duvalier le 15 mai 1963. Les événements n’auront pas permis de mettre à l’épreuve l’article 87.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;Droits sociaux, dignité culturelle et développement régional&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;L’article 159 déclare d’intérêt social la construction de logis d’habitation. Le but visé est que le plus grand nombre possible de familles haïtiennes devienne propriétaire de leur habitation et que les entreprises industrielles et agricoles assurent à leurs travailleurs une demeure hygiénique et commode.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;D’autres dispositions complémentaires de caractère général se rapportent à la famille, « base fondamentale de la société », au Régime social où la fonction sociale du travail est mise en évidence. On annonce « un code du Travail dont l’objectif principal est d’harmoniser les rapports du Capital et du Travail». Les indigents, tous ceux qui, frappés d’incapacité physique ou mentale, ou affaiblis par l’âge, sont « inaptes au travail », doivent être pris en charge par l’État.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;Dans le domaine de la Culture, la Constitution réaffirme le devoir de l’État de fournir gratuitement, outre l’instruction primaire à tous les enfants, une éducation de base « en vue de réduire le nombre des illettrés absolus et permettre à tous de remplir consciemment leur rôle de travailleurs, de pères de famille et de citoyens ». Toute discrimination dans l’accès à un quelconque établissement d’éducation est interdite lorsqu’elle est fondée sur la nature de l’union des parents ou tuteurs, sur des différences sociales, raciales, politiques ou religieuses. La Constitution reconnaît l’éminente dignité de la Culture et de l’Éducation pour le plein épanouissement des individus appelés à apporter « une coopération constructive à la société, à contribuer à inculquer le respect des droits de l’homme, à combattre tout esprit d’intolérance et de haine et à développer l’idéal d’unité morale, nationale et panaméricaine ». Le patrimoine national dans toutes ses composantes est placé sous la sauvegarde de l’État et soumis à des lois spéciales.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;Il faut enfin signaler la part faite, comme en 1950, au développement régional : reconfirmation de l’autonomie communale, rôle accru des Conseils d’arrondissements, création de Conseils d’administration des sections rurales et des Conseils et Sousconseils techniques. C’est un nouvel organisme que l’on substitue au Conseil des notables de la section rurale créé par la Constitution de 1950 et auquel on donne des objectifs ambitieux. Il est en effet prévu à l’article 131 que « la section rurale sera régie par un conseil d’administration présidé par un leader de la commune et organisé pour relever les conditions de vie dans les campagnes ainsi que le niveau social, moral et intellectuel du paysan. Les systèmes coopératifs, communautaires et d’éducation de base, de même que l’organisation du petit crédit agricole et artisanal aideront à atteindre les objectifs ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;***Il y a un peu de tout dans la première Constitution duvaliérienne : des vœux pieux, des énoncés moraux et politiques, la projection de l’organisation de l’État, les droits et les devoirs et des pièges. La Charte de 1957 est donc à la fois la transposition institutionnelle d’une vision idéologique (rôle et responsabilité des classes moyennes, promotion de la paysannerie, discipline politique, unité nationale, éthique administrative, etc.) et un dispositif stratégique, c’est-à-dire un répertoire de réponses à des situations imprévues, … (l’article sur la durée du mandat présidentiel, le droit de dissolution, le monocaméralisme, la primauté du pouvoir civil, l’assouplissement de la clause sur l’État de siège). On se demande comment aurait fonctionné cette machine constitutionnelle si Duvalier n’avait pas de bonne heure fait tomber le pays sous le joug du totalitarisme macoute. Il est vraisemblable que dès 1957 Duvalier pensait à la pérennité de son pouvoir. La Charte est construite de manière à l’armer contre les adversaires. Il peut chercher à les dissuader ou à les éliminer en mettant en veilleuse les clauses gênantes. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;L’aménagement constitutionnel est tel qu’il pourrait faire renouveler son mandat indéfiniment sans connaître ces controverses constitutionnelles qui ont été néfastes à Estimé et à Magloire. Mais. en politique haïtienne, un tel exploit ne peut réussir qu’à la condition que les classes dirigeantes soient subjuguées, que le gouvernement confirme sa légitimité formelle par des succès économiques et des réalisations significatives aux plans de la justice sociale, de la modernisation et de l’efficacité administratives, à condition surtout qu’il neutralise toutes les sources traditionnelles du pouvoir (bourgeoisie, clergé, armée, gouvernement américain). Il ne pouvait réconcilier toutes les exigences qui découlent des dimensions économiques, sociales et politiques d’une telle ambition, ni forcer les solutions. Duvalier sait que la Constitution la mieux conçue et la mieux pourvue ne le prémunira pas contre les dangers auxquels s’expose un pouvoir en quête de stabilité. Il choisit alors d’assurer avant tout la sauvegarde de son gouvernement, étant pleinement convaincu de sa légitimité. Tant pis pour les intentions généreuses. Les dispositions libérales, les propositions démocratiques, les projets de modernisation disparaîtront dans le fracas des luttes politiques que Duvalier portera à un niveau d’intensité dramatique rarement atteint en temps de paix.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;1 Extraits de Constitutions et luttes de pouvoir en Haïti, t 2 , pp 368-380 Édition du CIDIHCA, Montréal, 1990&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=""&gt;* Le 22 est le chiffre fétiche de Duvalier ; il datera tous les grands événements du règne, tels qu’ils seront provoqués par le président, y compris l’entrée en fonction de son successeur Jean-Claude Duvalier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face=Arial color="#333333"&gt;samedi 14 avril 2007&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+NOTE+D'HISTOIRE+CONTEMPORAINE%3a+La+premi%c3%a8re+constitution+duvali%c3%a9riste&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2450.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2450.entry</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2007 11:35:16 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2450/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2450.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-04-16T11:35:16Z</dcterms:modified></item><item><title>NOTE D'HISTOIRE CONTEMPORAINE:NÉS EN 1907 / Paul Magloire et François Duvalier : les enfants de Vincent</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2449.entry</link><description>&lt;span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color:#333333"&gt;Par Michèle Oriol&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color:#333333"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;En 1907, Tonton Nord, Alexis Nord, est au pouvoir depuis 1902, après avoir combattu, ville après ville, les hommes de Firmin : à Plaisance, au Limbé, à Saint-Michel de l’Attalaye, à Port-Margot, à Petit-Goâve. Firmin avait dû se résoudre à embarquer sur un navire américain, le Cincinatti, en rade des Gonaïves où le Crête-à-Pierrot s’était sabordé quelques semaines plus tôt.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;strong&gt;1907 est l’année de toutes les promesses. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Thrasybulle Laleau, ministre de l’Education nationale, met en place, pour la première fois, l’examen du baccalauréat ; Fernand Hibbert publie Les Thazar ; l’école professionnelle pour jeunes filles, Elie Dubois, ouvre ses portes sous la direction de Mme Lamartine Camille ; l’École de Médecine inaugure un nouveau bâtiment. Le Racing Club Haïtien est fondé ; des mesures sont prises pour construire au Champ de Mars un parc public et une piste de courses. C’est aussi la fondation de la Chambre de Commerce d’Haïti et la mise en route dans la plaine des Cayes d’une des toutes premières machines à vapeur pour la fabrication du sucre. La voie ferrée Port-au-Prince/Carrefour est inaugurée ; on commence la construction du chemin de fer Port-au-Prince/Pétion-Ville passant par Caradeux, Frères et Bois Mouquette. Le chantier d’une usine d’éclairage électrique est ouvert au « Parc des Herbes » : la capitale va être électrifiée.&lt;br&gt;1907 est l’année de tous les dangers. Les Américains prennent officiellement le contrôle des douanes dominicaines. Le gouvernement fait arrêter des Syriens Américains (Gebara, Gousse, Jaar, etc.) accusés de violer la loi sur le commerce de détail. Mauvais perdant, Anténor Firmin n’a pas renoncé à conquérir la présidence. Le 25 décembre, le général Jean Jumeau, qui a été le bras armé de Firmin en 1902 et a connu l’exil avec lui, quitte l’île de SaintThomas, avant-garde d’une invasion qui doit prendre pied aux Gonaïves et renverser le président Nord. Cette invasion finira de façon sanglante avec notamment la mort de Massillon Coicou en 1908.&lt;br&gt;Trois hommes naissent cette année-là. Trois hommes dont les destins vont se croiser à plusieurs reprises pendant le xxe siècle : Jacques Roumain (4 juin 1907-18 août 1944), Paul Magloire (19 juillet 1907-12 juillet 2001) et François Duvalier (14 avril 1907-21 avril 1971). Le monde entier rend hommage au premier, homme de lettres et précurseur de l’école ethnologique haïtienne. Je vous invite ici à vous pencher sur le destin des deux autres.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;strong&gt;Paul Magloire&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Il est né par hasard à Port-auPrince. Paul Vincent Magloire est le fils de François Eugène Magloire, commandant de la Grande Rivière du Nord, en visite à Port-au-Prince avec sa femme enceinte. À la mode paysanne, nous nous sommes habitués à le désigner en rajoutant à son premier prénom le premier prénom de son père – Paul Eugène Magloire. Il est, profondément, un homme du Nord, enraciné au Quartier Morin et il a fait toutes ses études au Cap. Sa femme Yolette Leconte est de la famille de Cincinnatus Leconte. &lt;br&gt;C’est un homme bien bâti, qui mesure 6 pieds de haut et dont le tour de poitrine fait 44 pouces. Uniforme à l’ancienne avec plumet, botte à éperons et épaulettes, membre du Cercle Bellevue, du Cercle Port-au-Princien, habitué du casino international, il se déplace le plus souvent sans escorte. C’est un bon vivant, qui aime le jeu, les bals, l’alcool et les femmes. On lui prête bien des enfants illégitimes. Mais c’est aussi un cadre qui travaille onze heures par jour avec un souci du détail et de la chose bien faite. &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;C’est le premier président militaire depuis Davilmar Théodore. « Le plus civil des militaires » a dit le journaliste Hubert Carré. Il est de la 5e promotion de l’Ecole militaire et quand il devient président en 1950, il est arrivé au grade de colonel et a derrière lui vingt ans de carrière militaire qu’il couronne avec le commandement du département militaire du palais national (qui comprend le commandement des casernes Dessalines). Il a toujours été proche du pouvoir politique mais il ne se lance vraiment dans la politique qu’à la chute d’Estimé. &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Paul Magloire a créé des précédents. Ministre de l’Intérieur du gouvernement provisoire qui organise les élections pour remplacer Estimé, il pousse au vote d’une constitution qui institutionnalise l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Il devient ainsi le premier président haïtien élu par scrutin populaire. Il n’y avait guère en face de lui qu’un candidat fantoche dont nous avons tous oublié le nom : Fénelon Alphonse. Devenu président, il fait entrer l’institution militaire tout entière dans le jeu politique : président de la République, il se fait nommer général de division par l’Assemblée nationale et garde le commandement effectif de l’armée.&lt;br&gt;Sa présidence commence bien. Le tourisme est en progrès, la guerre de Corée a fait monter le prix du sisal, emprunts et impôts permettent de lancer une politique de travaux publics qui marque le paysage dans plusieurs villes du pays, et notamment au Cap. Magloire se veut l’homme de l’apaisement social, après les débordements politiques de 1946. Il interdit le MOP et Chantiers pour arrêter l’élan des noiristes, il interdit le PSP et La Nation pour brider les communistes. Il ne veut entendre parler ni de classe ni de couleur. La référence au « coumbite » national est constant : c’est lui qui invente le pote kole. Il y a peu de squelettes dans les placards de Magloire : pas de répression d’envergure contre la presse, pas de prisonniers politiques qui traînent ou meurent en prison. Les données économiques vont changer avec les années et changer ainsi l’ambiance sociale et politique. Les opposants à Magloire diront que ses six années de présidence sont des années de « bamboche » mais ils s’en mordront les doigts.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Paul Magloire est en couverture du Times le 22 février 1954. Le journal américain lui trouve un air royal. À la conférence de l’OEA, à Panama, en juillet 1956, il paraît invincible parmi les nombreux chefs d’état du continent issus de l’armée, notamment le président américain Eisenhower. Mais les élections législatives de 1955 qui ont vu disparaître par la magie des urnes la plupart des opposants à son régime font déjà vaciller le régime. La constitution de 1950 ne permet pas la réélection immédiate du président mais celui-ci commence des manœuvres perçues par l’opposition comme devant mener à un deuxième mandat. Abandonné de tous ses alliés, même au sein de l’armée, ayant raté un tour de passe-passe qui devait le faire aller de la présidence à la tête de l’armée, il doit quitter le pays après cinq ans de mandat.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;François Duvalier &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Les Archives Nationales permettent aujourd’hui d’établir que François Duvalier Lamy, plus connu sous le nom de Duval Duvalier, étudiant en droit, reconnaît en 1907 son fils naturel né d’une couturière de 17 ans, Ulyssia Abraham, et le déclare sous le nom de François Duvalier. Duvalier Lamy deviendra par la suite juge de paix. Il a épousé Simone Ovide, infirmière, fille naturelle non reconnue de Jules Faine, philologue de l’Anse-à-Veau et sénateur sous Lescot.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Né et élevé à Port-au-Prince, médecin de santé publique, François Duvalier a une vie intellectuelle intense : articles, poèmes, brochures. L’idéologie duvaliériste a marqué et marque encore profondément la vie politique haïtienne. Duvalier se présente comme un membre de « la classe », défenseur-né des masses noires. Il veut créer une bourgeoisie noire. Pour lui, l’esclave marron est le fondateur de l’indépendance et un modèle politique. Il se revendique « dessalinien » et croit ferme dans la souveraineté nationale. Dans l’Église, dans l’armée, dans l’administration publique, dans la diplomatie, la couleur de peau devient le critère d’éligibilité. Duvalier, membre actif des Griots et du Bureau d’Ethnologie, sort de la clandestinité le vodou considéré comme l’expression la plus achevée de la culture authentiquement haïtienne.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Il entre dans la bataille politique en 1946 avec le MOP de Fignolé. Sous Estimé, il devient secrétaire d’État du Travail. Candidat aux premières vraies élections présidentielles haïtiennes au suffrage universel direct de 1957, Duvalier est proclamé vainqueur mais les passions soulevées par la campagne ne retomberont pas. Les candidats entrés dans la clandestinité y restent, les arrestations de leurs partisans continuent, la loi martiale reste en vigueur. Candidats malheureux et exilés font cause commune. Une première invasion, spectaculaire, est réalisée neuf mois après l’élection par des anciens officiers proches de Magloire et de Déjoie. Les invasions se multiplient les années suivantes. Elles alternent avec les complots des proches du régime, comme l’attentat contre les enfants de Duvalier réalisé par Barbot en 1963 ; la répression prend alors la forme de l’élimination de familles entières. &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Élu pour six ans, Duvalier anticipe la fin de son mandat et se fait réélire par surprise à l’occasion des législatives d’avril 1961. Malgré les menaces du gouvernement américain (il y a 2 000 marines dans la baie de Port-au-Prince au moment théorique de l’expiration de son mandat en mai 1963), il reste au pouvoir et se fait même désigner président à vie le 14 juin 1964. De même, anticipant sa mort, il désigne en janvier 1971 son fils Jean-Claude comme son successeur – ce qui deviendra une réalité à sa mort, des suites de son dernier accident cérébro-vasculaire. Une foule impressionnante l’accompagne jusqu’à sa tombe au cimetière extérieur… qui sera profanée le 7 février 1986.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Petit homme d’aspect inoffensif voire insignifiant, grosses lunettes d’écaille, affectionnant le style terne (costume et chapeau noirs). C’est le portrait du candidat à la présidence de 1956. Cinq ans plus tard, Duvalier n’est plus que l’ombre de lui-même. L’exercice de la présidence et la maladie (diabétique, il a fait une crise cardiaque doublée d’un problème de prostate en 1959) ont transformé l’homme au physique comme au moral. &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;La vie politique change de rythme, des paramètres. Les prêtres entrent en politique : le père Georges, le père Papailler, ministres de l’Education, les pères Bissainthe et Bajeux, liés de près ou de loin aux différentes invasions. Les coups portés à l’Église sont nombreux : expulsion de trois évêques, des Jésuites et des Pères du Saint-Esprit, fermeture du grand séminaire de Manrèse et de Saint-Martial. On débouche, dans un premier temps, sur l’excommunication de Duvalier par le Vatican puis, dans un deuxième temps, par la reconstitution d’un épiscopat haïtianisé en 1966. Duvalier a gagné la bataille pour un clergé indigène. Les purges se succèdent dans le personnel militaire, l’école militaire est fermée. Une milice est créée en face de l’armée haïtienne ; les deux structures sont forcées à la cohabitation. Les quelques difficultés posées par le Parlement sont résolues avec l’institution d’une Chambre unique.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Arc-bouté sur un nationalisme volontiers menaçant, Duvalier est en conflit avec tous ses voisins. Le gouvernement américain assiste à la dérive autoritaire du gouvernement. Lorsque l’ambassadeur Thornston est rappelé en juin 1963 et les relations avec Haïti suspendues, Duvalier fait bloquer au sol pendant plusieurs heures le DC-3 de l’aviation américaine qui doit ramener l’Américain chez lui par les trois vieux Mustang P-51 de l’armée haïtienne. Au fur et à mesure des événements politiques, l’aide américaine va se raréfier jusqu’à s’arrêter presque totalement en 1963. Les fonctionnaires sont payés « par fois ». La présidence de Duvalier laissera quelques outils institutionnels importants (code du travail et code rural notamment) et des réalisations dont on bénéficie encore aujourd’hui (centrale hydro-électrique de Péligre, aéroport international). Mais il ne peut faire face aux problèmes de fond : une inquiétante augmentation de population dans un espace de plus en plus dégradé et une économie qui n’arrive pas à trouver les voies de la modernité.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;strong&gt;Une école politique&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;En 1907, Sténio Vincent est maire de Port-au-Prince. Né à Port-auPrince, il est docteur en droit et sciences politiques de Paris. Il a exercé comme avocat, a été diplomate et secrétaire d’État, sénateur, a ouvert la première école de commerce d’Haïti. Journaliste, il a introduit l’interview dans le journalisme haïtien. Intellectuel accompli, il a laissé plus de vingt titres en histoire, en droit, en politique. Membre fondateur de l’Union Patriotique, il mène sa campagne présidentielle en 1930 au nom du nationalisme. Il est le créateur d’un style politique, fait d’ambiguïté, de cynisme et de légalisme qui a de nombreux héritiers. Lescot, Estimé, Magloire et Duvalier sont, quelque part, les enfants de Vincent. On peut lire notre histoire politique jusqu’en 1986 comme une longue période de continuité, dans laquelle Magloire est un peu en retrait et où Duvalier pousse jusqu’à ses ultimes conséquences les lignes tracées par Vincent.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Le style Vincent est fait à la fois d’innovations institutionnelles et de décisions politiques rapides. Il change trois fois la constitution en dix ans de mandat : pour prolonger son mandat, pour supprimer la séparation des trois pouvoirs, pour se donner le pouvoir de renvoyer les Chambres, pour faire des décrets pendant les vacances parlementaires. On retrouvera ces armes politiques dans les bagages de tous ses successeurs. Il sait anticiper : quand les généraux Baptista, Trujillo et Somoza renversent les présidents civils de Cuba, de République Dominicaine et du Nicaragua. Il profite du premier incident venu pour compromettre Démosthènes Calixte, chef de la Garde, comme ses collègues latino-américains. Il institue un pouvoir à deux têtes à l’intérieur de la hiérarchie militaire qui sera déterminante dans la vie de l’institution militaire haïtienne. Il maîtrise la rue depuis l’organisation des manifestations de l’Union Patriotique…&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;Le plus proche de Vincent par ses fonctions est certainement Paul Magloire. Jeune lieutenant, il est choisi par le président comme aide de camp et deviendra le chef de sa maison militaire. Il deviendra major et reste le chef de la maison militaire du président Lescot, dauphin et successeur de Vincent. Vincent est son parrain de noces, comme il est le parrain de noces d’Estimé. Ils ont le même goût des grands travaux publics. Mais c’est certainement le moins doué des élèves de Vincent : il n’en aura jamais la rouerie. Duvalier est entré dans la carrière politique sous Estimé, dont il a été l’élève au lycée. Sa première visite de président élu est pour le président Vincent, retiré à Pétion-Ville. Son premier ministre de l’Intérieur, Frédéric Duvigneaud, est un homme de Vincent. &lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;Vincent a mis en avant des jeunes gens d’origine modeste. Il fait un sénateur d’Estilus Estimé, petit notable de Verrettes, et, du neveu de celui-ci, Dumarsais, un jeune secrétaire d’État. Dans son cabinet, à Haïti Journal, il réunit des jeunes loups qui marqueront la politique de l’époque : Julio Jean-Pierre Audain, Léon Laleau, Jean Fouchard, Lorimer Denis, Jules Blanchet, René Piquion… Autour d’Estimé, d’abord un petit groupe de parlementaires qui « vendent » sa candidature à la présidence : Philippe Charlier, Thomas Désulmé, Jean David, Jean Bélizaire, Castel Demesmin. Puis des hommes qui ont écrit avec lui dans le journal Le Glaneur, Georges Honorat, Louis Raymond dont les fils deviendront de grandes figures du duvaliérisme : Lamartinière Honorat, Claude et Adrien Raymond. Ce sont tous des notables de province, comme le président lui-même, comme Joseph D. Charles qui sera son ministre à Washington. On retrouve aussi avec lui des fidèles de Vincent : Timoléon Brutus, Lucien Hibbert. Tous ces hommes se retrouveront autour de Duvalier, certains pour un temps, d’autres de façon durable. C’est une impressionnante constante dans les hommes que l’on retrouve quand on s’attarde sur le fonctionnement politique interne de ces régimes que nous avons pris l’habitude de voir comme antagoniques. &lt;br&gt;1907-2007. Une occasion de relire cent ans d’histoire d’Haïti que le journal Le Matin a raconté au quotidien…&lt;br&gt;*L’auteur est historienne et sociologue.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#333333;font-family:Arial"&gt;vendredi 30 mars 2007&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt"&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+NOTE+D'HISTOIRE+CONTEMPORAINE%3aN%c3%89S+EN+1907+%2f+Paul+Magloire+et+Fran%c3%a7ois+Duvalier+%3a+les+enfants+de+Vincent&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2449.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2449.entry</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2007 11:33:16 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2449/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2449.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-04-16T11:37:34Z</dcterms:modified></item><item><title>POUR UNE REHUMANISATION D'HAITI</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2329.entry</link><description>&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Qui acceptera de ré humaniser Haïti ?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Si les choses de chez nous, aussi graves ou aussi drôles puissent-elles être, ne possèdent plus cette faculté de nous surprendre, souvent elles déclenchent chez nous une indignation presque meurtrière.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;J’ai cherché pendant des heures un titre pouvant servir à encadrer ces réflexions qui servent d’exutoire propice à l’expulsion de ces accès de haine et d’impuissance qui submergent mon esprit et surtout servir a écumer ces idées contradictoires qui nous renferment vers un nihilisme paralysant.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Dans cet exercice j’ai pu passer en revue tous les refrains qui ont justifié tout le côté insolite de cet environnement qui a façonné ma raison et ma folie. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;« Somos un pais muy especial » criait une affiche publicitaire mettant en vedette un célèbre comédien dominicain répondant au nom de Cuquin Victoria. C’est sans aucun doute la réflexion qui devrait accompagner nos &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;hochements de tête devant certaines nouvelles qui nous parviennent soit par le biais des moyens de communication formels et traditionnels que ce soit par les dires édulcorés, révisés aux couleurs locales des radios et « téledyols ».&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Cette semaine, deux dépêches émanant du Journal Le Nouvelliste ont encore attiré mon attention et m’ont relâché dans un labyrinthe de réflexions d’où je cherche encore la bonne et vraie sortie. Dans un article intitulé &lt;i style=""&gt;« GEDIMEX vend du riz avarié »&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;(&lt;/font&gt;&lt;a href="http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&amp;amp;ArticleID=41857&amp;amp;PubDate=2007-04-02"&gt;&lt;u&gt;&lt;font color="#800080" size=3&gt;http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&amp;amp;ArticleID=41857&amp;amp;PubDate=2007-04-02&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=3&gt;), avec photographies à l’appui, le journal a mis le doit sur une plaie que la société –grâce à ses caractéristiques particulières- contourne dans l’indifférence endémique qui nous caractérise aussi. Qu’une société mette la vie des citoyens en danger ce n’est pas un problème. Ca ne l’a jamais été et ne le sera jamais sous le soleil d’Haïti. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Les responsables de GEDIMEX pourront écorcher leurs poitrines avec des mea culpa à n’en plus finir, ils n’arriveront jamais à dissiper les nuages qui obscurciront leurs activités et surtout leurs consciences. Les allégations d’ignorance et l’appel à la rescousse d’un hasard salvateur se heurteront de plein fouet à ce déterminisme commercial prisé par cette classe connu comme l’appât du gain.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Si on veut être méchant on pourrait tomber dans une attitude calomnieuse de dire que GEDIMEX serait capable d’acheter ce produit dans cet état. Là encore ont pourrait être surpris d’apprendre qu’une telle réflexion en découle guère d’une calomnie gratuite.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;On pourra toujours de demander et trouver une logique au fait que dans un pays ou les gens crèvent de faim, une société peut conserver un produit jusqu’à sa décomposition organique.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Qui pis est, ce produit a été mis en circulation parce que les représentant de GEDIMEX sont conscients que la population, en connaissance de cause n’allait pas le bouder … Si ce riz avarié est inapte à la consommation pour beaucoup, il trouverait bien des preneurs dans une frange de la population.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Le journaliste Claude Bernard Sérant du Nouvelliste publie un reportage sur les médicaments contrefaits qui ont causé la mort de certains individus qui les auraient consommés. Dans cet article je retiens un paragraphe pathétique et triste : &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:Verdana"&gt;Blessée par une bouteille de Coca, le 19 mars 2007, Ghislaine Limage, une femme de 54 ans, reçut &lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;u&gt;une injection de SAT acheté à « Même Amour Bric-à-Brac ».&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; Tout de suite après l'injection, elle fut privée momentanément de la vue. Arrivée à l'hôpital, elle rendit l'âme 25 minutes plus tard. Dans la même journée, Emerson Delva, un enfant de 5 ans, fut atteint d'un coup de pierre à la tête. Une infirmière retraitée du voisinage administra diligemment à l'enfant, pour prévenir le tétanos, le médicament procuré à « Soleil » pharmacie. L'enfant connu le même sort que les précédentes victimes. »&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Comment, merde, on peut acheter des médicaments dans un « truc » qui se nomme « Même Amour Bric à Brac » ? Est-ce la conceptualisation du « tout moun se moun » qui invite à cette haitiannisation de toutes les activités de la vie nationale ou n’importe qui peut faire n’importe quoi, n’importe ou et n’importe comment ? &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Le plus grave de l’affaire c’est qu’il n’y aura point de suite à ces affaires qui rentrent en flagrante violation des lois et dispositions établies – bof ! Quelles lois d’ailleurs !- Celui qui, dans le cadre des attributions que lui confèrent son poste et les lois du pays, oserait secouer cet arbre chargé de fruits pourris, serait jeté en pâture à des accusations de manœuvrer contre le peuple.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Il est clair que devant ce constat il incombe d’interpeller une conscience –même avec le govi !- pour confectionner un plan d’éducation civique. Oui encore une formule-cliché, politiquement correcte. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;font size=3&gt;Qui va s’occuper du souci national de faire au moins une simple chose correctement et de travailler à l’expansion de ce souci de bien faire. Peu importe le domaine, peu importe l’ampleur de l’action ; un simple geste capable de déclencher une réflexion élogieuse du style « pale mwad sa » ; une action capable &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;d’être étiquetée de modèle, une propre façon de faire les choses à la manière des humains. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Une simple action pour nous réhumaniser !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Réflexions publiées sur le forum de MOUN.COM par jopi (&lt;a href="http://www.moun.com"&gt;http://www.moun.com&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+POUR+UNE+REHUMANISATION+D'HAITI&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2329.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2329.entry</guid><pubDate>Thu, 05 Apr 2007 07:50:19 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2329/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2329.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-04-05T07:50:19Z</dcterms:modified></item><item><title>QUE VAUT LE PARTI LAVALAS AUJOURD'HUI: Le parti Lavalas prend ses distances vis-à-vis des chefs de gang</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2147.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;span&gt;L’un des chefs de file du parti Fanmi Lavalas, Rudy Hériveaux, demande à ses partisans de ne pas se mêler aux actions des chefs de gangs, tout en appelant a l’arrêt immédiat des opérations de la Mission de l’ONU à Cité Soleil.&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;Le sénateur Hériveaux condamne les assassinats de femmes et d’enfants dans le bidonville, estimant qu’il s’agit d’un carnage. Le porte-parole de Fanmi Lavalas ne présente pas de statistiques pour corroborer ses affirmations, alors que Médecins Sans Frontières avait fait état d’un mort et de 8 blessés lors de l’opération du 9 février. &lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;Rudy Hériveaux estime qu’il s’agit d’un drame, se déclarant toutefois favorable à des actions pour combattre le banditisme. &lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;Par ailleurs, le sénateur Hériveaux croit qu’il faut isoler les chefs de gang, précisant &amp;quot; la population doit prendre ses distances vis-à-vis des individus impliqués dans des actes criminels&amp;quot;. On ne peut construire un état démocratique si on ne respecte pas la loi et la constitution&amp;quot;, ajoute t-il. &lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;Notons qu’à plusieurs reprises des chefs de gangs, dont Evans, s’étaient présentés comme des militants du parti d’Aristide. Des manifestations en faveur de l’ex président Aristide sont organisées quotidiennement dans les quartiers de Cité Soleil contrôlés par les bandits. &lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;Le parti Lavalas tout en étant membre du gouvernement, s’oppose à la politique du chef de l’état et du premier ministre qui avait réclamé des opérations de pacifications dans les zones contrôlées par les gangs armés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Commentaire :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Evaluer le poids du parti politique LAVALAS reste un exercice très passionnant pour un érudit de la politique haïtienne. Le point de départ des réflexions pourrait débuter par une question très simple : existe –t-il un parti politique LAVALAS ? Là, on imagine la tôlée d’invectives des partisans de ce parti qui ne sont qu’en fait que des fanatiques, pour des raisons multiples et diverses, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;de l’ancien prêtre-président Jean Bertrand Aristide. Nous refusons de nous enliser dans l’analyse basée sur des théories scientifiques et didactiques pour répondre à cette question qui ne suscite pas pour l’instant notre intérêt.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Depuis le départ de Jean Bertrand Aristide, aucune démarche n’a été engagée pour discréditer ou écarter ce pseudo parti qui régnait en maître et seigneur sur l’ensemble de l’opinion du pays. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Dans la chaleur et la fièvre d’une transition acculée malgré elle à organiser des élections crédible, très peu d’individus craignaient le retour du régime qui venait de se faire éjecter par une coalition haitiano-internationale. Les observateurs avertis savaient déjà que l’heureux élu devrait surtout avoir un profil plus populiste que démocrate donc ressemblant forcément au président déchu. Et ceci, malgré l’apparition de nouvelles têtes au discours peu compris et encore moins convaincants. Pendant un long moment l’actualité du parti LAVALAS restait confinée aux jacasseries sans écho venant d’Afrique du Sud et les démêlées de l’ancien Premier ministre Yvon Neptune en prison. &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Aux aurores des élections présidentielles, l’opinion publique a admiré les débiles battements d’ailes de certains ténors LAVALAS se demandant s’il fallait appeler au boycott par abstention ou si le parti était encore en mesure de trouver et de présenter un candidat crédible susceptible d’attirer la foule des électeurs. Cette pseudo crise s’est aggravée avec les implications et les accusations portées contre le père Jean Juste qui s’est toujours voulu la réincarnation d’Aristide dans l’arène politique du pays, dans l’assassinat du regretté JACQUES ROCHE.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Les lavalassiens aux abois portèrent leurs dévolus sur un briscard de la politique et surtout des élections haïtiennes, dépassé, blasé, mouillé dans « toutes les sauces » sur la personne d’un Marc Bazin qui a du recycler son discours pour gagner la faveur des fanatiques d’Aristide. Ce choix commençait à susciter des remous un peu partout quand tout à coup, comme un éclair dans un ciel sombre couvert de nuages indécis, René Garcia Préval apparut et a été vite considéré comme l’homme providentiel, l’homme la situation.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;En effet, les lavalassiens ont rappelé les relations prévalo-aristidiennes pour faire comprendre aux électeurs que PREVAL représentait une option gagnante pour la cause en faisant exprès d’oublier que leur candidat était surtout et exclusivement&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Marc Bazin, ce dernier n’ayant bénéficié à aucun moment d’un coup de pousse de ce secteur lors de la campagne électorale.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Ceux qui iront aux urnes voter massivement PREVAL, l’auront fait malgré les déclarations précises du candidat claironnant à qui voulait l’entendre qu’il était candidat sous la bannière de LESPWA et non du parti LAVALAS. Ainsi donc il y a eu « une roue-libre » réciproque dans les deux sens, qui a surtout favorisé la victoire de René PREVAL. En admettant que LAVALAS a indirectement fait bonne figure dans la mesure ou personne ne mentionne la raclée infligée &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;si on tient compte &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;du score de Marc Bazin.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Passées les élections, l’actualité LAVALAS s’est résumée aux palabres autour du retour hypothétique (là on a envie de dire hypothéqué !) d’Aristide. La dilution progressive de ce sujet englouti dans l’oubli et sous l’intérêt d’autres sujets d’actualité plus brûlants. Les rares mobilisations des fanatiques de l’exilé d’Afrique n’ont pas su créer l’évènement. Il a fallu la montée de l’insécurité par le climat de violence perpétrée par des bandits de grands chemins brandissant leur appartenance au mouvement lavalas pour assurer une certaine pérennité à ce mouvement qui n’a cessé de péricliter depuis le départ de son chef. &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Ces derniers temps, on serait tenté de dire que lavalas a été présent dans l’esprit collectif qu’à travers l’amalgame bien orchestré par des faiseurs d’opinions qui ont su réunir dans une même casserole les délinquants de tout poil pour traduire et transformer leurs méfaits en une sorte de combat politique. Situation qui a été plus visible après le message de bonne année, codé, de l’ancien président.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Il serait logiquement très intéressant de voir dans son intégralité les résultats des élections générales pour jauger la force de ce parti dans la conscience politique nationale.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Le message du sénateur HERIVEAUX, prit mot a mot, pourrait avoir des conséquences encore plus désastreuses sur le parti si jamais les chefs de gangs s’avisaient de ne plus afficher leurs liens avec le prêtre défroqué. Car pendant pas mal de temps, lavalas n’a su et n’a pu prévaloir dans l’opinion que par la peur qu’ont inspiré les fauteurs de troubles à soldes…&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;(Decky Lakyel 18/02/07)&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="display:none;font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Commentaire :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="display:none;font-size:9pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Evaluer&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="display:none;font-size:9pt;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:maroon;font-family:'Comic Sans MS'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+QUE+VAUT+LE+PARTI+LAVALAS+AUJOURD'HUI%3a+Le+parti+Lavalas+prend+ses+distances+vis-%c3%a0-vis+des+chefs+de+gang&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2147.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2147.entry</guid><pubDate>Sun, 18 Feb 2007 14:06:01 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2147/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2147.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-02-18T14:06:01Z</dcterms:modified></item><item><title>Cadavres encombrants</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2146.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;A Port-au-Prince, mourir est banal. Avoir des funérailles, un luxe. L'alternative, selon plus d'un, est l'abandon des &amp;quot;cadavres encombrants&amp;quot; à la morgue de l'HUEH.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;Jérôme *, 67 ans, a été admis à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti. Souffrant des complications d'une hépatite, il ne respire qu'avec le support d'un masque à oxygène. Cloué au lit, il tente soudain de localiser, d'un regard livide, dénué d'expression, une voix familière. Celle de sa fille qui communique à une tante, les yeux inondés de larmes, le diagnostic peu réconfortant des médecins. Le verdict est sans appel. Les jours de Jérôme sont comptés.&lt;br&gt;Au chevet de ce modeste ébéniste, deux autres de ses filles se sont succédées en attendant le moment fatidique. Et comme beaucoup de familles pauvres, celle de Jérôme, incapable d'assumer les coûts de plus en plus exorbitants des funérailles, a décidé d'abandonner, le moment venu, le « cadavre encombrant » à la morgue de l'hôpital. L'autre déchirement.&lt;br&gt;Comme des milliers d'autres avant elle, la dépouille de Jérôme sera inhumée dans une fosse commune quelque part à St-Christophe (Titanyen), au nord de la capitale. Sans tambour ni trompette.&lt;br&gt;Selon une source proche de la morgue, en général impliquée dans les inhumations, ces opérations sont devenues plus fréquentes. Elles sont réalisées au moins deux fois par mois.&lt;br&gt;« Ces derniers temps, au moins 7 familles sur 10 abandonnent le cadavre de leurs proches à la morgue », explique-t-elle. &lt;br&gt;A Port-au-Prince, en effet, les grandes entreprises funéraires réclament 50.000 gourdes pour un enterrement de dernière classe. Et même dans l'informel, il faut dépenser au moins 35.000 gourdes pour organiser cette cérémonie, considérée comme une occasion ultime de sauver le prestige familial, de communier avec un être cher.&lt;br&gt;Ceux qui ont les moyens peuvent offrir à leurs parents décédés de somptueuses funérailles pouvant coûter jusqu'à 250.000 gourdes.&lt;br&gt;Selon des informations obtenues, l'inflation au niveau de ces services funéraires est imputable au coût onéreux de l'exploitation de ces entreprises. Un peu agacé par la concurrence de l'informel, un responsable d'une de ces entreprises a fait remarquer que les charges ne sont pas les mêmes. « Nous autres, nous payons des taxes et nous avons des employés », souligne-t-il. &lt;br&gt;Rendue publique en 2003, une enquête réalisée par l'Institut haitien de statistique et d'informatique (l'IHSI) avait révélé que 87% des entreprises funéraires fonctionnant en milieu urbain sont dans l'informel.&lt;br&gt;Jérôme et les milliers de « cadavres encombrants » illustrent l'extrême précarité socio-économique de familles incapables de donner une sépulture à leurs proches. &lt;br&gt;Dans la capitale, pour ne pas dire en Haiti, vivre est un combat, mourir un drame, et avoir des funérailles, un luxe.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:9pt;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Source Journal Le Nouvelliste sur &lt;a href="http://www.lenouvelliste.com/"&gt;&lt;u&gt;&lt;font color="#800080"&gt;http://www.lenouvelliste.com&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+Cadavres+encombrants&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2146.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2146.entry</guid><pubDate>Sun, 18 Feb 2007 12:45:22 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2146/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2146.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-02-18T12:45:22Z</dcterms:modified></item><item><title>UN ANNIVERSAIRE COMPLETEMENT OUBLIE:1956-2006</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1963.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;1956-2006 : Que reste-t-il des intellectuels noirs ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;div style="text-align:center" align=center&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;
&lt;hr align=center width="100%" color=white size=1&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;1956-2006 : Que reste-t-il des intellectuels noirs ? &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;samedi 3 février 2007&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;19 septembre 2006, amphi Descartes, la Sorbonne. Cinquante ans jour pour jour après l’ouverture du premier Congrès international des écrivains et artistes noirs. Cinquante ans pour quoi faire ? Cinquante ans, et après ? Quatre jours anniversaires pour confronter les points de vue. Respect Mag a tout vu, tout entendu. Et tout analysé. &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;b&gt;Même décor, mêmes fresques classiques aux murs, mêmes boiseries, mêmes rayons de soleil qui percent et viennent éblouir cette réunion&lt;/b&gt;. Même éloquence de la part des intervenants, quelques rides en plus. Entre-temps, certains ont trépassé et manquent cruellement : Alioune Diop, celui sans qui ce premier Congrès international des écrivains et artistes noirs n’aurait peut-être jamais eu lieu. Senghor, Fanon, Cheikh Anta Diop. D’autres n’ont pu faire le déplacement mais s’y associent : Mamadou Dia, 95 ans, à l’initiative de Présence Africaine, de la Société africaine de culture et donc, lui aussi, du fameux rassemblement de 1956. Aimé Césaire, présent grâce au miracle de la technologie vidéo, peut délivrer son message : « Nous devons être conscients de notre identité et connaître les difficultés que nous rencontrons. Il nous faut continuer la lutte avec doigté et intelligence. L’état de l’Europe m’inquiète, mais plus encore notre situation à nous. Il n’empêche qu’il faut continuer dans cette voie : ne pas tomber dans un racisme à l’envers, aspirer à une fraternité universelle. La mise en valeur de notre propre culture est importante, l’ouverture aux autres l’est également. » &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;b&gt;Notre identité, notre culture.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Celles des Noirs d’Afrique, des Caraïbes et de toute la diaspora. Celles de leurs intellectuels, utopistes de 1956, qui rêvaient d’un monde dans lequel plus aucune civilisation ne serait niée, pas plus la négro-africaine qu’une autre. Alioune Diop, 1956 : « Il y a une série de jugements, de goûts et d’habitudes, dans la civilisation occidentale, qui ne reçoivent leurs fondements que dans la dépréciation de l’homme noir. Il s’agit de mythes forgés par la colonisation que les Occidentaux doivent surmonter pour avoir une vision de l’Afrique plus appropriée à la réalité. » S’unir pour prouver au monde entier que les Africains ne sont pas des peuples sans passé. Montrer qu’ils sont capables de prendre leur destinée en main. Et prêts. « Mes frères africains, ne vous laissez pas donner votre indépendance. Prenez-là ! » s’exclame à l’époque à la tribune Gérard Bissainthe, Haïtien, donc émancipé depuis 1804… &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;b&gt;Médiatisation (presque) zéro&lt;/b&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Car voilà bien le véritable changement, le contexte. 1956 : certains congressistes n’hésitent pas à qualifier leur réunion de « Bandoeng culturel » [1]. Pour Senghor, il faut « faire de la culture une puissance de libération ». Moins de cinq ans après, la grande majorité des colonisés du monde noir accède à l’indépendance. Fin de l’histoire ? Fin du combat ? Loin de là… 2006 : la mondialisation fait rage. Et avec elle, l’uniformisation, la pensée unique et l’accroissement des inégalités. &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:7.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;b&gt;Quel rôle peuvent alors jouer les élites noires ? Quelles places veut-on bien leur laisser ?&lt;/b&gt; À elles, qui voudraient enfoncer les portes et crier à la face du monde leurs solutions, leur voie. Les a-t-on vraiment écoutées depuis cinquante ans ? Leur a-t-on donné un espace de parole ? Sont-elles parvenues à s’en créer ? À toutes ces questions, la vieille garde a cherché à répondre ce septembre 2006 : René Depestre, Édouard Glissant, Christiane Diop, veuve et bras droit d’Alioune. Et avec eux, la relève : le prix Nobel de littérature Wole Soyinka, Henry-Louis Gates Jr, ou encore Henri Lopes. Discussions, réflexions… entre intellectuels nègres : une autre différence de taille par rapport à 1956. À l’époque Gide, Sartre, Camus, Monod soutiennent le mouvement. Picasso dessine le portrait d’un homme noir, devenu l’affiche officielle du congrès. En 2006, pas un intellectuel occidental ne fait le déplacement de Paris. La médiatisation ? Quelques caméras, quelques micros qui traînent, mais des journalistes exclusivement attachés à des rédactions sensibles aux questions de diversité et d’africanisme. En 1956, le journal Le Monde relatait l’événement. Certes, en des termes peu élogieux, mais il ne passait pas inaperçu. Mépris ? Négation volontaire ? Ou manque d’aptitude à persuader et convaincre ? Autant de questions auxquelles la future génération aura sans doute à répondre en 2056, pour le centenaire du congrès. Ou bien avant, souhaitons-le. (Source Haitiwebs sur &lt;a href="http://www.haitiweb.com/"&gt;&lt;u&gt;&lt;font color="#0000ff"&gt;http://www.haitiweb.com&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+UN+ANNIVERSAIRE+COMPLETEMENT+OUBLIE%3a1956-2006&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1963.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1963.entry</guid><pubDate>Wed, 07 Feb 2007 13:08:29 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1963/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1963.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-02-07T13:08:29Z</dcterms:modified></item><item><title>FW: Guadeloupe -- Haiti-- Une haitienne en colère</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1889.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;font style="font-size:11px;font-family:tahoma,sans-serif"&gt;Monsieur Daniel MARSIN&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sénateur et Maire de la Ville des Abymes&lt;br&gt;Mairie des Abymes&lt;br&gt;Rue Achille René Boisneuf&lt;br&gt;Abymes - 97139&lt;br&gt;GUADELOUPE&lt;br&gt;Monsieur,&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai appris que vous avez estimé qu'il aurait été &amp;quot;hasardeux&amp;quot; pour la Mairie des &amp;quot;Abymes&amp;quot; de me délivrer une Attestation d'Accueil dans le cadre d'une demande de visa de court séjour en Guadeloupe - tel que prescrit par les règlements du Ministère des Affaires Etrangères français.Je me retrouve perturbée à juste titre du fait que vous ayez refusé de délivrer ladite attestation sur la base de ma nationalité.  Eh oui, je suis Haïtienne et très fière de l'être- en dépit de tout. Mais alors comble d'ironie, je suis aussi résidente LÉGALE aux États-Unis depuis 1983, pays où j'ai fait des études supérieures en Économie et Relations Internationales et où j'occupe depuis plusieurs années, le poste de cadre au sein de l'une des Universités les plus prestigieuses au monde.&lt;br&gt;J'ai cependant pris l'habitude de visiter régulièrement la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane française depuis plus d'une quinzaine d'années en raison de &amp;quot;ma perception&amp;quot; de l'existence de traits communs, d'une communauté d'histoire et de culture qui me relie à ces pays, aux peuples de la Caraïbe francophone en général, et qui à mon avis méritent d'être entretenus - ne serait-ce que dans un ultime sursaut visant à sauvegarder, à préserver cette identité qui tend malheureusement à s'effriter - à la limite même à disparaître.  D'où mon projet initial de venir passer les fêtes de fin d'année 2006 en Guadeloupe pour y retrouver des amis que je n'ai pas revus depuis un certain temps en raison de la frénésie de ma vie professionnelle et personnelle.&lt;br&gt;Monsieur, permettez-moi de vous avouer que le côté &amp;quot;PERTURBANT&amp;quot; de votre attitude vient du fait que vous ayez choisi de tomber dans le xénophobisme vis à vis des Haïtiens - vous qui êtes avant tout un NÈGRE comme nous autres Haïtiens!!! Mais vous rendez-vous compte de ce que cela traduit? Un niveau d'assimilation tout à fait choquant!!! Vous rendez-vous compte qu'en décidant de ne baser votre décision que sur des repères racistes et xénophobes, en refusant même de concevoir que des Haïtiens puissent souhaiter se rendre en Guadeloupe pour des raisons autres que  celles d'un certain nombre, vous avez laissé s'exprimer votre NÉANTISME? Que vous avez choisi d'afficher une posture de &amp;quot;PETIT NÈGRE&amp;quot; propre à certains de vos compatriotes qui rejettent une bonne partie de leurs malheurs et de leurs déboires sur le dos des immigrants d'origine haïtienne?&lt;br&gt;Nous autres Haïtiens, oui nous l'admettons: nous galérons depuis 1804 - date de notre indépendance. Mais, nous avons SU réaliser l'irréalisable. &lt;br&gt;Nous avons pris le risque de vouloir conquérir l'impensable, l'inconcevable dans un univers colonialiste parce que dès le départ: NOUS AVONS EU DU &lt;br&gt;COURAGE ET DE LA DÉTERMINATION!!! Et en dépit de nos revers économiques, nous continuons à assumer notre rôle d'avant-gardistes.  Parce que nous savons qui nous sommes: des nègres venus d'Afrique, qui ont été menés de force en esclavage dans une terre étrangère et qui ont rejeté de toutes leurs forces de vivre dans cet état infrahumain.  Dès le départ nous avons dit &amp;quot;NON&amp;quot; à l'abêtissement, NON à l'ASSIMILATION, NON à l'acceptation du rôle de PETIT NÈGRE.&lt;br&gt;J'imagine que quelque part cette constatation doit vous faire honte ou à la limite vous déranger fortement. D'où peut-être l'origine de cette rancoeur,&lt;br&gt;de cette haine, de ce &amp;quot;xénophobisme&amp;quot; vis à vis des Haïtiens!!!! En fait, je ne saurais être tout à fait surprise par votre attitude, vu qu'elle est arborée par un maire des &amp;quot;Abîmes.&amp;quot; Le nom de votre ville est peut-être responsable de votre néantisme. Mais, faites preuve de bon sens, Monsieur: nous ne sommes pas responsables des faiblesses, du manque de courage et d'abnégation d'un certain nombre de Guadeloupéens tels que vous.&lt;br&gt;En fait, je dois également vous avouer que quelque part j'ai trouvé votre comportement assez ironique. Votre décision de refuser de me délivrer l'attestation d'accueil était basée sur la présomption que je voudrais peut-être &amp;quot;m'installer&amp;quot; en Guadeloupe.  Mais que pourrait m'offrir la Guadeloupe, alors qu'elle n'arrive même pas à attirer ou à garder ses propres enfants en raison de ses limitations/faiblesses structurelles?&lt;br&gt;'ai tenu à vous faire part, Monsieur, de mon opinion, dans l'infime espoir que vous serez porté à questionner vos attitudes, vos troublantes&lt;br&gt;dispositions et qui sait à vous ressaisir et à remplir votre rôle de NÈGRE du Monde, de NÈGRE de la Caraïbe de surcroît- parce que ne vous y trompez&lt;br&gt;surtout pas: C'est ce que vous ÊTES.  Et en tant que tel vous AVEZ une mission à remplir.  Vous avez une responsabilité morale et ancestrale de&lt;br&gt;solidarité et de respect vis à vis des autres peuples noirs de la Caraïbe et surtout des Haïtiens.&lt;br&gt;Edwige Lafleur&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;a href="mailto:ctaubira@assemblee-nationale.fr"&gt;ctaubira@assemblee-nationale.fr&lt;/a&gt;&lt;br&gt;Madame Lucette Michaux Chevry&lt;br&gt;RFO - Guadeloupe&lt;br&gt;RFO - Martinique&lt;br&gt;Gens de la Caraïbe&lt;br&gt;Les Haïtiens d\'Haïti et de la diasporaLes amis martiniquais, guadeloupéens et guyanais &amp;quot;Qu'est-ce donc que vous espériez quand vous ôtiez le bâillon qui fermait ces bouches noires? Qu'elles allaient entonner vos louanges ?&amp;quot;&lt;br&gt;Sartre cité par Fanon&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br clear=all&gt;
&lt;hr&gt;
Windows Live Spaces &lt;a href="http://g.msn.com/8HMBFRFR/2740??PS=47575"&gt;: créez votre blog à votre image !&lt;/a&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+FW%3a+Guadeloupe+--+Haiti--+Une+haitienne+en+col%c3%a8re&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1889.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1889.entry</guid><pubDate>Thu, 25 Jan 2007 07:57:14 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1889/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1889.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-01-25T13:07:55Z</dcterms:modified></item><item><title>UN COUP DE GUEULE CONTRE LES BAYAKOU (VIDANGEURS) INDECENTS INCIVILISES</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1814.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:13.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;L'indécence des vidangeurs&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:10.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;La voie publique, les égouts sans couvercles servent désormais de décharges de matières fécales.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;A l'angle des rues Montalais et Pavée, une femme rouspète. Troublée, elle vient de passer tout près d'une bouche d'égout transformée en décharge d'excréments par des « vidangeurs voyous ». « On aura tout vu dans ce pays », crache-t-elle suite à cet acte qui aura des répercussions sur la santé des gens. « Comment voulez qu'à quelques mètres du Palais National, des « bayakou » puissent déverser de la matière fécale ? », s'interroge t-elle dépitée en conduisant son fils à l'école. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Jadis confinée au bord de mer, cette pratique s'étend désormais aux quartiers huppés de la capitale. Les rues ayant des égouts sans couvercles semblent soigneusement répertoriés par ces gens qui n'ont pour tout équipement qu'un saut, trois drums et une brouette.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Pourtant, malgré leur dénuement et le comportement irresponsable de certains, ces vidangeurs sont sollicités par plus d'un million de personnes pour l'évacuation de leurs excreta dans la zone métropolitaine, selon des études réalisées, il y a quelques années, par WASAM.&lt;/span&gt;&lt;span style="display:none;color:black"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="display:none;color:black"&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="display:none;color:black"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Dans cette agglomération où vivent aujourd'hui plus de deux millions de personnes, seulement 4 % des ménages disposent de WC. Et les entreprises qui se partagent ce marché se comptent sur les doigts de la main, confie une source proche de la Division d'Hygiène publique, un organe relevant du Ministère de la Santé publique, jadis très efficace dans la lutte contre les épidémies liées aux problèmes d'assainissement.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Selon le code d'hygiène publique de 1919 revu en 1942 sous le gouvernement d'Elie Lescot, la Division d'hygiène publique (DHP) a pour tâche de coordonner et de gérer l'évacuation des excréments humains. En d'autres termes, elle doit disposer de moyens pour aider à l'organisation de ce secteur et aussi éviter que des vidangeurs sans scrupule agissent comme bon leur semble.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;« Dépourvue de ressources financières adéquates, de moyens logistiques et coercitifs, la DHP n'est pour l'instant pas capable de remplir valablement sa mission », reconnaît cette source.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;L'assainissement est l'affaire de tous. La sensibilisation de la population sur les risques de contamination liés aux mauvaises gestions et pratiques d'évacuation des excreta est primordiale, fait-elle remarquer.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Entre-temps, à court terme, les responsables de la sécurité publique devront passer des consignes aux patrouilles policières pour qu'elles jettent un coup d'oeil sur les vidangeurs voyous opérant dans la zone métropolitaine en attendant l'identification formelle de décharges publiques destinées à cet effet. &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;Mais au fait, Port-au-Prince, te souviens-tu encore du président Estimé ?&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="display:none;color:black"&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Roberson Alphonse&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;robersonalphonse@yahoo.fr&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Notre réflexion :&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Encore une fois nous avons déniché dans les pages du Nouvelliste cet article intéressant traitant d’un sujet, reflet d’une attitude plus que répugnante qui sans doute n’aura pas bénéficié de l’écho qui permettrait une prise en charge sérieuse d’un problème carrément de conceptualisation inhumaine. L’auteur, Monsieur Roberson Alphonse a utilisé un titre acceptable mais sans doute pas assez fort pour attirer l’attention des services concernés. L’indécence des vidangeurs est un titre correct mais le titre le plus adapté serait « le vagabondage des bayakous ».&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Resituons le contexte :&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;En Haïti comme dans beaucoup de pays pauvres, une très maigre tranche de la population dispose d’eau courante à la maison. Donc pour le dépôt des excréments on utilise des latrines. Quand on parle de latrines haïtiennes il faut se garder d’imaginer les latrines byzantines. Souvent elles gardent un peu le contexte préconisé pour leur construction par les institutions réputées dans la matière, souvent elles sont très rudimentaires. &lt;a href="http://tilz.tearfund.org/Francais/Pas+%C3%A0+Pas+5-10/Pas+%C3%A0+Pas+9/Construction+de+latrines+fosse.htm"&gt;&lt;u&gt;&lt;font color="#800080"&gt;http://tilz.tearfund.org/Francais/Pas+%C3%A0+Pas+5-10/Pas+%C3%A0+Pas+9/Construction+de+latrines+fosse.htm&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Monsieur Roberson Alphonse nous dit que moins de 4% de la population haïtienne dispose d’un WC. Donc on pourrait facilement imaginer que plus de 95% de 8.000.000 d’habitants utilisent les latrines (On laisse le 1% relégué à ceux qui se dégagent encore dans les bois ou devant les cochons d’élevage !).&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Il arrive très souvent que la fosse se remplisse sous le poids des ans et de l’utilisation excessive. Dans ce cas il faut la vider et pour cela on fait appel au BAYAKOU.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;On serait en effet tenter d’imaginer ce vidangeur comme un serviteur ou un entrepreneur disposant d’un camion-citerne doté de pompe pour aspirer emmagasiner et transporter des excréments qui seraient déposés dans des cuves pour traitement ou production de biogaz etc…&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:blue;font-family:'Comic Sans MS'"&gt;Mais non, notre BAYAKOU est un individu qui, pour survivre accepte d’affronter au quotidien la puanteur des excréments. Il dispose d’une brouette, de quelques sauts ou de « droums » dan