<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://ayitisoupye.spaces.live.com/mmm2008-05-08_20.17/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fayitisoupye.spaces.live.com%2fcategory%2fHAITIENNEMENT%2bVOTRE__x3%2bCULTURE%2b%2bLITERATURE%2bET%2bCO%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Collectif-haiti-de-provence: HAITIENNEMENT VOTRE: CULTURE  LITERATURE ET CO</title><description /><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catHAITIENNEMENT%2bVOTRE__x3%2bCULTURE%2b%2bLITERATURE%2bET%2bCO</link><language>en-US</language><pubDate>Mon, 12 May 2008 20:58:28 GMT</pubDate><lastBuildDate>Mon, 12 May 2008 20:58:28 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>1943534107772707452</live:id><live:alias>AYITISOUPYE</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>Autour de Jacques Roumain : Louis Borno et les nationalistes</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!3555.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;par Michel Acacia &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;L'énumération des emprisonnements par Petit et Roumain -pour respecter l'ordre de la signature - est-elle surfaite ? Non ! Elle est même sensiblement inférieure au nombre réel d'arrestations, quand on prend en compte les journalistes écroués plusieurs fois. Durant les trois premières années du premier mandat du président Borno, pas moins de 22 journalistes auront été incarcérés. C'est le journal La Poste qui nous l'apprend dans un numéro de novembre 1925.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Trois ans plus tard, comme pour faire contrepoids, Le Petit Impartial publie une liste de citoyens, particulièrement liés au maintien du gouvernement de Louis Borno et de l'occupation. Cette liste parait un mois et demi après l'arrestation, le 13 décembre 1928, de Roumain, Petit et Guérin. Elle est là pour signifier que, si la lutte tourne autour d'idéaux politiques, cette lutte est incorporée par des êtres qui se partagent et se divisent ces idéaux. &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;L'on comprend dans ces conditions que le bouillant Jacques Roumain n'ait pu échapper à la prison. Quand il rejoint Petit au Petit Impartial, celui-ci aura déjà purgé plus de seize mois de détention en trois tours de prison. Elie Guérin, lui aussi, était un habitué « de la grande pension de famille de la rue du Centre », pour reprendre une satire de Jacques Roumain. Cet engagement de Roumain, après la collaboration aux périodiques La Trouée et La Revue Indigène, n'est pas issue d'une décision prise à la légère. Avec Petit, puis Guérin qui viendra se joindre à eux deux, Roumain avait de qui tenir. Le ton acerbe de Le Petit Impartial correspond au tempérament de l'homme. &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Pourquoi Roumain fut-il emprisonné ? La question ainsi posée risque d'être d'une naïveté déroutante. Roumain, Petit et Guérin furent arrêtés conjointement sous le même chef d'accusation, celui d'outrage à la personne du chef de l'Etat. Selon l'acte d'accusation, c'est la qualification de « traître » attribuée au président Borno qui signifie l'outrage. Les articles incriminés, qui ne portent aucune signature, sont datés du 13 décembre 1928, du jour même de leur arrestation. Petit avait été écroué avant la parution de ce numéro du journal : « Il était moins que six heures quand le juge F. Deverson accompagné du capitaine Shaker vinrent procéder à l'arrestation de notre directeur [Georges Petit]. Quelques minutes après la nouvelle parvint à notre gérant [Jacques Roumain] qui immédiatement prit une voiture et se rendit au Bureau de la gendarmerie d'où lui aussi fut fait prisonnier. Par ailleurs nous savons que notre vaillant collaborateur, M. Elie Guérin, doit être aussi arrêté ». Ces arrestations virent sans surprise pour les victimes : « Nous étions encore sous presse quand un ami qui est dans le secret des Sous dieux vint bride abattue nous annoncer que le traître Borno, ou, pour employer le terme de l'honorable sénateur King, la marionnette, va faire procéder à notre arrestation, sous prétexte d'injure adressée à sa trop chétive personne...Peu nous chaut que l'on nous jette en prison, que l'on nous assassine...M. Borno, de concert avec l'occupant et le clergé français, veut quand même réduire à néant la race haïtienne... ». Le Petit Impartial insiste que la véritable raison de leur arrestation loge dans leur campagne de promotion « d'un clergé haïtien ». &lt;br&gt;Suite à l'arrestation de Roumain, Petit et Guérin, une foule immense vînt leur manifester sa sympathie. Le Petit Impartial en prend acte. Il y eut, en même temps que la leur, d'autres arrestations. Ce qui autorise le journal à signaler qu'ils « ont été les premiers à voir le juge d'instruction après quinze jours de détention préventive ». &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Le jugement eut lieu le 22 avril 1929. Les prisonniers eurent pour avocats Yrech Chatelain, David Jeannot, André Laraque et Perceval Thoby. Le principal avocat, Yrech Chatelain, en guise de plaidoirie, fît le procès de l'occupation. Guérin, hospitalisé, n'a pu prendre part au procès. De toute manière, ce procès était perdu d'avance. Les accusés ne pouvaient se dérober à la responsabilité d'avoir qualifié Borno de traître. Les accusés furent condamnés à un an d'emprisonnement et à mille dollars d'amende, en l'absence d'Elie Guérin. &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;On peut juger de la ferveur du courant nationaliste et de l'imposante personnalité des prisonniers à partir du dispositif de sécurité mis en place par le général Evans lors du procès. Ce dispositif de sécurité comprend 10 officiers, 7 sous-officiers, 41 soldats, 10 gardes, 11 détectives, en plus d' « une compagnie mobile tenue en réserve à la caserne Dartiguenave ». C'était pour donner le change à une foule dont on ne pouvait pas anticiper le nombre. Et voilà que, durant le procès, Roumain s'agite. Il administre à l'officier américain Belton « trois coups de poing et le saisit à la taille...Tous deux tombèrent sur le parquet...Belton s'étant remis sur ses pieds, Roumain fonça à nouveau sur lui...Le chef des détectives, Bonté, tira son gourdin et l'en frappa deux fois sur la tête...Pendant ce temps, Bonté tenait à distance la foule qui voulait se ruer sur lui... » N'est-ce pas Le Nouvelliste qui disait de ces arrestations qu'elles constituent « une maladresse et une grande faute » ?&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Dans des lettres adressées au général Evans, les prisonniers se plaignent des mauvais traitements à eux infligés. Et même, dans l'une de ces lettres, ils parlent de discrimination raciale, Renaud et Brandt, deux prévenus de droit commun de race blanche, étant mieux traités qu'eux.&lt;br&gt;Quelles sont les conditions de détention auxquelles ils font référence ? Quand, en novembre 1923, Antoine Pierre-Paul, Georges Petit, Joseph Jolibois et Elie Guérin sont détenus au Pénitencier national, c'est à Georges Sylvain, leur avocat, qu'il revînt d'écrire au juge d'instruction Emmanuel Beauvoir pour faire part des doléances de ces prisonniers qui « ne peuvent recevoir ni papier, ni plume, ni encre... ». Un an plus tard, durant ce même mois de novembre, voilà ce qu'écrit La Poste sur les conditions de détention : « Aujourd'hui, dans les prisons de la Gendarmerie, le prévenu ne peut ni lire, ni écrire, ni recevoir. Aux heures de visite réglementaires, les condamnés, les fous et les prévenus, pêle-mêle, ne peuvent causer avec un parent qu'à une distance de trois mètres, à travers une toile métallique, à haute voix et en présence des gendarmes ». Il arrive que des prisonniers ne puissent recevoir leurs parents. En 1928-1929, Roumain et Petit auront « remarqué de tous petits enfants de 7 à 9 ans vêtus de la casaque du forçat ». On sait cependant qu'à l'occasion, ils trouvent à écrire des lettres où ils réclament une amélioration de leurs conditions de détention. Auraient-ils réussi à tromper la vigilance du geôlier ? &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Roumain connaîtra la prison dans la prison, c'est-à-dire le cachot. Le voilà qui explique ce que c'est à des membres de la rédaction de L'Action : « Le cachot, explique t-il, est une chose infecte. Figurez-vous une tombe de 1 m. ¾ de long...On ne m'a même pas donné une natte pour me coucher...comme nourriture, trois fois par jour, du pain et de l'eau. Je refusais, comme vous supposez bien ».Nommons la réaction de Roumain. C'est une grève de la faim, à la manière de celle que s'est imposée, neuf jours durant, Louis-Edouard Pouget et qui le détermina à emprunter le chemin de l'exil en avril 1926.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La presse nationaliste veille à ce que des prisonniers ne bénéficient pas de traitements de faveur. Tout au moins est-elle prête à divulguer toute information qui irait en ce sens. Roumain se défend de cette accusation portée contre lui par le journal L'Haïtien : « Lorsque je recevais la visite de mes parents, j'ignorais que mon droit de le faire ne me venait pas du juge d'instruction. Dès que j'ai appris que c'était grâce à une démarche de M. E. Chauvet, directeur du Nouvelliste (démarche entreprise de son plein gré et sans que personne ne l'en ait prié) qu'il m'était permis de m'entretenir avec ma famille, je fis savoir à l'officier de service qu'à l'avenir je refusais de recevoir les miens ».La lutte est collective. Sauf à la déserter, il y a une exigence de solidarité. &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Les historiens disent des nationalistes qu'ils sont des martyrs. Le ton, pour en parler, varie de la glorification au mépris. Voyons, avec des perspectives radicalement différentes, l'appréciation de deux historiens. &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;D'abord, celle de Jean Price-Mars qui publie en 1929, c'est-à-dire en pleine occupation :&lt;br&gt;« Et puis-je citer l'un après l'autre tous ces preux qui affrontent la prison, sacrifient leur repos, immolent leurs ressources, pour défendre les idées dont ils se sont constitués les intraitables protagonistes comme ces martyrs qui, autrefois, allaient gaiement au bûcher en proclamant la sainteté de leur idéal et la noblesse de leur foi ?&lt;br&gt;« Y eut-il jamais dans ce pays, excepté à la belle période de l'Epopée révolutionnaire, un plus grand épanouissement de crânerie tel qu'en montrent un Jolibois fils, un Elie Guérin, un Jacques Roumain, un Georges J. Petit ? » &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Il ne faudrait pas par ailleurs passer sous silence l'action autrement militante de Charlemagne Péralte et de Benoit Battraville. &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;François Blancpain, publiant en 1998, prend le contre-pied de l'appréciation de Price-Mars. Il écrit :&lt;br&gt;« On se demande si cet acharnement à provoquer les emprisonnements relevait de la folie, de l'idéalisme ou d'une sorte de penchant mystique pour la condition de martyr ».&lt;br&gt;Cette qualification de « martyr » ne fait pas peur aux nationalistes, qui se l'attribuent eux-mêmes. Le Petit Impartial titre : « LE MARTYR DES JOURNALISTES HAITIENS ». Il est clair cependant que la distance par rapport aux pratiques que recouvre cette qualification peut varier de zéro à 100%. Tout dépend de la représentation que l'on se fait de l'un ou l'autre mode d'existence de la nation haïtienne. Dans une lutte de libération nationale, le radicalisme opère comme un miroir à travers et contre lequel se projettent les différents agents sociaux. Y voir de la folie, c'est faire abstraction des motivations psychologiques travaillées par la mémoire historique. L'on comprend dès lors que, bien que disposant de la force répressive et jouissant de privilèges de toutes sortes, les collaborateurs ont toujours mauvaise conscience. &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Pour Jacques Roumain et les nationalistes de l'époque, la question se pose dans les termes d'une alternative entre une occupation musclée et intéressée et la jouissance de l'autonomie politique.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Fin&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Ce texte constitue une version abrégée d'un chapitre d'un livre en préparation sur Jacques Roumain.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Michel Acacia&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&amp;amp;ArticleID=50304&amp;amp;PubDate=2007-10-30&lt;/font&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+Autour+de+Jacques+Roumain+%3a+Louis+Borno+et+les+nationalistes&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!3555.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!3555.entry</guid><pubDate>Wed, 31 Oct 2007 10:50:08 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!3555/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!3555.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-10-31T10:50:08Z</dcterms:modified></item><item><title>Autour de Jacques Roumain : Louis Borno et les nationalistes</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!3548.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Par Michel Acacia &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Louis Borno (1922-1930) est le Chef d'Etat haïtien qui, durant l'occupation (1915-1934), pratiqua comme un hobby la mise en détention d'adversaires politiques. Il fait « réviser périodiquement les lois sur la presse de façon à alourdir les sanctions, du moins lorsque les journalistes (sont) déférés devant les tribunaux ». Cet alourdissement des sanctions ne tempère pas l'ardeur des journalistes, qui continuent à s'en prendre à Borno et à l'occupant. Leur patriotisme est « fanatique », comme s'en enorgueillit Roumain qui définit ainsi l'attitude du patriote face à l'occupation étrangère : « Le fanatique, le patriote instinctif, le seul véritable dit : Je ne veux pas savoir. Homme, tu es étranger et tu foules le sol que foulèrent mes pères. Ferme la bouche débordante du miel du mensonge. C'est inutile. Je te hais ». Que de nationalistes ont vécu ainsi leur patriotisme !&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Ces « fanatiques » font l'objet d'une étroite surveillance de la part du gouvernement. Le président Borno fait intercepter leur correspondance, comme c'est le cas pour Georges Sylvain et Joseph Jolibois. Des articles qui, par leur tournure allusive ou elliptique, auraient pu échapper à la vigilance de l'occupant, sont disséqués par le gouvernement qui s'en sert comme pièces à conviction à l'encontre de leur auteur par devant les tribunaux. Le gouvernement obtient le plus souvent gain de cause, mais il lui arrive d'essuyer des déboires. Comme quand, en 1924, Joseph Jolibois est déféré devant ses juges, puis relâché pour manque de preuves. Un journal de l'époque interprète ainsi la décision du juge : Le directeur de Le Courrier Haïtien « n'ayant nommé personne, ne peut être légalement tenu pour outrage envers quiconque à qui il plait de se reconnaitre dans le personnage imaginaire peint par Le Courrier ». C'est cette tentative d'incriminer l'implicite que Georges Petit dénonce dans les termes qui suivent : « Depuis l'invasion américaine, nous avons assisté à ce phénomène extraordinaire qui fait du sens des mots une sorte d'attribution exclusivement présidentielle ».&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Il va de soi que certaines critiques ne conservent de l'allusif que la forme. Lisons ce qu'écrit La Poste en novembre 1925 : Toussaint Louverture, le Premier des Noirs, est incontestablement l'homme le plus génial qu'ait produit la race noire. Si M. Louis Borno veut être L'autre Premier, il faut que dans la rangée des hommes de cette race il nous permette de commencer à compter...par l'autre extrémité ». Ou encore, concernant un voyage incognito du président en République voisine, cette relation de Le Petit Impartial, sans doute sous la plume de Georges Petit : Le président Borno « laissa la capitale samedi à 4 heures, pour Santo Domingo, et rentra hier soir un peu plus tard que 6 heures...Nous ne pouvons pas dire à M. Borno la honte que nous éprouvons pour lui, de crainte qu'il ne se fâche et ne nous envoie pourrir ».&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;C'est le genre de propos qui destine un journaliste, ou un directeur d'opinion, à la prison. La mise entre guillemets de propos attribués à d'autres, même sans commentaire, peut faire l'objet d'une incarcération. Voilà Carl Brouard, incarcéré « pour avoir reproduit les propos de Jacques Roumain ». C'est la version officielle. Le Petit Impartial, auquel Carl Brouard collabore, se fait une autre idée de cette incarcération : « Son incarcération était chose décidée dès le jour où crânement il endossa la responsabilité de notre journal ». Lors de la libération du prisonnier, Le Petit Impartial précise : « M. Brouard qui avait été incarcéré pour un bout de phrase mal inopiné, ne présentant aucun sens, et forcément aucune injure, a passé près de deux mois en prison. L'arbitraire des agents de M. Borno en avait décidé ainsi ». En réalité, la détention aura duré plus de deux mois.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il arrive au président de faire incarcérer des journalistes pour ensuite, en grand seigneur, les libérer « avant qu'ils eussent purgé leurs peines ». Ainsi MM. [Ernest] Chauvet et [Frédéric] Duvigneaud ont été mis en liberté [le vendredi 23 décembre 1927], après une combinaison qui a reçu le nom d'amnistie ». C'est aussi le cas lors de l'arrestation de sept directeurs de journaux et des deux principaux administrateurs de l'Union Patriotique, emprisonnés pour avoir « dans une dépêche au journal [dominicain] 'El Diario de la Marina'...affirmé que le gouvernement de M. louis Borno est l'instrument de Washington et que sa politique constitue un danger pour l'Amérique latine ». &lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette déclaration contredit des propos tenus en République dominicaine par le Nonce Apostolique, Mgr Caruana. C'était à la veille d'une visite du président dominicain Vasquez. Le journal L'Haïtien dont le directeur avait été emprisonné écrit : Borno « a espéré jusqu'à la dernière minute obtenir une certitude que les cercles mondains de Port-au-Prince relâcheraient leur intransigeant refus de fêter Vasquez et sa suite » en échange de la libération des prisonniers. Le journal s'insurge contre ce procédé : « Victimes de l'arbitraire de M. Borno, dans la séquestration de leur liberté, par l'incarcération de leur personne, ils demeureront victimes de toute décision, qu'en dehors de la voie légale, M. Borno aura imaginée pour les jeter hors prison ».  &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="display:none"&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Ce n'est pas la première fois que des journalistes s'insurgent contre cette manière de faire. Alcius Charmant opte pour rester en prison, en dépit d'un ordre formel de libération émis en sa faveur par le président Borno. Il explique ainsi sa décision : « Je n'avais pas voulu qu'il fut dit que Mr. Borno, après s'être donné âpre satisfaction de s'être vengé de mes écrits contre et lui et son gouvernement, avait usé de quelque acte de magnanimité en ma faveur ». Un épistolier, s'adressant à Georges Sylvain, rapporte que les prisonniers Antoine Pierre-Paul, Simon Lambert et Seymour Lafontant sont relâchés sous ordre « venu de Washington », tandis que le gouvernement tente de faire accroire qu'ils bénéficient de la clémence du chef de l'Etat. Et ce n'est pas une anecdote quand L'Haïtien écrit, en référence à des prisonniers : « M. Borno disait à un journaliste américain, qui l'a transmis à la presse mondiale : 'Ils seront relâchés quand je penserai à eux' ». Le journal dit partager avec ses lecteurs une réflexion qui court les rues : « On a fait justement la réflexion que si le gouvernement des 'satrapes' d'autrefois avaient été moins bons pour Mr. Borno et qu'il eût lui-même connu la prison, il serait moins prodigue de ses billets de logement ».&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 4.5pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 4.5pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;De fait, « ...les arrestations sont monnaie courante, dans la mesure où la parole nationaliste continue à choquer et l'agitation à s'étendre à chaque rendez-vous politique...Journalistes et politiques continuent d'être harcelés, convoqués ou arrêtés au besoin ». Voici une relation d'un cas d'arrestation parmi d'autres, mais qui offre l'intérêt d'impliquer Georges Petit, le futur compagnon de lutte de Jacques Roumain : « Depuis près d'un mois MM. Georges Petit et Ottanès Duplessy, deux nationalistes sans peur qui ont, à différentes reprises affronté la prison au service de la défense nationale, ont été à nouveau incarcérés sous une accusation fantaisiste...M. Georges Petit, par deux termes, a passé seize mois en prison et Duplessy en est à sa troisième incarcération , réalisant à peu près sept à huit mois de séjour au pénitencier national...Et toute cette misère, toutes ces souffrances, pourquoi ? Pour que quelques nantis, s'appuyant sur l'étranger envahisseur, puissent rouler automobile, fumer bons cigares et se payer des maîtresses ».&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 4.5pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;On ne trouve rien à redire de la Protestation du Comité Central de l'Union Patriotique datée du 16 février 1925 : « D'illégalité en illégalités, le gouvernement en est venu à retirer aux hommes politiques et aux journalistes en proie à la détention préventive même les garanties élémentaires.. », dérogeant aux principes ci-après : « Tout individu, incarcéré sous une prévention quelconque, doit être interrogé dans les vingt quatre heures sur l'objet de son arrestation par le juge légalement constitué à cet effet.&lt;br&gt;« 2) L'accusé est présumé innocent, tant qu'un jugement de condamnation ne l'a pas déclaré coupable...&lt;br&gt;« 3) Au cours de sa détention, il a droit à toutes les facilités compatibles avec la nécessité d'une prompte et complète justice...&lt;br&gt;« 4) L'ingérence des autorités administratives...pour aggraver la situation du prévenu ou pour faire obstacle à l'impartialité des juges, est une atteinte à la dignité et à l'indépendance de la Magistrature...&lt;br&gt;« 5) Toute perquisition au domicile d'un détenu, si elle s'opère hors de sa présence ou en l'absence de représentants autorisés, rend plausibles les plus sévères suspicions de fraude et ne peut servir de fondement à une accusation sérieuse.&lt;br&gt;« La violation d'une seule de ces règles constitue un abus d'autorité...Or il n'en est une qui n'ait été délibérément violée dans les poursuites intentées contre les citoyens Ls. ED. Pouget, D. Heurtelou, Clément Juste, Pierre-Paul et Simon Lambert, présentement détenus dans la Prison de Port-au-Prince, sous une prévention de complot contre la sûreté de l'Etat et contre la vie du Chef de l'Etat ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;On sait que l'atteinte à la sûreté de l'Etat et/ou à la vie du chef de l'Etat constitue la faute la plus grave qui puisse être imputée à un citoyen. Il s'agit, pour le président Borno, de brider, par des moyens spectaculaires, l'opposition au Gouvernement. Les grands moyens sont ici utilisés, l'accusation la plus courante durant les deux mandats du président Borno étant celle d'outrage à la personne du chef de l'Etat. Pouget, Heurtelou, Juste, Pierre-Paul et Lambert seront élargis.&lt;br&gt;Les nationalistes ne désarmeront pas. Le gouvernement non plus, dont l'argument politique principal est l'emprisonnement des opposants. Les arrestations se multiplient. De l' « APPEL A LA PRESSE » signé Georges J. Petit et Jacques Roumain le 2 février 1929, nous extrayons les passages suivants : « ...c'est plus de cinquante fois que M. Borno aura jeté ces patriotes [de la Presse] en prison...Contre tous ses assauts nous avons résisté, nous relayant infatigables dans les cachots de la prison...Confrères de la Presse, du fond de notre cachot, nous vous crions : Soyez fermes ! » Cet appel de journalistes emprisonnés à la solidarité de confrères en liberté peut paraître un jeu d'enfants. Il y avait au contraire tout un tissu de solidarité réciproque entre journalistes incarcérés et journalistes en fonction. Telle cette note de sympathie à Joseph Jolibois : « A notre vaillant confrère Jolibois, martyr d'une noble cause, nous envoyons l'expression de nos plus vives sympathies ». Ou encore, ce simple rappel, qui semble relever tant du politique que de l'affectif : « Me Charmant est enfermé à la prison de Jacmel. L'A-T-ON OUBLIÉ ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;A suivre!&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 4.5pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Ce texte constitue une version abrégée d'un chapitre d'un livre en préparation sur Jacques Roumain.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 4.5pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 4.5pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Michel Acacia prendra part au Colloque International sur Jacques Roumain qui se tiendra du 27 au 30 novembre 2007 à Port-au-Prince. Le thème de ce colloque est « Penser avec Jacques Roumain aujourd'hui ».&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 4.5pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Michel Acacia&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 4.5pt"&gt;&lt;span style="color:blue"&gt;&lt;a href="http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&amp;amp;ArticleID=49952"&gt;&lt;u&gt;&lt;font face="Times New Roman" color="#800080" size=3&gt;http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&amp;amp;ArticleID=49952&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+Autour+de+Jacques+Roumain+%3a+Louis+Borno+et+les+nationalistes&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!3548.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!3548.entry</guid><pubDate>Tue, 30 Oct 2007 10:12:00 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!3548/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!3548.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-10-30T10:12:00Z</dcterms:modified></item><item><title>La révolution tranquille de Maurice Sixto</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2838.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Par Jacques Désinor&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette appréciation lucide des oeuvres de Maurice A. Sixto nous rappelle une fois de plus que l'immortel conteur haïtien ne faisait pas les choses à moitié;il s'est montré un véritable révolutionnaire... Autant il aimait les femmes, autant il les défendait, il les dépeignait dans leur beauté, dans leur sensibilité, dans leur intelligence, dans leur inconscience, mais aussi... dans leurs misères. Ce texte publié après la sortie de Lea Kokoye et de Tisaintanise nous rappelle pourquoi Maurice a lutté, mais surtout pour responsabiliser chaque Haïtien face à son devoir de lutter pour une société juste et équitable, selon Zacary Morin, assistant Coordonnateur (FMAS) &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Pour Maurice Sixto, tout a commencé depuis son adolescence studieuse à Saint-Louis de Gonzague. Il égayait les moments de détente de ses condisciples avec son remarquable talent de diseur. Il les étonnait en imitant presque à la perfection le monstre sacré du théâtre qui a pour nom Sacha Guitry. Il parodiait Sténio Vincent, prince de l'éloquence haïtienne, changeait facilement de registre en entrant dans la gorge d'un pittoresque magistrat communal. Il excellait aussi bien dans les interprétations en français que dans l'incarnation des personnages désopilants de notre folklore national. Avec un indiscutable accent du terroir, Maurice démontrait combien, à côté de la culture française et latine inculquée sur les bancs de l'école, le vieux fonds de notre langue vernaculaire, dont l'usage était pourtant formellement interdit à l'intérieur de l'établissement, recélait tout un trésor de culture que nous ne devions pas mépriser.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Avec une telle disposition d'esprit on ne doit point s'étonner du Maurice Sixto d'aujourd'hui. Ses convictions se sont fortifiées au contact de nos réalités et des vicissitudes de la vie. C'est ainsi qu'il a pu parvenir au plein épanouissement de sa carrière d'artiste en exaltant une langue qui demeure le patrimoine inaliénable de toute la population haïtienne. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Véhicule de notre culture populaire, le créole constitue pour Maurice Sixto le moyen le plus immédiat pour atteindre les masses au service desquelles il entend consacrer l'autre quart, et peut être plus, d'une vie qui est loin d'être inutile. &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Ne voulant ressembler en rien à ces infirmières décrites par Arturo Paoli qui pansent les membres ensanglantés sans se soucier de la langue que parle le blessé, Sixto juge qu'il est préférable de dire au blessé, dans sa propre langue, le traitement qui lui est nécessaire. Ainsi la collaboration se trouve totale entre le patient et son médecin. L'artiste en cela est aussi devenu médecin.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Avec son incontestable talent, Maurice Sixto aurait pu s'adresser à d'autres milieux. Il aurait pu gagner de l'argent en se contentant d'être purement et simplement un amuseur de foule. Faire rire les gens d'un gros rire, de ce rire inconscient provoqué. Il aurait pu gagner de l'argent en s'adressant à ces milieux huppés où par snobisme, pour avoir bonne conscience, on ouvre généreusement sa bourse, tout en fermant son coeur, pour faire parler de soi, de ses largesses face aux handicaps physiques d'un homme de talent. &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Pour avoir fréquenté ou vécu dans ces milieux bourgeoisement égoïstes, Maurice Sixto sait très bien quelle part d'exploitation il aurait pu en tirer, à très bon compte, s'il omettait de toucher, même de loin, à ces troublantes questions sociales. On lui permettrait assurément de faire brillante carrière et gros sous pour ses vieux jours. Il se retirerait ensuite sous sa tente avec l'orgueil de faire partie des gens respectés qui regardent les autres de très haut, avec insolence. Mais Sixto préfère à de telles commodités un rôle éminemment social en se penchant sur le sort des démunis, des exploités, afin de les porter vers la conquête de la dignité, en les aiguillonnant sur le chemin de la libération totale. Et cela, avec les mots simples de notre vocabulaire créole, avec toute la profonde philosophie que véhicule notre langue parfaite bien que non encore figée en des règles grammaticales écrites.  &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Après avoir médité sur l'étrange dualisme linguistique d'une communauté affligée au surplus d'une ambivalence sociale encore plus étrange, le galopin espiègle de Saint Louis de Gonzague a compris la nécessité d'entreprendre un travail de conscientisation nécessaire de nos masses illettrées en même temps que celle de nombreux membres de notre société qui réclament avec ostentation et fatuité d'être des intellectuels. &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Près de deux décennies que Jean Paul II soit agenouillé pour baiser la terre d'Amérique, Maurice Sixto abordait l'Afrique pour la première fois et eut à accomplir le même geste de piété sur les rives de Dakar, au Sénégal. C'était pour Maurice sa façon de souligner son retour aux sources vives de notre Africa Mater. &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Au Zaïre où il se dévouait comme enseignant, il constata tout ce qui a pu être accompli en fait d'éducation populaire dans la langue d'usage des tribus africaines. Et sur cette terre africaine des entrailles de laquelle sont sorties les masses d'esclaves qui finirent en Haïti par transformer leurs chaînes en armes de combat, Maurice Sixto eut le loisir, tout en initiant ses élèves à la connaissance de l'anglais, de mûrir les personnages types de Léa Kokoyé, de Ti Saintanise et de tant d'autres oeuvres de grande maturité intellectuelle. &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;De nos jours, bien que le titre d'intellectuel prête à confusion et qu'il soit souvent employé au péjoratif, bien qu'il soit devenu une sorte d'injure sur les lèvres des gens dénudés de culture au point d'imaginer possible un pays sans élite intellectuelle, il ne faut point hésiter à reconnaître en Maurice Sixto un grand intellectuel. S'il ne l'était pas, nous n'aurions pas l'immense plaisir de le placer aujourd'hui sur le pavois en reconnaissance de l'utilité de ses oeuvres plus qu'enrichissantes de notre littérature créole.&lt;br&gt;&lt;br&gt;« Au risque de lui décocher une grosse injure, je dirai qu'il est un intellectuel », clamait André Thérive à propos de son ami Paul Nisan. A notre tour, il nous faut ajouter à l'adresse de certains béotiens qu'il faut éviter à tout prix de mettre dans le même panier, les intellectuels, les vrais, à côté du peloton des demi-lettrés, parasites improductifs.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Maurice Sixto, en intellectuel, sait que le rire est parfois inconscient, mais aussi que le rire est souvent sérieux. Les gens ont besoin de rire. Et l'on a parfois raison de les faire rire. Le rire a une fonction sociale. A condition de savoir prendre « toutes les précautions de l'art comique pour que le rire soit vainqueur ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;« Castigat Ridendo Mores », Maurice Sixto sait que cette maxime a existé longtemps, bien longtemps avant Molière. Aussi, sans que d'aucuns s'en aperçoivent, Maurice Sixto, pour nous délivrer son message, s'est ingénié à nous faire rire. Mais, après avoir beaucoup ri, la leçon à tirer de ce rire fait que tout le comique se fige aux coins de nos lèvres pour se transformer en un rictus beaucoup plus grave.&lt;/span&gt;
&lt;p style="line-height:11.25pt"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Afin de porter les gens à réfléchir, du haut en bas de l'échelle sociale. Une humble femme du peuple arrivée tout récemment au Canada ne se réjouissait-elle pas en nous rapportant que depuis la diffusion de Ti Saintanise en Haïti bien des mégères, par crainte d'être classées comme telles plutôt que par bonté d'âme, ont rapidement changé de comportement vis-à-vis de leurs domestiques qui ont compris maintenant bien des choses grâce à Maurice Sixto?&lt;br&gt;&lt;br&gt;N'est-ce-pas que la leçon morale à tirer de Léa Kokoyé, de Ti-Saintanise et de toutes les autres oeuvres de Maurice Sixto, si elles étaient écrites en français, auraient été comprises d'une minorité qui serait trop aise de cacher la vérité sous le boisseau comme cela est arrivé depuis plus d'un siècle d'exploitations?&lt;br&gt;&lt;br&gt;L'impact des oeuvres de Maurice Sixto, écrites en créole, se fait sur la totalité des Haïtiens. De telle sorte que, des années et des années plus tard, des générations d'analphabètes sorties de leur ghetto intellectuel et de leur prison psychologique pourront dire : « Bénédiction à jamais pour Maurice Sixto qui, le premier, a soulevé pour nous un pan de ciel bleu en rouvrant nos yeux à la lumière. »&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Jacques Désinor&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;a href="http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&amp;amp;ArticleID=45084&amp;amp;PubDate=2007-06-25"&gt;&lt;u&gt;&lt;font color="#800080"&gt;http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&amp;amp;ArticleID=45084&amp;amp;PubDate=2007-06-25&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+La+r%c3%a9volution+tranquille+de+Maurice+Sixto&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2838.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2838.entry</guid><pubDate>Tue, 26 Jun 2007 13:35:22 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2838/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2838.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-06-26T13:35:22Z</dcterms:modified></item><item><title>Une nouvelle édition de « Gouverneurs de la rosée »</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2836.entry</link><description>&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;En 2007, « Gouverneurs de la rosée », chef-d'oeuvre de Jacques Roumain, a été repris à Montréal par Mémoire d'encrier. Cette édition est la plus complète de ce chef-d'oeuvre de Jacques Roumain. De plus, elle permet aux lecteurs de découvrir l'auteur, sa vie et son combat. Elle a été conçue dans une perspective didactique. &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Cette nouvelle édition est réalisée à l'occasion du centenaire de la naissance de Jacques Roumain (1907-2007). Elle est annotée et suivie d'une notice bibliographique détaillée de la vie et de l'oeuvre de Jacques Roumain, établie par le chercheur Léon-François Hoffmann, coordonnateur de l'édition des oeuvres complètes de Jacques Roumain et auteur du livre « Frédéric Marcelin : un Haïtien se penche sur son pays (Mémoire d'encrier, 2006) ». &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;L'édition est suivie également d'un lexique, qui met en valeur la langue créole et les choix de métissage linguistique de Jacques Roumain. Donc, elle est d'un grand professionnalisme. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Traduit dans plus d'une vingtaine de langues, « Gouverneurs de la rosée » est le grand livre de la solidarité, de l'amour et de la vie. &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Jacques Roumain est né à Port-au-Prince le 4 juin 1907. Il est sans doute l'écrivain haïtien le plus lu et le plus connu. Poète, journaliste, militant marxiste, romancier, polémiste, ethnologue, Jacques Roumain est décédé le 18 août 1944 à Port-au-Prince. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Depuis 2003, Mémoire d'encrier a commencé par travailler à la mise en valeur des oeuvres de Jacques Roumain. Cette maison d'édition a publié respectivement « La montagne ensorcelée » (2005), « Bois d'ébène » suivi de Madrid (poésie, 2004), « Sur les superstitions » (Essai, 2005). &lt;br&gt;&lt;br&gt;« La montagne ensorcelée », le premier roman de Jacques Roumain, est le premier modèle de ce que l'on qualifiera plus tard en Haïti de roman paysan. Divisé en huit courts chapitres, ce roman fait état de l'immense dénuement matériel et moral des paysans plongés dans l'angoisse de la survie quotidienne, puis dans l'horreur d'un meurtre collectif. Ensuite, l'essai « Sur les superstitions » montre la fascination de Jacques Roumain pour l'ethnologie. &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;« Sur les superstitions » a l'avantage de montrer le Roumain polémique. Le Roumain qui part à la défense du vaudou, de la culture et de l'imaginaire haïtien. Ce Roumain pamphlétaire, rebelle, qui dénonce le clergé. Jacques Roumain disait ainsi:« Ce qu'on peut reprocher au clergé, c'est d'avoir laissé des prêtres ignorants offrir à nos masses une vision si élémentaire du surnaturel qu'une fusion des croyances africaines et catholiques a pu se réaliser ».&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&amp;amp;ArticleID=44875&amp;amp;PubDate=2007-06-25&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:13.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;table cellspacing="0" border="0"&gt;&lt;tr height="8"&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://byfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pjo968yJs4mSVbdYsXbgrdT1v1mL5Jmi3mlZmi07eMDr29oeKzpZH6qXg-GLmvcvuB3iAw4VfoJM"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;1AF8D1F946A5E27C&amp;#33;2837&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+Une+nouvelle+%c3%a9dition+de+%c2%ab+Gouverneurs+de+la+ros%c3%a9e+%c2%bb&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2836.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2836.entry</guid><pubDate>Tue, 26 Jun 2007 13:34:01 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2836/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2836.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-06-26T13:34:01Z</dcterms:modified></item><item><title>Haïti, un pays qui présente une nouvelle image</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2664.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;b&gt;Délégation haïtienne en visite en Toscane et Lucca&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Après un séjour d'une semaine au Japon, est arrivée en Toscane le 22 mai 2007 une délégation haïtienne composée du Consultant Marcel Duret, ex Ambassadeur d'Haïti au Japon pendant 12 ans et de Monsieur Pétuel Azor Président d'un consortium de 7 coopératives de Thiotte dénommé COOPCAB. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Le but de la mission en Italie consistait à présenter un nouveau visage de la République d'Haïti, un pays dans lequel l'ordre a été rétabli et où il est possible aujourd'hui de faire des investissements dans des secteurs divers avec l'assurance d'un bon retour sur investissement.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Une attention spéciale a été mise sur le secteur du textile, celui de la production de café de haute qualité, un café de montagne produit entre 800 et 1400 m. d'altitude, et aussi sur la production du biodiesel à partir de la Jatropha, (gwo metsiyen) plante endémique en Haïti. &lt;br&gt;&lt;br&gt;La délégation a été reçue par le Dr. Marco Pieragnoli et Dr. Enzo Luccehesi, des hauts responsables du groupe d'investisseurs Confartigianato. Les sujets traités ont porté sur la relance du tourisme, du commerce de la finance et des joint-ventures. &lt;br&gt;&lt;br&gt;La Cie. SIGNA Entreprise S.A. travaille à la mise en place d'une zone franche qui sera fonctionnelle dans 10 mois.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Monsieur Marcel Duret a déclaré que Haïti est ouverte aux affaires. Dans l'espace d'un an, le Président René Préval et le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis ont pu éliminer la polarisation politique qui existait jusque là, grâce à la formation d'un gouvernement de coalition. Le gouvernement a pu réduire l'insécurité et les cas de criminalités. Une législation favorable aux investissements étrangers a été votée récemment. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Dans le cadre sa politique étrangère, Haïti entretient des relations privilégiées avec le Venezuela, Cuba et les Etats-Unis d'Amérique. Au cours de ses visites diplomatiques, le Président Préval a déclaré qu'Haïti n'a pas d'ennemi. &lt;br&gt;&lt;br&gt;A Lucca, la délégation haïtienne a été reçue par la Société Rocci, productrice du café INCA et intéressé par le café haïtien. L'échantillon soumis a été immédiatement torréfié et dégusté pour le plus grand plaisir des responsables de la Société. La dégustation italienne vient corroborer le contrôle de la qualité de 9 points sur 10 faite par une compagnie japonaise sur le café haïtien. Les responsables de la Société Rocci ont exprimé à la délégation leur souhait d'importer toute la récolte de café de Thiotte pour l'année prochaine, à des prix avantageux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Suite à cette visite, une rencontre a été réalisée avec le consortium T.E.R.R.A afin d'étudier les initiatives existant en Haïti en matière de pisciculture et aquaculture, et également avec la Chambre de Commerce Italiano-dominicaine qui souhaiterait dynamiser des joint-ventures dans le secteur agroalimentaire. Des membres du consortium T.E.R.R.A projettent une visite en Haïti vers la fin de juin 2007.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;table cellspacing="0" border="0"&gt;&lt;tr height="8"&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://byfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pjo968yJs4mQiPAoMMP2CJ2AuFItDsdyDvbequTm1wApwWoFUI9b-MlIofe40dpPj_-s4RtLeME0"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;1AF8D1F946A5E27C&amp;#33;2666&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://byfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pjo968yJs4mQK4OgF19aA9Pvvy9u9YxipXndKlFYJDocalmsZcL_ixFciElqy8qhHeQ39rGlEfxA"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;1AF8D1F946A5E27C&amp;#33;2667&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+Ha%c3%afti%2c+un+pays+qui+pr%c3%a9sente+une+nouvelle+image&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2664.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2664.entry</guid><pubDate>Thu, 07 Jun 2007 07:09:38 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2664/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!2664.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-06-07T07:11:44Z</dcterms:modified></item><item><title>Cuba s’apprête à rendre hommage à l’écrivain et homme politique haïtien Jacques Roumain</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1966.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;h1 style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;font-family:Arial"&gt;P-au-P., 6 févr. 07 [AlterPresse] --- Cuba se prépare à rendre un vibrant hommage à l’intellectuel et homme politique haïtien Jacques Roumain, à l’occasion du centenaire de la naissance du grand écrivain au cours de cette année.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;font-family:Arial"&gt;Plusieurs institutions ont annoncé des activités culturelles et artistiques spéciales consacrées à cet auteur haitien, connu à travers le monde. La Foire internationale du livre de Cuba annonce, entre autres, la présentation du célèbre roman de Jacques Roumain, « Gouverneurs de la Rosée ».&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;font-family:Arial"&gt;La directrice du Centre d’Études Caribéennes, Yolanda Wood, a communiqué un ensemble d’activités qui seront organisées dans ce centre universitaire situé à la Havane, la capitale cubaine, pour mettre à l’honneur Jacques Roumain.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;font-family:Arial"&gt;Un cycle de conférences sur la vie et l’œuvre de Roumain suivi d’une rencontre artistico-culturelle avec des descendants d’Haïtiens aura lieu le 19 février à la Casa del Caribe, à Santiago de Cuba, a-t-elle ajouté.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;font-family:Arial"&gt;Dans le cadre des célébrations prévues, la Casa Víctor Hugo accueillera un cycle de projections de films autour du thème « Haití en la cinematografía cubana » (Haïti dans la cinématographie cubaine), des panels et des débats.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;font-family:Arial"&gt;La Casa de las Américas se prépare, de son coté, à organiser un atelier de création graphique et une exposition, ainsi qu’un panel de discussion sur les différentes études ethnobotaniques réalisées par Roumain, qui fut un grand ami du poète cubain Nicolas Guillén.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;font-family:Arial"&gt;Jacques Roumain fonda en 1934 le Parti Communiste Haïtien, dont il fut le secrétaire général. Des années plus tard, il dut s’exiler et, à son retour en Haïti, il créa le Bureau National d’Ethnologie. Par la suite, il devint ambassadeur d’Haiti au Mexique.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;font-family:Arial"&gt;Jacques Roumain, né le 4 juin 1907 et décédé le 18 août 1944, pratiqua presque tous les genres littéraires. Outre son roman « Gouverneurs de la Rosée », figurent, entre autres, dans ses écrits, les nouvelles « La Montagne Ensorcelée » et « Les Fantoches » ainsi que le recueil de poésie « Bois d’ébène ». [wel gp apr 06/02/2007 14:50]&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:Arial"&gt;Un commentaire :&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:Arial"&gt;Nous préférons savoir que Cuba pense honorer notre illustre écrivain Jacques Roumain. La société cubaine devance dans ce domaine la société haïtienne encore en plein balbutiement dans beaucoup de domaines.&lt;/span&gt;
&lt;p style=""&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:blue;font-family:Arial"&gt;Rendre hommage, s’appuyer sur l’aura des anciens pour reconstruire une société nouvelle et renaissante ne semble pas rentrer dans la catégorie des urgences de l’heure. Cuba demeure définitivement l’un des seuls pays de la Caraïbe à ne pas avoir honte de parler d’Haïti et des haïtiens dont les influences dans la vie cubaine sont constamment mises en exergue élogieusement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;table cellspacing="0" border="0"&gt;&lt;tr height="8"&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://tkfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pjo968yJs4mQ4fvU6UTSmAOcMw_qEE2eFjEq5a9o8GNUihWMi6bmjlmf-tegbDO4qB6kLCAjBNkc"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;1AF8D1F946A5E27C&amp;#33;1967&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+Cuba+s%e2%80%99appr%c3%aate+%c3%a0+rendre+hommage+%c3%a0+l%e2%80%99%c3%a9crivain+et+homme+politique+ha%c3%aftien+Jacques+Roumain&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1966.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1966.entry</guid><pubDate>Wed, 07 Feb 2007 23:34:01 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1966/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1966.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-02-07T23:34:01Z</dcterms:modified></item><item><title>AUTOUR DE LA MORT DE JEAN CLAUDE GAROUTE "TIGA"  ET LE MOUVEMENT SAINT SOLEIL...AUTOUR DE LA PEINTURE HAITIENNE</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1531.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:13.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Le dieu-soleil s'est éteint&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:10.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Le fondateur de Poto-Mitan et du Musée de la céramique, Jean-Claude Garoute, a rendu l'âme ce jeudi à l'Impérial Point Médical Center de Miami. Cet autodidacte a inventé un style pictural inédit au rayonnement international, le mouvement Saint Soleil.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Né à Jérémie le 9 décembre 1935, Jean-Claude Garoute (dit Tiga) a été une figure emblématique de la peinture haïtienne. Issu de la paysannerie, l'artiste a apporté une contribution énorme à la peinture haïtienne grâce à l'expérience fructueuse du mouvement Saint Soleil. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Au départ, Jean-Claude Garoute a su donner à la céramique une dimension artistique comme d'autres l'ont fait pour la peinture. Au cours de ses recherches, il a découvert que tous les arts étaient liés et a constaté la similitude des arts (poterie, sculpture, musique, écriture, théâtre, etc). &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b style=""&gt;Le soleil est né...&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ses expériences avec les enfants, les malades mentaux, les adultes illettrés l'ont convaincu que « l'homme ne doit pas se borner à une seule forme de support sensible s'il veut s'exprimer réellement. L'art peut aider à rééquilibrer l'être désaxé ; l'enfant se porte mieux quand il trouve à s'extérioriser au travers d'activités créatrices », écrivait l'artiste dans le numéro spécial de la revue Conjonction consacré aux « Nouveaux Saint Soleil ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;Insatiable, Jean-Claude Garoute a trouvé son art à l'école de son peuple. Celui de Saint Soleil en découle. A Saint Soleil, l'art se pratique comme une source de réconciliation de l'homme avec lui-même et avec son milieu.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le mot Saint Soleil semble avoir été inventé en 1971 lorsque son ami Robert Saint Brice s'est exclamé à la vue d'une des oeuvres de l'artiste : « Oh, ça c'est Saint Soleil ». Deux ans plus tard, l'appellation Saint Soleil a servi de titre à la première exposition de peinture issue de l'idée d'un village culturel, dont le projet fut présenté au Musée d'art haïtien et a fait aussi l'objet d'un numéro spécial du Petit Samedi Soir.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Saint Soleil représente un groupe d'artistes issus d'une expérience communautaire paysanne faite par deux intellectuels haïtiens, Jean-Claude Garoute et Maud Robart. Ayant entrepris, en 1970, la construction d'un atelier sur le terrain qu'ils avaient acheté à Soisson-la-Montagne, Jean-Claude Garoute et Maud Robert avaient établi des relations étroites avec les ouvriers et les paysans du coin. Ils ont mis à leur disposition argile, couleurs, toiles, pinceaux, etc.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b style=""&gt;Maud et Jean-Claude incitent un groupe de paysans&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;En 1971, Maud Robbart et Jean-Claude Garoute incitent un groupe de paysans à développer leur sens artistique par la peinture, la sculpture, le théâtre et le chant. Le groupe initial, formé de Levoy , Louisiane Saint-Fleurant, Denis Smith et Prospère Pierre-Louis, prend le nom de Saint-Soleil et s'adonne à une peinture qui se démarque de celle naïve, pour constituer une forme d'art sacré (ils sont vaudouisants) très libre. Les artistes &amp;quot;peignent comme il leur plaît ce qu'ils ne représentent pas&amp;quot;, raconte André Malraux qui visite le lieu en 1975.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Au cours de sa première et ultime visite en Haïti, André Malraux passa par Soisson-la-Montagne où tout était désormais installé. Il parla à leur propos de « l'expérience la plus saisissante de la peinture magique du XXème siècle ». L'auteur de La Condition humaine (1933, Prix Goncourt), ébloui par sa visite, y consacra un chapitre enthousiaste dans son ouvrage « L'intemporel » (1976).&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;En 1976, Malraux meurt et les peintres lui rendent hommage à Nancy au Festival mondial de théâtre. Victime de son succès, le groupe éclate à la fin des années 1980. Aujourd'hui, il ne reste plus à Soisson que les sculptures du cimetière, qu'ornèrent les artistes, et la &amp;quot;légende de Malraux&amp;quot; &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Des résultats remarquables avaient été obtenus en peu de temps et, dès 1972, le Musée d'art haïtien présenta la première exposition des artistes Saint Soleil. En février 1975, la Société des arts du Fonds monétaire international (F.M.I) de Washington exposa une centaine de ces oeuvres.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;De mars à juin 2000, la Halle Saint-Pierre, avec le concours de la ville de Paris, présentait, dans une vaste exposition intitulée « Haïti, Anges et Démons », plus de 200 oeuvres et parmi celles-ci, une cinquante d'oeuvres des artistes Saint Soleil.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;b style=""&gt;Une carrière artistique assidue&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le Festival des arts nègres qui s'est déroulé à Dakar en 1966 fut un moment charnière dans l'oeuvre de Jean-Claude Garoute. Lancé dans une carrière artistique assidue, éclectique, Jean Claude Garoute s'est intéressé au dessin, à la musique et à la céramique. &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Vers 1965, Jean-Claude Garoute qui s'était d'abord consacré à la céramique s'était tourné vers la peinture. Il réunissait un groupe de jeunes artistes enthousiastes, dont Patrick Vilaire, et posait les principes d'une esthétique nouvelle.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;En 1968, ses premières expériences ont abouti à la création de Poto-Mitan, comme laboratoire de recherches, avec Patrick Vilaire et Wilfrid Casimir (Frido). Le nouveau Centre culturel a permis l'émergence de nouvelles techniques et expériences. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Selon l'ouvrage « Haïti et ses peintres de 1804 à 1990 de Michel Philippe Lerebours, « Jean-Claude Garoute avait beaucoup de force et de précision dans son dessin. Il avait choisi le pastel, la gouache et l'encre de Chine comme moyens d'expression ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b style=""&gt;Des caractéristiques de la peinture Saint Soleil&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;Les traits particuliers des oeuvres des Saint Soleil relèvent à la fois d'une écriture picturale commune et d'un épanouissement de la singularité de chacun. De composition très symétrique, le plus souvent, elles osent des harmonies colorées d'une grande audace, une saturation graphique forcenée de la surface. Des aplats, sans autre élément que nez, bouche, yeux, dans d'improbables teintes de rose, violet ou orangé, remplissent les visages, aux traits immuables. &lt;br&gt;&lt;br&gt;En somme, il n'y a que le Dieu Tiga qui puisse créer des &amp;quot;Saints Soleil&amp;quot;. Il est décédé à l'âge de 71 ans. En cette circonstance pénible, Le Nouvelliste s'incline devant sa dépouille et présente ses sympathies à sa famille et à tous les membres du mouvement Saint Soleil. &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Notice bibiographique&lt;br&gt;(1) Cf. Conjonction, « Les Nouveaux Saint Soleil », No. 205, 2000, 63 p.&lt;br&gt;(2) LEREBOURS (Michel-Philippe), Haïti et ses peintres de 1804 à 1990 (Souffrances et Espoirs d'un peuple), L'Imprimeur II, 1989, 457 p.&lt;br&gt;(3) ALEXIS (Gérald), Peintres haïtiens, Editions Cercle d'Art, 2000, Paris, 304 p.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;(Source Le Nouvelliste sur &lt;a href="http://www.lenouvelliste.com/"&gt;&lt;font color="#0000ff"&gt;http://www.lenouvelliste.com&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p align=center&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;---------------------------------------------------&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:13.5pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Haïti : Décès du Peintre Jean-Claude Garoute, dit Tiga &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;« Tiga est incompatible avec la mort », elon Mireille Pérodin &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:24pt;color:black"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;jeudi 14 décembre 2006&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="color:black"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;P-au-P, 14 Déc. 06 [AlterPresse] --- Le célèbre artiste peintre haïtien Tiga, de son vrai nom Jean-Claude Garoute, est décédé ce 14 décembre 2006 dans un centre hospitalier à Miami à l’âge de 71 ans, confirme à AlterPresse la galeriste Mireille Pérodin Jérôme des Ateliers Jérôme à Pétion-Ville.&lt;/span&gt;&lt;span style="color:black"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Fils d’Antonine Garoute, Tiga qui n’a jamais connu son père, était souffrant depuis quelques mois au point d’être hospitalisé à Fort Lauderdale aux Etats-Unis d’Amérique.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;« Tiga est parti à huit heures et vingt-cinq minutes ce matin. Tiga est incompatible avec la mort », affirme Mireille Pérodin, éplorée.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Pour la responsable des Ateliers Jérôme, Tiga est encore vivant à travers ses créations artistiques et son mouvement Saint-Soleil qui s’est taillé une place de première importance parmi les grandes écoles de peinture dans le monde.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;« Tiga c’est la vie, il a donné vie à tous ceux qui l’ont accompagné, aux malades mentaux, aux handicapés, aux groupes les plus défavorisés et à tout le peuple haïtien », déclare Mireille Pérodin Jérôme.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Né à Port-au-Prince le 9 décembre 1935, Jean-Claude Garoute a grandi à Jérémie (Grand’Anse) jusqu’à l’âge de six ans, avant de s’installer à Port-au-Prince où il débuta sa carrière de peintre.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;A Soisson-la-Montagne dans les hauteurs de Kenscoff (est de Port-au-Prince), il a entrepris avec d’autres peintres, en 1970, la construction d’un atelier sur le terrain qu’ils avaient acheté à Soisson la Montagne. Tiga a cultivé des relations étroites avec les ouvriers et les paysans du coin.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Le groupe initial de peintres, formé de Exil Leroy, Louisiane Saint-Fleurant, Denis Smith et Prospère Pierre-Louis, a pris le nom de Saint-Soleil et s’est adonné à une peinture qui s’est démarquée de celle dite naïve, pour constituer une forme d’art sacré très libre.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Ces artistes du mouvement Saint-Soleil « peignent comme il leur plaît ce qu’ils ne représentent pas », a souligné André Malraux lors de sa visite en Haiti en 1975, un an après la première exposition Saint-Soleil au musée d’Art haïtien en 1974.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;En 2001, un court métrage retraçant la vie et l’œuvre de Tiga a été réalisé par le cinéaste haïtien Arnold Antonin. Ce film documentaire s’intitule « Tiga-Haïti : Rêve, possession, création, folie ».&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Récemment, ce grand maître de la peinture haïtienne a été décoré au grade de Commandeur par le président René Préval, selon les explications de l’Architecte Daniel Élie, Ministre de la culture et de la communication, qui estime que « c’était une grande satisfaction pour Tiga ».&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Le thème « Solèy Leve » retenu pour le Carnaval 2007, en Haïti, s’inspire de l’un des tableaux de Prospère Pierre-Louis (peintre du mouvement Saint-Soleil) représentant une femme qui enveloppe le soleil avec ses bras.[do gp apr 14/12/2006)&lt;/span&gt;
&lt;p align=center&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p align=center&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;--------------------------------------------------------&lt;/span&gt;
&lt;p align=center&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;&lt;font color="#0000ff"&gt;Commentaires:&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p align=center&gt;&lt;span style="font-size:10pt;color:black;font-family:Arial"&gt;&lt;font face="Lucida Handwriting, Cursive" color="#0000ff"&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Nous reproduisons ces deux articles accessibles sur le net publiés par l’agence Alterpress et el journal haïtien Le Nouvelliste dans le but de présenter des éléments didactiques aux lecteurs qui auront à cœur d’apprendre un peu plus sur ce savoir-faire artistique haïtien qui constitue un paramètre positif souvent utilisé pour jauger et qualifier le peuple haïtien dans ce qu’il a de beau de bien et de bon.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Ceux qui ont visité la République Dominicaine ont du être frappés par la pertinence de la peinture haïtienne exposée dans la fameuse et concourue avenue « El Malecon ». Quand le tourisme était en plein essor en Haïti avant 1984, une des activités phare du touriste se retrouvait dans la visite des ateliers et des boutiques exposant les tableaux dont les couleurs vivantes et les formes&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;non proportionnelles définissent le courant naïf.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Dans le milieu associatif on assiste constamment à des expositions vente d’œuvres d’art haïtiens ou la peinture naïve occupe une place prépondérante. Les catalogues établis à qui mieux-mieux, affichent &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;souvent des noms d’illustres inconnus dont l’intérêt de figurer dans un pseudo catalogue ne vise que le potentiel acquéreur. Il est très rare de voir lors de ces expositions des œuvres de véritables maîtres reconnus comme tels en Haïti et au-delà des frontières de par la sensibilité qui émane de la conception des toiles.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Sans enlever le côté pratique utilitaire de ces activités, nous sommes en droit de dire que ces fenêtres ouvertes sur la peinture haïtienne ne permette de visualiser qu’in infime partie.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=center&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Avec les données exposées dans ces deux articles on peut s’approcher d’un maître et de son école : Jean Claude Garoute et Saint Soleil. &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;table cellspacing="0" border="0"&gt;&lt;tr height="8"&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://tkfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pjo968yJs4mQeLkfECnTF7xdtvdC-NhwntLxx5VZlg6PR41WsZL8i1pDIV8XKNoB8OhmjAIDf7ak"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;1AF8D1F946A5E27C&amp;#33;1532&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://tkfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pjo968yJs4mQlT9RBp3p-XpLyaEVdQk2OdtczmyQuUeBdMwQQogPlHqasj_FBGynA2jmsiRpyXTk"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;1AF8D1F946A5E27C&amp;#33;1533&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://tkfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pjo968yJs4mT7piAcKYp5bgAfbYT0kSfvQUcDmSiFB14At7-WtXUI1XnsfY2Rm_RzWviBAhytBJg"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;1AF8D1F946A5E27C&amp;#33;1534&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://tkfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pjo968yJs4mSz1EhklZmdb87Cyjg1SNopK_NKFExYIHTT_jelkmOAcRgjXP_mS72b1Ya9K_xRzuU"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;1AF8D1F946A5E27C&amp;#33;1535&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://tkfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pjo968yJs4mQo7R6hRT8lTTrhc_Lw6PGmioVG7UZ9hdfDfodx_FQbsyv2kYfM1MmfbqUHO3xYFrc"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;1AF8D1F946A5E27C&amp;#33;1536&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+AUTOUR+DE+LA+MORT+DE+JEAN+CLAUDE+GAROUTE+%22TIGA%22++ET+LE+MOUVEMENT+SAINT+SOLEIL...AUTOUR+DE+LA+PEINTURE+HAITIENNE&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1531.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1531.entry</guid><pubDate>Fri, 15 Dec 2006 18:48:19 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1531/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1531.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-12-15T18:48:19Z</dcterms:modified></item><item><title>ART EN FOLIE...UN PAS DANS LA BONNE DIRECTION</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1518.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:13.5pt"&gt;&lt;strong&gt;Un pas dans la bonne direction&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:10.5pt"&gt;« Cela devrait se faire plus régulièrement. L'initiative qui rapproche les arts et met en commun les artistes peut générer de gros profits », déclare Ralph Allen.&amp;quot;C'est le prélude à Art en Folie&amp;quot;, annonce M. Max Chauvet.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;La Unibank et Le Nouvelliste sponsorisent une autre activité culturelle. Après « Livres en Folie » et « Musique en Folie », c'est « Création à ciel ouvert » qui porte les responsables de ces deux institutions nationales à tenter une nouvelle expérience. Avec le support de l'Institut français d'Haïti et autres partenaires comme Voilà et Rhum Barbancourt, ces deux institutions ont inauguré au Ranch Le Montcel, à Bélot dans les hauteurs brumeuses de Kenscoff, la première foire d'Arts plastiques et d'artisanat.&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Le samedi 9 et le dimanche 10 décembre 2006, au Ranch Le Montcel, des artistes haïtiens déjà confirmés ont côtoyé de plus jeunes. Un peu comme les peintres impressionnistes le faisaient en installant leur chevalet en pleine nature, nos artistes ont tenté l'expérience du spectacle de l'art et du contact direct avec le visiteur. L'art plastique peut sortir des ateliers pour emprunter un autre type de rapport avec le public. Au milieu d'un décor écologiquement équilibré, les peintres qui participaient à « Création à ciel ouvert » ont tous manifesté leur enthousiasme pour l'initiative.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Fravrange Valcin, le commissaire de l'exposition, a affirmé que « depuis des années les artistes étaient très jaloux des écrivains et des musiciens. Nous avons un rêve, c'est celui d'avoir une Peinture en Folie. » Au cours des semaines d'octobre, on voyait sur les murs de Carrefour une brève publicité annonçant Peinture en Folie. Valcin, très connu dans les milieux intellectuel et artistique pour ses oeuvres à caractère social, a précisé qu'il « est temps pour les artistes de sortir de l'atmosphère fermée de leurs ateliers réservés jusque-là à quelques amis et collectionneurs. » Questionné au sujet du processus mis en place pour la réalisation de l'initiative, Valcin a affirmé que « l'idée mûrissait et circulait dans les milieux de l'art. Nous avons pris contact avec Monsieur Max Chauvet, directeur de Le Nouvelliste. Puis les responsables du Ranch le Montcel ont vite compris ce qu'ils peuvent tirer du projet en terme culturel et de promotion d'un tourisme local. »&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Il a été un peu difficile de convaincre le secteur bancaire comme la Unibank. A cette institution toujours engagée dans la promotion de la culture, on se questionnait pour savoir comment rendre possible et rentable une foire des Arts plastiques et de l'Artisanat. « Ils ont décidé de tenter une première expérience, souligne Valcin. Cela permettra aux artistes et promoteurs de mieux s'entendre sur un projet plus ambitieux. »&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;280 artistes haïtiens ont déjà été répertoriés par les initiateurs de la foire. Une centaine a été sélectionnée pour les éditions futures. 17 artistes ont été retenus pour la première édition de « Création à ciel ouvert ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b style=""&gt;LES ARTISTES OPINENT&lt;/b&gt; &lt;br&gt;Les impressions recueillies par Le Nouvelliste sur le site même du Ranch Le Montcel renvoient toutes à la justesse de l'initiative. « Ma première idée est le fait de voir que les artistes ont l'occasion de se rencontrer en famille », a déclaré Valcin au moment où il peignait la robe d'un mannequin. Le commissaire de l'exposition se réjouit d'avoir convaincu des artistes « qui ont du mal à vendre leurs oeuvres, isolés qu'ils sont dans le contexte général du pays. »&lt;br&gt;Selon Ralph Allen « cela devrait se faire plus régulièrement et de façon plus structurée. L'initiative peut générer de l'argent, continue le peintre. Il faut une politique culturelle dynamique pour mieux connaître les arts et développer un tourisme local. » Ralph Allen qui travaillait un tableau à partir d'images d'un ordinateur portable a eu une pensée spéciale pour Jean Claude Garoute (Tiga). « La foire des arts plastiques coïncide avec la date de naissance du promoteur du mouvement Saint Soleil actuellement alité à Miami. « Dommage qu'il soit obligé de partir pour être soigné. En regard de ce qu'il a donné à notre art, on doit dédier la foire à Tiga», argumente Valcin.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Pour Frank Louissant, « Tiga devrait être parmi nous. On pense très fort à lui. On se rappelle son leadership à Soisson-La Montagne, en 1973. » C'était à Kenscoff que naissait, il y a trente-trois ans, le mouvement Saint Soleil avec Maud Robart.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Selon Booz Domond, « le travail en plein air est une expérience enrichissante. Je connais beaucoup d'artistes de nom. Je les vois maintenant et on se parle. » Influencé par Lyonel Laurenceau et Jean René Jérome, Domond croit que l'art peut détendre positivement notre société traumatisée.  &lt;br&gt;Rolf Samballe n'a pas caché sa joie d'être avec les artistes au Ranch le Montcel. Il fait une expérience entre la tradition caraïbe et la modernité. « Cela me tient à coeur de faire la quête d'un certain alphabet primitif. » Rolf Samballe constate qu'il y a un grand vide dans la créativité picturale contemporaine. Contrairement aux années 50 et 60, le Centre d'Art motivait la création artistique, se rappelle l'artiste qui mentionne aussi l'Ecole du Cap, l'Ecole de la Beauté, le Mouvement Saint Soleil. « Face à la crise des écoles d'art, l'initiative de la foire est heureuse. »&lt;br&gt;Celui qui a trouvé le thème de « Création à ciel ouvert » est le peintre Laino. Interrogé au sujet d'un éventuel manque de concentration de l'artiste quand il est entouré d'observateurs, il répond que « le professionnel est toujours en contrôle de ses moyens. Il est un footballeur qui ne doit pas avoir peur d'un stade rempli de spectateurs. » Laino affirme que la foire de Montcel « permet d'élaborer ensemble des projets esthétiques. »&lt;br&gt;A un moment où une certaine perte de l'identité nationale est constatée, les opinions des artistes autour de la recherche d'une esthétique intégrée doivent alerter les intellectuels et les milieux d'affaires nationaux. Ralph Allen opine qu'il faut avoir aujourd'hui « des penseurs contemporains qui puissent formuler une esthétique nouvelle. »&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;DES TENDANCES MULTIPLES&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;Une salle d'exposition attirait aussi les visiteurs. Sculptures, céramiques, peintures montraient la diversité de la création plastique haïtienne. Ralph Allen faisait voir la sensualité des corps. Valcin élaborait l'éloge à la femme. Desmangles s'initiait au rêve. Frank Louissaint photographiait le réel. Rolf Samballe continuait la quête de l'hybridité.&lt;br&gt;&lt;br&gt;A coté de ces artistes confirmés, des peintres talentueux comme Laino, Duplan, Kathy Castera Laguerre, Hermantin et des sculpteurs comme Anderson Toussaint, François Sanon, Eugène Ledoine, J. Delva, retenaient l'attention.&lt;br&gt;L'artisanat était aussi à l'honneur. De beaux objets de décor intérieur étaient exposés. Les visiteurs se sont attardés à contempler le travail sur le vif des artisans pour apprendre un peu le processus de leur créativité.&lt;br&gt;Le vrai spectacle du samedi 9 a été celui imaginé par Valcin. Il présentait un mannequin qui ressemblait, par sa fixité, à une poupée grandeur-nature. Quand l'artiste commençait à appliquer de la peinture sur sa robe, les curieux s'intéressaient aussi bien à la rapidité de l'exécution du peintre qu'aux&lt;br&gt;gestes mécaniques du mannequin. « Au lieu de travailler sur un canevas à partir d'un modèle, je travaille directement sur son corps. Je fais un peu personnellement du showbiz, » déclare Valcin. On croirait entendre Salvador Dali ! &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Le public s'adaptait aux tendances. Le visiteur allait d'un stand à l'autre, s'asseyait à une table pour goûter aux mets préparés, boire une bière Prestige ou siroter un « cup » de Barbancourt sec sous le froid de la montagne. L'haïtianité était aussi au niveau de la cuisine. Voilà, Unicarte, Rhum Barbancourt ont déployé banderoles et exhibé des maillots au cours de la fête de l'art pour faire la promotion de leurs produits. Le Nouvelliste a profité de l'événement pour distribuer à ses jeunes lecteurs « Le P'tit Nouvelliste » qui revient en encart pour le bonheur de plus d'un.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Dimanche 10, il y avait plus de monde que la veille. La vente aux enchères a été aussi une nouvelle expérience dans le marché de l'art. Le chanteur Belo , invité spécial, a égayé une bonne partie de la journée.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;LE PROFIT ET L'IMAGINATION&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;L'exérience de la foire de Montcel montre un goût du risque inédit chez nos institutions financières. Le Nouvelliste et la Unibank n'ont pas reculé face aux propositions des artistes. Des visiteurs ont suggéré qu'il serait profitable aux artistes et aux promoteurs de faire imprimer des posters d'oeuvres originales qui pourraient être vendus à des prix abordables. Une tournée par bus dans les ateliers d'artistes pourrait être organisée. Une mobilisation dans les écoles, selon Max Chauvet, peut porter les jeunes à s'intéresser à l'art en vue de mieux sauvegarder notre patrimoine culturel. La Unibank pourrait, en partenariat avec les galeries, organiser exposition et vente des tableaux les plus cotés. Un amateur d'art argumente que le secteur bancaire peut financer la production de documentaires sur les artistes. Il cite l'exemple du Tiga d'Arnold Antonin. &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Monsieur Max Chauvet a exprimé son plaisir de voir les artistes ensemble. « La foire a aussi une valeur pédagogique, » souligne-t-il. Il reconnaît que l'époque n'était pas la meilleure pour l'événement. Il informe qu'en été de l'année prochaine La Unibank, Le Nouvelliste, Rhum Barbancourt, organiseront Art en Folie au Parc historique de la Canne à Sucre. Il félicite Stéphanie Villedrouin pour son courage à tenir le pari. Selon Max Chauvet « la peinture haïtienne a une grande renommée internationale. Il faut des initiatives et des institutions pour protéger nos valeurs. L'expérience de la foire de Montcel nous a permis de tirer des leçons profitables pour l'avenir. Nous avons fait un pas dans la bonne direction. »&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana"&gt;Pierre Clitandre&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:13.5pt"&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A venir...
&lt;p&gt;Nos Commentaires
&lt;p&gt; &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+ART+EN+FOLIE...UN+PAS+DANS+LA+BONNE+DIRECTION&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1518.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1518.entry</guid><pubDate>Thu, 14 Dec 2006 00:08:41 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1518/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1518.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-12-14T00:08:41Z</dcterms:modified></item><item><title>Revoir «L'Evangile du cochon créole »</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1295.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;table style="width:100%" cellspacing=0 cellpadding=0 width="100%" border=0&gt;
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:13.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;« Je suis le cochon créole. Je suis qui je suis. Je suis le porc de vos Ancêtres. Il n'y a aucun porc sauf moi, ce porc créole, noir, apocalyptique, porc du Nouveau Monde dont le sang a lavé les esclaves de leurs péchés, dont la chair est ta chair, jusqu'à là fin des temps », répète sous le ton de la psalmodie le prédicateur, ce prophète des nouveaux temps, incarné par Dominique Batraville dans « l'Evangile du cochon créole », de Michelange Quay, réalisateur new-yorkais, d'origine haïtienne. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Les premières scènes du film, présenté au Festival de Cannes en 2004, montrent tout. En 15 minutes, ce court-métrage met à nu, sans pudeur aucune, la misère, les fatras. Bref, un bidonville de Port-au-Prince. Une atmosphère de dernière heure. Des porcs fouinent dans une montagne d'immondices. En signe de sacrifice aux dieux, l'un d'eux est égorgé. &lt;br&gt;&lt;br&gt;La trame, puzzle reconstitué plutôt comme un voyage entre histoire et imaginaire, plonge ses racines dans le réalisme merveilleux, l'univers magique, de nos paysans en mal de monts et merveilles, à la verve facile et fertile. Le délire du personnage central (Dominique Batraville), prend tout l'espace/temps du film, dans un processus de dévoilement des aléas d'une vie détachée de la somme sans cesse vouée à l'échec, à l'errance. Ici, le mot (prophétique ? apostolique ? apocalyptique) a le poids d'une foudre et donne voix à un peuple sans voix/voie, cloîtré dans les annales d'un passé mythifié. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette fiction réalisée dans un style à la fois cru et dru de Michelange Quay tient d'une grande fermeté, d'une particularité de réalité en lambeaux revisitée avec soin, dépouillée des scories, des sophismes et de la pensée de deuxième main, une bande sonore admirablement troussée aidant. Tout au long de « L'Evangile du cochon créole », le spectateur fait face à un chassé-croisé où le réel flirte avec l'irréel, l'intérieur avec l'extérieur, le sud avec le nord. Résolument, Dominique Batraville, comme un Jésus Christ entré par effraction dans un décor tropical, fait montre d'un comédien à forte personnalité. Un style de jeu décapant, troublant où la direction d'acteur importe peu. Car, avec lui, c'est une question de rythme qu'on suggère et non qu'on impose.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Michelange Quay, sans niaiserie et sans pitié, dresse ici un portrait fort, dur. Une véritable réflexion sur le monde moderne et le destin des pays pauvres avec, évidemment, l'île comme point de départ. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Le plan-séquence de la fin qui suit la ville de New-York avec une musique de jazz figurant sur la bande originale, « Forget », de Julien Lourau est magnifique. Une dichotomie déroutante. Une confrontation entre deux mondes diamétralement différents. Celui du rêve et de l'anti-rêve, du Christ et de l'antéchrist.&lt;/span&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span style="color:black"&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Fiche technique&lt;br&gt;&lt;br&gt;« L'Evangile du cochon créole », un film de Michelange Quay avec Dominique Batraville, Georges Quay, images de Benjamin Echazaretta, musique de Julien Lourau, montage de Michelle Flammand, Jean Marie Lengellé, France/Haïti, 2004, 15 minutes.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Fiche du réalisateur&lt;br&gt;&lt;br&gt;Michelange Quay est né à New York de parents haïtiens. Il a fait des études d'anthropologie et de cinéma (section réalisation) à l'Université de Miami, puis à New York. En 2002, il a été réalisateur Lauréat de la résidence Cinéfondation du Festival de Cannes.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Marvin Victor&lt;br&gt;marvinvictor@lenouvelliste.com&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="color:black"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+Revoir+%c2%abL'Evangile+du+cochon+cr%c3%a9ole+%c2%bb&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1295.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1295.entry</guid><pubDate>Mon, 06 Nov 2006 09:31:57 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1295/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1295.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-11-06T09:31:57Z</dcterms:modified></item><item><title>LE TAP-TAP :Un patrimoine culturel à défendre...</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1261.entry</link><description>&lt;div&gt;
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:13.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:10.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Le tap-tap tient une place importante dans le transport public en Haïti. L'Union nationale des artistes Tap-tap haïtien (UNATH) est à l'avant-garde pour la défense de ce patrimoine culturel.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Améliorer la qualité du transport en commun tout en rehaussant l'image du tap-tap partout dans le pays, tels sont les objectifs que se donne l'Union nationale des artistes Tap-tap haïtien (UNATH).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour les membres de ce regroupement d'artisans et de professionnels, fondé en 2001, les tap- tap qui roulent tant bien que mal sur les routes et pistes cahoteuses du pays font partie intégrante de notre héritage culturel. Aucune statistique ne semble exister quant au nombre de ces véhicules peinturlurés qui transportent quotidiennement des dizaines de milliers d'Haïtiens. Chose certaine, ils sont des milliers à cracher leurs pistons dans de grands nuages de fumée noire en grimpant les chemins caillouteux de tout le pays.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ce qu'on tient pour certain, c'est que le tap-tap, tel que nous le connaissons en Haïti, a vu le jour en 1933 au garage St- François, rue du Magasin de l'Etat et qu'il était alors tiré par des chevaux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;On devra attendre la fin de 1939 pour voir sortir de ce même garage le tout premier modèle à moteur, baptisé Manman Marie. Ce tap-tap a transporté pendant plusieurs années des passagers sur le circuit Port-au-Prince/Petit-Goave.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Aujourd'hui, le tap-tap est de plus en plus snobé par les Haïtiens qui ne l'empruntent que lorsqu'ils sont obligés, alors que, aux yeux des étrangers, il constitue un attrait touristique indéniable.&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est cette perception négative que tente de modifier l'Union nationale des artistes tap-tap haïtien (UNATH). L'organisme envisage de sensibiliser les passagers, les responsables du transport public et les associations de chauffeurs sur le rôle important que jouent les constructeurs de tap-tap en Haïti.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le tap-tap, selon les responsables de cette association, a non seulement une valeur marchande pouvant contribuer au renforcement de l'économie haïtienne, mais constitue aussi un symbole culturel original pour notre pays.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les responsables de l'UNATH renouvellent leur engagement à apporter leur contribution, à la manière d'autres associations du genre, dans l'amélioration de l'aménagement intérieur des tap-tap afin de mieux desservir la population.&lt;br&gt;&lt;br&gt;S'organiser d'abord&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour y parvenir, l'UNATH veut d'abord s'organiser. Elle s'est dotée d'un comité directeur, d'une commission de marketing et de relations publiques, d'une commission de surveillance et de contrôle et d'une commission de discipline. Les membres de l'association assurent, par cette répartition de tâches, la gestion et la coordination des activités de l'UNATH.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Selon le président de cette association, Pierre Rico, pour penser à l'amélioration du transport en commun en Haïti, il est nécessaire d'avoir des gens qui mettent leurs connaissances artistiques, techniques et professionnelles pour améliorer ce moyen de transport qu'est le tap-tap. &lt;br&gt;&lt;br&gt;En effet, l'UNATH réunit des peintres, des décorateurs, des électriciens et des constructeurs qui travaillent à redorer l'image du tap-tap qui, malheureusement, commence à perdre de sa notoriété dans le milieu haïtien. Citons entre autres : Abénice Désir, dit Tibé, Lalane Wilzer, Selon Jean Louis, Pierre Rico, Azemar Wilfrid, pour ne citer que ceux-là.&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span style="color:black"&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Comité exécutif de l'UNATH:&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pierre Rico : Pésident&lt;br&gt;Azemar Wilfrid : Vice-président&lt;br&gt;Lalane Wilzer : Secrétaire général&lt;br&gt;Raymond Théïto:Secrétaire gle adjoint&lt;br&gt;Jean Louis Selon: Trésorier&lt;br&gt;Kernizan Dieuseul: Trésorier adjoint&lt;br&gt;Louis Joseph Mathieu: Conseiller&lt;/span&gt;&lt;span style="color:black"&gt;&lt;/span&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span style="color:black"&gt;&lt;font size=3&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt; &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span style="display:none;color:black"&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Les commissions de l'UNATH et leurs représentants.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Commission de marketing et de relations publiques :Chérilus Jacquelyn&lt;br&gt;Commission de surveillance :Abénice Désir, Bordes Louis Charles, Mertus Julien&lt;br&gt;Commission de discipline : Isaac Colin, Arnault Jean Gary, Paulimen Holly&lt;/span&gt;
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&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;Jean Max St Fleur&lt;br&gt;tmaxner@yahoo.fr&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;(Source Le Nouvelliste sur &lt;a href="http://www.lenouvelliste.com/"&gt;http://www.lenouvelliste.com&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:8.5pt;color:black;font-family:Verdana"&gt;
&lt;p&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;font size=3&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Commentaires :&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt;Ceci représente définitivement une très bonne initiative dans la mesure ou la dégradation constante du niveau de vie en Haïti a modifié de façon considérable les us et coutumes dans toutes les facettes de la vie.&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt;Si, quelques années avant, se poster dans un coin du boulevard JEAN JACQUES DESSALINES pour observer le flux des TAP-TAP travaillés et peints de couleurs vives, ornés de tableaux allégoriques des croyances et de la vie haïtiennes, aujourd’hui ceci devient un vrai cauchemar mettant en relief des scènes invraisemblables ou les gens sont entassés dans des « bus » et des « camionnettes » de fortune constitués de voitures en principe destinées à un autre type de transport, et ou les « chrétiens vivants » côtoient des animaux dans une camaraderie devenue hélas conviviale…&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=3&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Aujourd’hui, le temps des « bois fouillés » assurant la liaison entre « carrefour feuille » et le centre ville, l’époque des « discothèques » ambulantes offertes aux usagers du trajet « carrefour »- centre ville ne fait partie que de la mémoire de ce qui ont connu vécu et apprécié cet autre visage du pays.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt;Il est réellement de bon temps que ce groupe d’artistes prennent les mesures nécessaires pour perpétrer cette tradition, qui à un moment de la durée devra contribuer a redonner de la couleur au pays….&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;td&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:10pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;table cellspacing="0" border="0"&gt;&lt;tr height="8"&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://tkfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pjo968yJs4mQPy1T8jmYIQIK02UKTBP-OISA927SnPq_vJNBnKQNkhiFftMF614-J1VasRe85Vvg"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;1AF8D1F946A5E27C&amp;#33;1263&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+LE+TAP-TAP+%3aUn+patrimoine+culturel+%c3%a0+d%c3%a9fendre...&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1261.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1261.entry</guid><pubDate>Sun, 05 Nov 2006 11:47:11 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1261/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1261.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-11-05T11:47:11Z</dcterms:modified></item><item><title>L’œuvre de Philippe Dodard au centre d’une grande exposition en Floride</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1258.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color:#000066;font-family:Arial"&gt;&lt;font size=3&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color:black"&gt;&lt;br&gt;&lt;br style=""&gt;&lt;br style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#000066;font-family:Arial"&gt;&lt;/span&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span style="color:black"&gt;&lt;font face="Times New Roman" size=3&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#000066;font-family:Arial"&gt;Coup d’envoi ce 2 novembre d’une exposition et de divers programmes organisés par le réseau bibliothécaire du comté de Broward sous le thème &amp;quot; Racines : L’idée de la modernité dans l’art contemporain haïtien&amp;quot;.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#000066;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#000066;font-family:Arial"&gt;Les activités seront lancées avec l’organisation à l’université internationale de la Floride( FIU) d’un symposium sous le thème les études diasporiques dans le 21 eme siècle, animé par le professeur Houston Baker de l’université de Vanderbilt.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#000066;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#000066;font-family:Arial"&gt;Une seconde conférence débat sera organisée le 3 décembre à la salle des lectures de la galerie centrale de la Bibliothèque autour du thème &amp;quot; L’idée de la modernité dans l’art contemporain de la diaspora&amp;quot;. Plusieurs manifestations sont prévues à l’occasion de cette exposition telles ; la publication d’un livre sur l’œuvre et l’organisation de symposium.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#000066;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#000066;font-family:Arial"&gt;L’œuvre de Dodard a déjà fait l’objet d’expositions internationales. La particularité de cette nouvelle exposition est que l’œuvre du peintre, sculpteur et dessinateur &amp;quot;s’inscrit dans un discours pour définir l’art contemporain haïtien&amp;quot;, déclare Babacar M’Bow, un des membres du comité organisateur de l’exposition.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#000066;font-family:Arial"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:9pt;color:#000066;font-family:Arial"&gt;Plusieurs professeurs d’universités interviendront lors des symposiums : Nkiru Nzegwu, de l’université d’état de New York ; Legrace Benson de l’université Cornell ; Carole Boyce-Davies de internationale de la Floride( FIU) ; Rose Thevenin et kisha Abraham de Université mémoriale de la Floride.&lt;span style=""&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;Notons que les galeries Marassa de Port-au-Prince et Nader de Miami ainsi que la fondation ACTION apportent leur appui au programme. (Source Radio Métropole sur &lt;a href="http://www.metropole.com/"&gt;&lt;font color="#006629"&gt;http://www.metropole.com&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+L%e2%80%99%c5%93uvre+de+Philippe+Dodard+au+centre+d%e2%80%99une+grande+exposition+en+Floride&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1258.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1258.entry</guid><pubDate>Sat, 04 Nov 2006 09:15:48 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1258/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1258.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-11-04T09:15:48Z</dcterms:modified></item><item><title>L’histoire de Wyclef Jean bientôt contée sur la chaîne américaine HBO</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1246.entry</link><description>&lt;div&gt;&lt;font face="Arial Black" size=4&gt;&lt;/font&gt;&lt;a&gt;&lt;font face="Arial Black" color="#515151" size=2&gt;L’artiste haïtiano-américain prépare également deux albums avec des vedettes comme Whitney Houston, Carlos Santana, Shakira et Lauryn Hill &lt;/font&gt;&lt;font size=2&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=Arial size=2&gt;&lt;strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=Arial color="#808080" size=1&gt;&lt;em&gt;Posté le jeudi 2 novembre 2006 &lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Par Radio Kiskeya &lt;/em&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=Arial size=2&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=Arial size=2&gt;
&lt;p&gt;La superstar haïtiano-américaine du Hip-Hop, Wyclef Jean, prépare actuellement le lancement sur la chaîne américaine HBO d’une série autobiographique et la sortie prochaine de deux albums qui réuniront une pléiade de grosses pointures du showbiz international, rapporte la chaîne musicale MTV spécialisée dans la diffusion de vidéoclips.
&lt;p&gt;L’artiste, originaire de la Croix-des-Bouquets (40 km au nord de Port-au-Prince), a depuis quelques mois signé un contrat avec HBO pour la réalisation de cette production qui retracera sa vie de son Haïti natale à son ascension américaine en passant par les difficultés de son adolescence à New York. Wyclef Jean interprétera le premier rôle masculin de la télésérie dont il assurera également la production et la composition de la bande originale.
&lt;p&gt;D’autre part, l’ex-leader des Fugees -un groupe disloqué depuis le triomphe phénoménal de son album The score et les millions d’exemplaires vendus -travaille en studio sur son prochain album solo, le sixième de sa carrière. Intitulé The second wind (le second souffle), il sortira en été 2007. Une brochette de stars de la chanson sont associées à cette nouvelle aventure musicale de celui qui peut désormais compter sur un solide réseau d’amis et de partenaires dans le monde artistique américain.
&lt;p&gt;&amp;quot;Je prévois de travailler avec Carlos Santana, Shakira, les Destiny’s Child, Whitney Houston, bref tous ceux avec qui j’ai écrit ces chansons géniales, composé ces instrus de folie afin d’en faire profiter le monde entier&amp;quot;, a confié Wyclef Jean à MTV. Plusieurs chansons en duo ont déjà été enregistrées notamment Love avec la Bomba Latina, Shakira (à qui l’haïtiano-américain avait donné la réplique dans le hit de l’été 2006 Hips don’t lie) et What about the baby avec Mary J Blige.
&lt;p&gt;Cet opus sera suivi d’un autre titré Carnival 2. Lauryn Hill, l’ancienne voix magique des Fugees, sera en featuring (l’invitée spéciale) sur cet album qui s’inscrira dans la même veine que Carnival, le première œuvre solo de Wyclef qui lui avait valu à sa sortie en 1997 un grand succès commercial avec des tubes comme Guantanamera et Gone til november.
&lt;p&gt;L’auteur-compositeur-interprète et producteur voyage fréquemment entre les Etats-Unis et Haïti où il est notamment propriétaire de la chaîne de télévision, TELEMAX, et président du conseil d’administration d’une fondation à vocation communautaire, Yele Haïti. spp/RK&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;
&lt;p align=right&gt;&lt;font face=Arial color="#0000ff" size=2&gt;&lt;a href="mailto:redac@radiokiskeya.com"&gt;&lt;u&gt;Radio Kiskeya&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+L%e2%80%99histoire+de+Wyclef+Jean+bient%c3%b4t+cont%c3%a9e+sur+la+cha%c3%aene+am%c3%a9ricaine+HBO&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1246.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1246.entry</guid><pubDate>Thu, 02 Nov 2006 18:26:00 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1246/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1246.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-11-02T18:26:00Z</dcterms:modified></item><item><title>Bruxelles : Festival multiculturel en l’honneur d’Haiti</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1230.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;h1&gt;&lt;font face=Arial size=2&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=Arial size=4&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=Arial size=2&gt;&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=Arial size=2&gt;&lt;em&gt;jeudi 26 octobre 2006&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=Arial size=2&gt; 
&lt;p align=justify&gt;P-au-P, 26 Oct. 06 [AlterPresse] --- Un important Festival multiculturel de films et documentaires, expositions et concerts, baptisé Regards sur Haïti, s’ouvre ce 26 octobre à Bruxelles, selon des informations communiquées à AlterPresse.
&lt;p align=justify&gt;25 films et documentaires seront projetés dans le cadre de cette manifestation culturelle et artistique qui dure jusqu’au 29 octobre.
&lt;p align=justify&gt;Outre la projection de films et de documentaires qui abordent des thématiques aussi variées que les arts et la littérature, le vaudou, l’histoire, la santé, les droits de l’homme, etc., des rencontres, des expositions, et des concerts sont prévus.
&lt;p align=justify&gt;Un concert de l’auteur-compositeur-interprète haitien Beethova Obas est attendu pour le 27 octobre. « Sa musique est une symbiose de rythmes haïtiens parsemés d’harmonies plutôt rares, perceptibles dans le jazz et dans la musique brésilienne », lit-on dans le document de présentation du festival.
&lt;p align=justify&gt;Parmi les films et documentaires programmés on dénombre, entre autres, « Gouverneur de la Rosée », suivant le roman éponyme de Jacques Roumain, « Les enfants du coup d’état » de Rachèle Magloire, « Jean Dominique the Agronomist » de Jonathan Demne, « Les chemins de la mémoire » de Frantz Voltaire, « Haïti, la fin des chimères » de Charles Najman et « Vers le Sud » de Laurent Cantet, d’après le roman de Dany Laferrière.
&lt;p align=justify&gt;« L’homme sur les quais » et « Le profit et rien d’autre », deux longs métrages de Raoul Peck figurent au programme. La projection de beaucoup d’autres documentaires, notamment de Mario Delatour, Anne Lescot, Maxence Denis, Laurence Magloire, Jean Françoise Chalut et Carl Lafontant est également prévue.
&lt;p align=justify&gt;Le programme présente aussi le film sénégalais « An Alé », qui s’articule autour du séjour de la chanteuse haïtienne Toto Bissainthe à Dakar. Il sera projeté en avant première en Belgique le 26 octobre.
&lt;p align=justify&gt;Ce Festival sera aussi agrémenté d’une exposition d’œuvres artisanales et d’ouvrages haïtiens. Le cinéaste Arnold Antonin, les écrivains Dany Laferrière et Louis-Philippe Dalembert, entre autres, sont invités à cet événement multiculturel.
&lt;p align=justify&gt;Le Festival Regards sur Haïti constitue la troisième grande initiative culturelle et artistique prise en faveur de ce petit pays des Caraïbes au cours de l’année 2006. Le plus récent est le Festival International du Film Haïtien de Montréal organisé en septembre 2006. [do gp apr 26/10/2006 09:00]&lt;/font&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1943534107772707452&amp;page=RSS%3a+Bruxelles+%3a+Festival+multiculturel+en+l%e2%80%99honneur+d%e2%80%99Haiti&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=ayitisoupye.spaces.live.com&amp;amp;GT1=AYITISOUPYE"&gt;</description><comments>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1230.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1230.entry</guid><pubDate>Fri, 27 Oct 2006 10:11:15 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1230/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1230.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-10-27T10:11:15Z</dcterms:modified></item><item><title>TELEPHONES PORTABLES PUBLICS PARTICULIERS</title><link>http://AYITISOUPYE.spaces.live.com/Blog/cns!1AF8D1F946A5E27C!1200.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;table cellspacing=0 cellpadding=0 width="100%" border=0&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
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&lt;td&gt;&lt;span&gt;Une minute s'il vous plaît !&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;La présence des quatre opérateurs de téléphonie mobile sur le marché a certes entraîné une augmentation certaine des utilisateurs de téléphones portables. Loin de chasser ces particuliers qui, avec un téléphone en main, offrent des appels à des passants dans les rues de la capitale, ces débrouillards dont l'utilité n'est plus à démontrer, ont encore un avenir sûr.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;table cellspacing=0 cellpadding=0 align=left border=0&gt;
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&lt;tr&gt;
&lt;td align=middle bgcolor="#cccccc" height=15&gt;&lt;font color="#999999"&gt;P   U   B&lt;/font&gt;
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&lt;tr&gt;
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&lt;div style="left:0px;visibility:hidden;top:0px"&gt;&lt;img style="width:0px;height:0px" height=0 alt="" src="http://www.lenouvelliste.com/pub/adlog.php?bannerid=57&amp;amp;clientid=19&amp;amp;zoneid=27&amp;amp;source=&amp;amp;block=0&amp;amp;capping=0&amp;amp;cb=ff8f3832f33604a5e5faa7ec8efc761f" width=0&gt;&lt;/div&gt;
&lt;td&gt;  
&lt;tr&gt;
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&lt;table cellspacing=0 cellpadding=0 align=right border=0&gt;
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&lt;td width=21 background="/graphics/misc/separator.grey.gif"&gt;&lt;img height=1 src="http://ayitisoupye.spaces.live.com/graphics/misc/pixel.gif" width=21&gt;
&lt;td&gt;
&lt;table cellspacing=0 cellpadding=2 width=200 align=right border=0&gt;
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&lt;tr&gt;
&lt;td align=middle&gt;&lt;a&gt;&lt;/a&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt; &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Déambulant aux abords des édifices publics, installés dans un coin de rue ou sur une place publique, à l'ombre d'un arbre, des particuliers avec un appareil téléphonique, loué ou acheté, profitent de l'absence de cabines téléphoniques pour offrir des services à des personnes qui n'ont pas de portable ou qui, l'espace d'un moment, ne peuvent se procurer une carte de recharge pour renflouer leur compte.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Installé sous un arbre au Champ de Mars, avec son appareil fixe de la Haïtel, Watson Jean Baptiste, offre à cinq gourdes la minute des appels depuis environ trois ans. Selon Jean Baptiste, son chiffre d'affaires a quelque peu baissé depuis l'arrivée sur le marché de l'opérateur Digicel.&lt;br&gt;« Autrefois, je gagnais environ 300 gourdes par jour, de nos jours avec la venue de ce nouvel opérateur je n'en gagne qu'environ la moitié », témoigne-t-il, ajoutant que le pullulement des personnes qui offrent ce service à la capitale est un facteur pouvant également expliquer cette baisse.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Faute de trouver un emploi pour pouvoir subvenir à leurs besoins, de plus en plus de jeunes s'adonnent à cette activité. Rencontré sur le parvis du Palais de justice, Espérance César, 24 ans, une boîte de téléphone de Ti téléfon 2004 en main, indique qu'il ne s'est lancé dans cette affaire qu'en août dernier.&lt;br&gt;« Incapable de trouver du travail et de payer la scolarité de ma fille, j'ai décidé de louer cet appareil de téléphone à raison de 60 dollars le samedi », a-t-il confié, précisant qu'il récolte près de 40 dollars par jour, c'est mieux que rien.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Habitant au Village Solidarité, Espérance nous explique qu'il sort régulièrement à 7 heures du matin et retourne chez lui aux environs de 8 heures du soir.&lt;br&gt;« Tous les matins, je pars du carrefour de l'Aéroport pour me rendre au Champ de Mars», a-t-il expliqué, puis d'ajouter que le fait de marcher, d'aller à la rencontre du client est plus rentable. &lt;br&gt;&lt;br&gt;A en croire Espérance, les appareils de Ti Telefon 2004 seraient plus avantageux que ceux de la Haïtel, car la communication passe plus facilement avec les autres fournisseurs.&lt;br&gt;« Bien que les compagnies soient interconnectées, les utilisateurs communiquent entre eux difficilement. Pour joindre un abonné d'un autre opérateur de téléphonie mobile, des clients se tournent donc vers nous », indiquant que pour rien au monde il ne laisserait cette activité pour aller travailler pour un salaire de misère.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Après plusieurs mois de tergiversations sur l'interconnexion, la Comcel et la Digicel se sont finalement décidées, le 17 septembre dernier, à respecter les droits des utilisateurs à communiquer entre eux. Quelques jours après, la Haïtel allait emboîter le pas. Cependant, les abonnés ne cessent d'exprimer leur déception quant à la qualité des services.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Entre-temps, ces particuliers continuent d'offrir leur service à ceux qui en ont besoin. En plus de l'offre d'appels à un prix abordable, ces débrouillards offrent aussi des cartes de recharges aux utilisate