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Budget : Le gouvernement doit des explications sur des fonds publics alloués au bureau de Bill ClintonLundi 28 septembre 2009, Radio KiskeyaLe président de la commission des finances du Sénat, Nènèl Cassis, a exigé lundi du gouvernement Préval/Pierre-Louis des explications sur une allocation de 22 millions de gourdes réservée dans le projet de budget 2009/2010 au fonctionnement du bureau de l’envoyé spécial de l’ONU pour Haïti, Bill Clinton. S’exprimant à quelques heures d’une rencontre cruciale prévue mardi avec la Première ministre et des membres de son gouvernement, le parlementaire a fait savoir même s’il n’y a pas une opposition monolithique à cette ligne budgétaire, ce projet est loin de faire l’unanimité au sein du Grand Corps. Certains Sénateurs cherchent à savoir quel bénéfice le pays pourrait en retirer tandis que d’autres, plus nombreux, soutiennent qu’Haïti n’a pas à financer le fonctionnement du bureau de M. Clinton dont la prise en charge devrait être assurée totalement par l’ONU. Personnellement, le Sénateur Nènèl Cassis déclare ne pas trop savoir quel travail l’ancien Président américain est en train d’accomplir pour Haïti qui pourrait justifier l’attribution à son administration de fonds provenant du trésor public. spp/Radio Kiskeya Paris et Port-au-Prince se disputent Amaral DuclonaLundi 28 septembre 2009, Radio KiskeyaLe procureur général de la République Dominicaine a affirmé lundi avoir été ces derniers jours soumis à de fortes pressions de la part des autorités haïtiennes et françaises en ce qui a trait à l’extradition d’Amaral Duclona, l’ex-puissant chef de gang de Cité Soleil accusé de crimes de sang, qui devrait être extradé en France. Dans son édition électronique de lundi, le quotidien local Diario Libre informe qu’en dépit de demandes incessantes produites en territoire voisin pour que le fugitif lui soit remis, le gouvernement haïtien a très peu de chance d’obtenir gain de cause. L’antériorité de sa demande d’extradition devrait logiquement permettre à la France de juger Duclona, inculpé notamment dans l’assassinat du consul honoraire français Paul-Henri Mourral, le 31 mai 2005 à Port-au-Prince, en pleine opération Bagdad. spp/Radio Kiskeya Un sénateur de l’Artibonite mécontent des changements opérés « à son insu » dans le système judiciaire de son départementAucune objection à ces changements des 2 autres sénateurs de l’Artibonitemardi 29 septembre 2009,Radio Kiskeya Le sénateur « indépendant » du 21 juin de l’Artibonite (Nord), Michelet Louis, a contesté lundi au ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Joseph Exumé, le droit d’avoir, unilatéralement et en violation de la loi, procédé à des changements dans le système judiciaire de Saint-Marc. Le ministre a en effet procédé la semaine dernière à l’installation d’un nouveau doyen du Tribunal civil de Saint-Marc et d’un nouveau commissaire du gouvernement pour la juridiction. Pour le parlementaire, le ministre aurait dû l’informer de telles décisions. De plus, le doyen du Tribunal civil a été illégalement remplacé avant la fin de son mandat, dénonce-t-il. A noter que, les deux autres sénateurs de l’Artibonite, MM. Youri Latortue et Jean Willy Jean Baptiste n’ont pour leur part exprimé aucune objection concernant les changements opérés par le ministre. Me Ramon Guillaume a été mis en disponibilité et remplacé par la juge Cluny Pierre Jules au Décanat du Tribunal civil de Saint-Marc. Me Rocky Pierre, commissaire du gouvernement contre qui des allégations de corruption avaient émises par un particulier, a été du même coup remplacé par Me Yvon Pradel. [jmd/Radio Kiskeya] Le « comité de suivi » de la crise à l’Université d’Etat d’Haïti s’oppose au Comité de facilitation formé par le Chef de l’EtatLa mission de facilitation incombe au Conseil de l’Université, déclare le "comité de suivi"mardi 29 septembre 2009,Radio Kiskeya
Au nom du respect du principe de l’autonomie universitaire consacré par la Constitution en vigueur, le comité, par l’organe du professeur Yves Barthélemy, déclare que c’est au conseil de 33 membres de l’UEH qu’il revient de statuer sur la crise et de proposer une solution à celle-ci. L’assemblée générale tenue vendredi dernier par les membres du comité en a décidé ainsi, précise le professeur Barthélemy. Comme préalable à toute discussion sur l’issue de la crise, le comité de suivi exige le retrait des forces de police du siège de la Faculté de Médecine et de Pharmacie et du périmètre extérieur de celui-ci. Il exige également l’annulation des sanctions prises contre 45 étudiants de la Faculté de Médecine. James Beltis, un étudiant membre du comité de suivi, a pour sa part annoncé un ensemble d’activités de mobilisation contre le Conseil exécutif de l’UEH accusé d’avoir eu recours à la force en autorisant l’intervention de la police à la Faculté de Médecine pour y déloger des étudiants. Un groupe d’étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie exige depuis le 27 avril 2009 le départ du Décanat de celle-ci dirigé par le Dr Gladys Tassy Prosper. Cette revendication et les actes posés par les étudiants dans le cadre de leur mouvement ont entrainé la suspension des cours au niveau de cette faculté. Cette situation a eu des répercussions sur l’ensemble de l’UEH, notamment sur le fonctionnement des Facultés d’Ethnologie et des Sciences humaines où la contestation contre le Rectorat de l’UEH prend chaque jour de l’ampleur. [jmd/Radio Kiskeya] Haïti en pole position pour sortir du "cercle de la pauvreté", selon Bill ClintonDes opportunités sans précédent s’offrent au pays, a déclaré à la Conférence des Amériques l’envoyé spécial de l’ONU qui s’est prononcé pour l’octroi du TPS aux sans-papiers haïtiens appelés toutefois à faire preuve de patience vis-à-vis de l’administration Obama confrontée à des dossiers brûlantsmardi 29 septembre 2009, Radio Kiskeya
S’exprimant à la Conférence des Amériques, qui réunit divers chefs d’Etat et de gouvernement de la région, l’ex-Président des Etats-Unis a identifié plusieurs facteurs favorables, selon lui, à cette transformation potentielle : un leadership politique disposé à créer un Etat moderne, l’aide de la communauté internationale, des organisations non gouvernementales (ONG) et de la diaspora haïtienne. Devant les participants à ce forum annuel organisé à l’initiative du Miami Herald, de la Banque Mondiale et de l’Université internationale de la Floride (FIU), M. Clinton a présenté ce qu’il appelle son "rapport de progrès", deux jours avant son arrivée jeudi à Port-au-Prince à la tête d’une imposante mission commerciale internationale. Avant d’expliquer en détail ses différentes initiatives destinées à donner une impulsion nouvelle au développement d’Haïti, l’ancien chef de la Maison Blanche s’est prononcé en faveur de l’attribution du statut de protection temporaire (TPS) aux 30.000 illégaux haïtiens menacés d’être déportés des Etats-Unis. "Je suis en train de pousser avec beaucoup de force pour qu’il y ait un TPS et je sais que la Secrétaire d’Etat (ndlr, son épouse Hillary Clinton) va également dans cette direction", a affirmé Bill Clinton. Il a cependant averti qu’il s’agit d’un dossier sensible méritant d’être bien étudié avant d’entrer en application, car, le Président Barack Obama et son administration planchent en ce moment sur des thèmes importants comme la réforme de l’assurance-maladie, l’Afghanistan et les changements climatiques. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6217 Le dossier d’Haïti au menu de la conférence des Amériques, mardi en FlorideL’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU, Bill Clinton, sera tour à tour à Coral Gables, Port-au-Prince, Labadie et à la Citadelle Henrydimanche 27 septembre 2009, Radio Kiskeya
Selon le Miami Herald, M. Clinton doit avoir des discussions sur ses initiatives en faveur d’Haïti avec les participants à la 13e conférence annuelle des Amériques qu’accueillera l’hôtel Biltmore, à Coral Gables, en Floride. D’autre part, Radio Kiskeya a appris de sources gouvernementales que l’ancien numéro un américain doit profiter de son séjour de 48 heures dans le pays pour se rendre au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince). Il sera notamment à Labadie, site naturel magique et principale attraction du projet de relance de l’industrie touristique haïtienne et à la Citadelle Henry, un majestueux monument historique, unique en son genre, construit au début du XIXe siècle par le Roi Henry Christophe et classé aujourd’hui patrimoine mondial.spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6211
Funérailles de Joseph "Joe" NamphyHommage au grand promoteur du football, en l’absence de son frère, l’ancien Président militaire Henri Namphy, réfugié en R. Dominicainedimanche 27 septembre 2009,Radio Kiskeya
Devant une assistance composée de parents, d’alliés et de quelques officiels, les enfants du disparu et le président de la Fédération haïtienne de football, Dr Yves Jean-Bart, lui ont rendu un hommage appuyé pour son dévouement envers sa famille et le sport roi. C’est sous son impulsion en tant que secrétaire général de la fédération, rappelle M. Jean-Bart, que fut créée à Port-au-Prince, en 1978, l’Union caribéenne de football (CAFUNION) en présence des dirigeants de toutes les fédérations de la région. Au cours de cette même période, Haïti termina, en 1977, deuxième des éliminatoires de la zone CONCACAF derrière le Mexique et passa donc tout près d’une qualification pour le Mondial 78, quatre ans après l’historique expérience allemande de 1974. Le ministre du tourisme, Patrick Delatour et le gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel ont notamment assisté aux funérailles de Joseph Namphy. Tel n’était pas, en revanche, le cas de son frère, l’ancien général Henri Namphy, qui s’est installé en République Dominicaine depuis 21 ans. Avant cet exil et le début d’une nouvelle vie menée totalement dans l’anonymat, il avait dirigé le Conseil national de gouvernement (CNG), chargé de la transition politique de 1986 à 1988 après la chute du dictateur Jean-Claude Duvalier. Puis, non content d’avoir torpillé le processus démocratique, le même général devait, à la suite d’un coup d’Etat contre le Président Leslie Manigat, prendre la tête d’un gouvernement militaire renversé en septembre 1988, soit trois mois après son arrivée, en juin. Décédé d’une crise cardiaque le 19 septembre dernier, en Floride où il résidait, Joe Namphy avait 73 ans. spp/Radio Kiskeya Haïti: Haïti à pied d'œuvre au LibanHaïti sera bel et bien présente à la 6ème édition des Jeux de la Francophonie prévus du 27 septembre au 6 octobre à Beyrouth (Liban). Le judo, l'athlétisme, la boxe, la peinture et la sculpture sont les disciplines sportives et artistiques dans lesquelles notre pays sera représenté.
Rappelons qu'Haïti a adhéré à l'OIF en août 1970 et a participé quatre fois déjà aux Jeux de la Francophonie (France 1994, Madagascar 1997, Canada 2001 et Niger 2005) pour un total de trois médailles remportées, soit une dans chaque catégorie. Légupeterson Alexandre /petoo76@yahoo.fr http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=74583&PubDate=2009-09-25 ONU : René Préval entre angoisse et interrogations face au "cycle des désastres naturels"jeudi 24 septembre 2009, Radio Kiskeya
Dans un discours prononcé lors du débat général de la 64e assemblée générale des Nations Unies, le chef de l’Etat, très remonté contre l’égoïsme des grandes puissances, a fait remarquer qu’outre les crises alimentaire, énergétique et financière auxquelles fait face la population mondiale, beaucoup de pays doivent maintenant affronter des désastres naturels à répétition. Sans les ressources suffisantes, ils seront bientôt contraints de se préparer à affronter de nouvelles catastrophes avant même la fin du processus de reconstruction et le rétablissement des communautés, a fait savoir René Préval pour qui, les cyclones et inondations condamnent des Etats déjà faibles à un perpétuel recommencement. "Apparemment, c’est le nouveau cycle de vie auquel des pays vulnérables comme le nôtre doivent se préparer malgré leurs moyens insuffisants", s’est-il désolé devant les différentes délégations réunies à l’ONU. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6207
Bill Clinton, Luis Alberto Moreno et une centaine d’entrepreneurs en Haïti les 1er et 2 octobreJeudi 24 septembre 2009, Radio KiskeyaL’ancien Président américain et envoyé spécial de l’ONU pour Haïti, Bill Clinton et le président de la Banque interaméricaine de développement, Luis Alberto Moreno, seront à la tête de plus de 100 investisseurs étrangers lors d’une mission commerciale prévue les 1er et 2 octobre à Port-au-Prince, en vue de favoriser la relance de l’économie. Selon une dépêche de l’agence espagnole EFE citant des sources autorisées à Washington, la "réunion internationale des entrepreneurs", organisée à l’initiative de la BID, devrait constituer l’un des plus importants événements jamais tenus en Haïti dans ce domaine. spp/Radio Kiskeya Jamaïque : 3,4 millions de dollars de marijuana saisis à bord d’un bateau arrivant d’Haïti35 ballots de marijuana découverts lors d’une inspection de routine dans un port jamaïcain où le navire battant pavillon chypriote s’apprêtait à appareiller en direction du Mexique ; les membres d’équipage polonais, philippins et ukrainiens sous investigationjeudi 24 septembre 2009, Radio Kiskeya
Dans un communiqué relayé par EFE, Patricka Wiggan Chambers, directrice des services exécutifs des douanes, a indiqué que la cargaison de stupéfiants a été découverte au cours d’une inspection de routine du navire "Stadt Rendsburg" battant pavillon chypriote. "Selon les données des services d’intelligence fournies à l’unité de protection des frontières, le bateau a été inspecté et la marijuana retrouvée dissimulée dans un compartiment de l’embarcation. L’équipage est actuellement interrogé", a déclaré la responsable des douanes jamaïcaines dans le communiqué. Le bateau avait pour capitaine un polonais et comprenait parmi ses 16 autres membres d’équipage des philippins et des ukrainiens. Les autorités de Kingston ont, à plusieurs reprises, dénoncé l’existence d’un intense trafic "armes contre drogue" entre les côtes haïtiennes et jamaïcaines séparées seulement par le Canal de la Jamaïque. Selon le dernier rapport annuel du Département d’Etat américain sur le narcotrafic, Haïti et la Jamaïque sont, avec la République Dominicaine et les Bahamas, les quatre représentants de la Caraïbe sur la liste des 20 principaux pays producteurs ou de transit recensés dans le monde. spp/Radio Kiskeya À la merci des “hommes de Dieu”La chronique hebdomadaire de l’écrivain Lyonel Trouillotmercredi 23 septembre 2009, Radio Kiskeya « Moi, si j’ai un enfant qui refuse d’aller à l’office, je le battrai jusqu’à me casser le bras. Au nom de Jésus » J’ai entendu cette phrase un dimanche matin. Elle était prononcée par un « homme de Dieu », un « pasteur ». En cette année 2009. Les fidèles rassemblés dans l’église l’ont entendue. Parce qu’il y a des gens qui vont à l’office le dimanche matin, ce qui est tout à fait leur droit et obéit en toute légitimité aux obligations qu’ils se donnent. Les passants l’ont entendue, les résidents du quartier l’ont entendue, parce qu’en violation des lois de la République, des « hommes de Dieu » utilisent les dons et les offrandes qu’ils reçoivent et gèrent sans contrôle réel de la part des instituions publiques pour l’achat de matériel dans le but de produire du bruit. Les quartiers les moins chanceux ont parfois deux ou plusieurs de ces « églises », et c’est la concurrence : laquelle fera le plus de bruit, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Dans les véhicules de transport public, dans ceux qui appartiennent à des particuliers comme dans ceux administrés par l’Etat ou des organismes associés à l’Etat, des « hommes et femmes de Dieu » agressent verbalement les passagers, leur prédisent l’enfer, les accusent de pécher et se chargent de leur enlever toute paix sur le trajet. Certains représentants et pasteurs des cultes réformés, sans dire qu’il s’agit là d’un mouvement d’ensemble, s’arrogent le droit de violer les lois de la république, d’envahir les espaces privés et publics, en toute impunité, avec la complicité par peur ou par laxisme des mairies, de la police et de cette fiction qu’on appelle le ministère des cultes. La liberté de religion doit être absolument préservée et tous les cultes doivent pouvoir s’exprimer. Mais, ce n’est pas de la liberté des cultes qu’il s’agit ici, c’est de la violation des droits des citoyens. Et de la production d’un discours – là encore, rien ne permet de dire que ce soit un mouvement d’ensemble – agressif, belliqueux, obscurantiste et sectaire. Cet homme que j’ai entendu malgré moi (le vacarme m’a sorti de mon sommeil) se proposer de battre un enfant jusqu’à se rompre les os et proposer aux membres de son église de faire de même, officie au nom d’une structure organisée, enseigne à des enfants dans une institution scolaire liée à son église. Et je l’ai aussi entendu prêcher que la famille n’est rien, que tout humain cache un monstre, que les voisins sont des ennemis qui vous veulent du mal, que tous les malheurs du pays, y compris le manque de travail, d’écoles et d’hôpitaux, sont l’œuvre des « bakas ». Je me pose alors deux questions : l’une porte sur la protection des droits des citoyens et s’adresse aux responsables de nos institutions gouvernementales : l’Etat n’a-t-il pas la responsabilité de garantir la liberté des cultes et de forcer l’exercice de cette liberté à rester dans les limites de la loi ? La deuxième, je la poserais en premier lieu aux responsables des cultes réformés : suffit-il de croire pour avoir droit au prêche et ont-ils conscience des horreurs obscurantistes qu’ils expriment et des pratiques rébarbatives auxquelles s’adonnent des personnes qui se réclament de ces cultes ? René Préval à la 64e assemblée générale de l’ONUIntervention jeudi à la tribune de l’organisation et diverses réunions de travail sont au programme du chef de l’Etatmercredi 23 septembre 2009, Radio Kiskeya
Un communiqué de la Présidence précise qu’outre sa participation au débat général de l’ONU, le chef de l’Etat aura diverses activités durant son séjour dans la Big Apple. Une intervention à la réunion annuelle du Clinton Global Initiative, la fondation de l’ancien Président américain et actuel envoyé spécial de l’ONU pour Haïti, Bill Clinton, ainsi que des entretiens bilatéraux avec des personnalités politiques et des hommes d’affaires sont notamment prévus jeudi. Vendredi, le dirigeant haïtien doit prendre part à la réunion annuelle statutaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Caraïbe avec les Etats-Unis, puis à des discussions entre les pays amis d’Haïti et les institutions financières internationales. Les deux rencontres seront placées sous la présidence de la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton. Font partie de la délégation présidentielle à New York, le ministre des affaires étrangères, Alrich Nicolas, l’envoyé spécial du chef de l’Etat auprès du Secrétaire général de l’ONU, Lesly Voltaire et ses conseillers Gabriel Verret, Jacky Lumarque et Robert Magloire. A son départ de l’aéroport international Toussaint Louverture où il n’a fait aucune déclaration, René Préval a été salué par la Première ministre Michèle Pierre-Louis et des membres de son gouvernement. Ce voyage à New York survient tout juste quelques jours avant le renouvellement annoncé du mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui arrive à expiration le 15 octobre prochain. spp/Radio Kiskeya Alvaro Uribe vante les succès de la Colombie contre le narcoterrorismeLe Président sud-américain déclare à l’ONU que les résultats obtenus sont liés à l’intensification de la coopération avec différents pays, parmi eux Haïtimercredi 23 septembre 2009, Radio Kiskeya
Selon une dépêche de l’Associated Press, dans son discours devant la 64e assemblée générale de l’ONU, Uribe s’est félicité de la "lutte héroïque promise à la victoire finale" menée par son pays qui "coopère avec la communauté internationale et sollicite encore plus de coopération". Dans le cadre de la lutte contre le narcoterrorisme, Bogota a développé des relations de coopération avec différents pays de la région comme Haïti, la République Dominicaine et le Mexique. "Nous coopérons avec le Mexique, le Guatémala, le Panama, le Costa Rica, Haiti, la République Dominicaine, le Pérou, l’Afghanistan et d’autres pays", a affirmé le chef de l’Etat colombien. Il a salué de façon spéciale le soutien de Washington, son principal allié qui, selon ses dires, contribue énormément à la "campagne de démantèlement du narcoterrorisme". La semaine dernière, l’administration Obama avait mis Haïti et la Colombie sur la liste des 20 principaux pays de la planète représentant la plaque tournante de la production ou du transit de la drogue. Principale destination du trafic mondial, les Etats-Unis continuent d’affirmer qu’Haïti joue encore un rôle de premier plan dans l’exportation vers leur territoire de cargaisons de stupéfiants provenant d’Amérique du Sud, principalement de la Colombie et du Venezuela. spp/Radio Kiskeya Le chef de l’Etat intervient dans la crise à l’UEHChargeant un comité de facilitation de normaliser la situation en 30 jours dans les facultés, René Préval invoque de graves menaces qui pèsent sur l’ensemble de la société pour justifier sa décision de "remettre de l’ordre" dans une université jalouse de son autonomiemercredi 23 septembre 2009, Radio Kiskeya Le Président René Préval, alarmé par la dégradation de la situation dans plusieurs facultés de l’Université d’Etat d’Haïti où des étudiants réclament le départ des autorités académiques, est intervenu dans le dossier en formant un comité de facilitation de sept membres mandaté pour juguler la crise. Selon un communiqué du secrétariat général de la Présidence, le chef de l’Etat a pris cette décision fort d’un constat qui montre que "la crise qui secoue l’UEH s’éternise, dégénère et menace l’existence même de cette importante institution". Créé suite à des consultations qui ont été engagées avec "différents secteurs concernés", non identifiés dans le communiqué, le comité de facilitation dispose d’un délai de 30 jours pour permettre la "reprise du fonctionnement harmonieux" des différentes entités de l’université. Ce comité est composé de professionnels d’horizons divers : Rose-Anne Auguste, responsable de l’APROSIFA, une organisation œuvrant dans la santé communautaire ; Josseline Colimon Féthière, ancienne directrice de l’ex-banque commerciale Promobank ; Dr Emile Hérald Charles, professeur à la faculté de médecine, responsable local du Fonds mondial contre le Sida géré par la Sogebank ; M. Jean Alouidor ; Mathias Pierre, ingénieur civil et entrepreneur ; Me Fritzto Canton, membre du Barreau de Port-au-Prince, professeur d’université et Hérold Jean-François, journaliste de carrière et PDG de la station privée Radio Ibo. Le communiqué de la Présidence est accompagné d’une adresse à la nation dans laquelle René Préval fait la genèse de la crise, en souligne les enjeux tout en essayant de joindre le sacrosaint principe de l’autonomie de l’université aux responsabilités personnelles que lui impose la constitution vis-à-vis des institutions publiques. "La crise à la faculté de médecine paralyse l’UEH, menace la paix publique et est la source de nombreux drames humains", écrit le chef de l’Etat qui estime que "la confrontation a débordé son cadre initial". Plus loin, il arrive à la conclusion que "les interlocuteurs ne peuvent seuls y trouver une issue satisfaisante", car, poursuit-il, le conflit ne menace plus aujourd’hui "le fonctionnement d’une institution, mais celui d’une société fragilisée". spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6202 Averses : Deux morts et de vives inquiétudes à Port-au-PrinceAvis d’inondation pour tous les départements en raison de la détérioration de la météo dans la Caraïbe mardi 22 septembre 2009, Radio Kiskeya
Jointe par Radio Kiskeya, la directrice départementale de l’Ouest de la protection civile, Nadia Lochard, a confirmé que deux corps ont été découverts dans les rues de la capitale. Dentiste Bolivar, un vendeur de gazeuses de 55 ans, qui revenait d’un match de football au stade Sylvio Cator, a chuté dans un égout à ciel ouvert à la rue Pavée tandis qu’il tentait de se frayer un chemin sous la pluie. Son cadavre devait être retrouvé dimanche au moment où des équipes techniques du ministère des travaux publics intervenaient dans les quartiers du centre commercial couverts d’immondices. Quant à la deuxième victime, aucune précision n’était disponible sur les circonstances de son décès ni son identité. L’abondance de la pluviométrie avait également affecté le trafic aérien à l’aéroport international Toussaint Louverture où plusieurs heures d’attente ont été nécessaires pour l’atterrissage d’un avion de ligne. Mardi, des quartiers du bas de la ville étaient encore impraticables tant la présence des déchets et la dégradation de l’état de la chaussée affectaient gravement la circulation. Jugeant toute de même mineurs les dégâts enregistrés le week-end écoulé à Port-au-Prince, Nadia Lochard a indiqué qu’à Cabaret (35 km au nord de Port-au-Prince), ville dévastée lors du passage des ouragans de septembre et octobre 2008, le niveau de la rivière Torcelle était au-dessus de la normale. Par ailleurs, des exploitations agricoles ont été inondées à Mirebalais (Centre) et des routes endommagées sur l’île de La Gonâve (Ouest). La responsable de la protection civile appelle la population à faire preuve de vigilance, particulièrement dans les zones à risques, même si aucune tempête tropicale ne pointe pour l’instant à l’horizon. Face aux perturbations atmosphériques que pourrait accentuer une onde tropicale, le secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres a émis un avis d’inondation pour tous les départements. Relativement clémente jusqu’ici dans l’Océan Atlantique, la saison cyclonique prendra fin officiellement le 30 novembre. spp/Radio Kiskeya Dany Toussaint hospitalisé après un accident cérébralL’ancien Sénateur Lavalas, chef de police et candidat à la Présidence connaît une nette amélioration après avoir frôlé le pire, confient ses prochesmardi 22 septembre 2009, Radio Kiskeya
Dimanche soir, M. Toussaint, qui vit depuis quelque temps au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), aurait été victime d’une crise d’apoplexie partielle avant de plonger dans le coma. Transporté d’urgence à l’hôpital Justinien où les premiers soins lui ont été prodigués, il a été transféré quelques heures plus tard à la capitale à bord d’un avion-ambulance. Mardi soir, il n’était pas possible d’avoir l’avis de ses médecins sur l’état général de l’ancien leader du parti MODEREH totalement retiré de la vie politique et publique depuis son échec aux élections présidentielles de 2006. Dans la deuxième ville du pays d’où il est originaire, Dany Toussaint dirige D-Corner, une entreprise de restauration rapide qui emploie une soixantaine de personnes. Ancien allié de Jean-Bertrand Aristide avec qui il avait définitivement rompu en 2003, le major Toussaint -pourtant élu sous la bannière de Fanmi Lavalas lors des législatives contestées de 2000 -allait rallier le mouvement GNB à l’origine de la chute du Président Lavalas en 2004. Récompensé pour sa loyauté envers Aristide lors du sanglant putsch de 1991, l’ancien officier des FAD’H fut placé à la tête de la police intérimaire constituée à la dissolution, en 1994-1995, de l’institution militaire. spp/Radio Kiskeya Carnage de Floride : Le présumé tueur en série extradé aux Etats-Unis.Affirmant avoir été possédé par un mystérieux "esprit démoniaque", Mesac Damas qui, sans état d’âme, est passé aux aveux, doit désormais affronter la justice américainemardi 22 septembre 2009, Radio Kiskeya
Remis à l’aéroport international Toussaint Louverture par la Police Nationale à des agents de la police américaine venus spécialement le chercher, le forcené, arrêté 24 heures plus tôt à Port-au-Prince, a été renvoyé en Floride d’où il était parti précipitamment vendredi dernier. Il a embarqué sous forte escorte à bord d’un vol commercial. Quelques heures après son départ de Miami, sa femme Guerline Dieu Damas, 32 ans, et les enfants, âgés de 11 mois à 11 ans, avaient été retrouvés massacrés dans leur appartement à Naples (200 km à l’ouest de Miami). Le directeur central de la police judiciaire, Frantz Thermilus, a fait savoir à Radio Kiskeya qu’au cours son interrogatoire Mesac Damas, 33 ans, a avoué les avoir exécutés tout en restant évasif sur le mobile de ce sextuple assassinat abominable. Une force mystique y serait, dit-il, pour quelque chose. Le chef de la DCPJ précise que la police haïtienne avait engagé des discussions avec l’ambassade américaine afin de faciliter les formalités administratives qui devaient précéder le retour en Floride du fugitif. Haïti et les Etats-Unis sont liés par un traité d’extradition. Dans des déclarations faites à la presse en créole, M. Damas a souhaité que la peine de mort soit requise contre lui avant même les funérailles des six membres de sa famille qu’il a fait brutalement disparaître. Estimant qu’il devait répondre de sa folie meurtrière devant Dieu et non devant les hommes, le présumé tueur en série s’est payé le luxe d’exhorter les couples à éviter l’interférence de leurs familles dans leurs relations conjugales. Cette affaire macabre, qui a fortement secoué la communauté haïtienne des Etats-Unis, a également défrayé la chronique en Haïti où beaucoup de gens sont visiblement en état de choc. spp/Radio Kiskeya Port-au-Prince / Insalubrité / Le centre-ville transformé en fosse d’aisance et en dépotoir public !Une situation difficile se développe au bas de la rue Chareron, aux environs de l’Université Quisqueya. Des vidangeurs prennent le malin plaisir d’y déverser, la nuit, les produits de leur vidange. Le fruit de ce manège pour le moins bizarre place les personnes qui fréquentent la zone dans une position critique. Entre l’odeur des excréments et celle des ordures, étudiants, marchands, mécaniciens ne savent plus ce qu’ils respirent... Géraldo, un mécanicien, montre du doigt des sacs écrasés sur le bord du trottoir. Dans un égout on peut voir des traces de matières fécales. L’odeur vous prend à la gorge. Plus bas, une benne à ordures est mise sur le côté, vide, des traces douteuses sur tout le rebord. Des voitures passent, les conducteurs s’efforcent de se frayer un chemin pour s’éloigner au plus vite. « Nous avons dû mettre le feu dans cette poubelle tant nous ne pouvions respirer. Et les personnes responsables ne font rien pour améliorer notre sort », se plaint Géraldo. Un autre raconte que les vidangeurs jettent ces matières la nui, à l’abri des regards. « Le lendemain, on ne peut rien faire qu’accepter le fait accompli, puisque nous devons travailler chaque jour ici pour gagner notre pain quotidien», regrette-il, fustigeant à la même occasion le comportement de certains employés chargés de ramasser les immondices. « Ils nous ont demandé 1 250 gourdes pour les mettre plus bas. Devant notre refus, ils se sont contentés de couvrir le reste », s’indigne-t-il, plaidant pour des patrouilles policières la nuit dans la zone afin d’arrêter les personnes qui commettent ces forfaits, car «il revient à l’État de jouer son rôle et de permettre à tous les citoyens de jouir d’une bonne santé ». Les mécaniciens parlent unanimement de l’urgence de trouver une solution à la situation. Ils estiment qu’ils sont des laissés-pour-compte. «Il fallait venir ce mardi pour voir l’ampleur de la situation. Les gens couraient pour ne pas respirer cet air nauséabond. À des dizaines de mètres, l’odeur vous suffoquait. Une situation qui a provoqué un tollé. Les employés des services publics concernés ont dû intervenir pour les ramasser », indique Gisèle, une marchande de fritures. Les étudiants de l’université Quisqueya ne sont pas mieux logés, même si la grandeur du campus et la distance des salles de cours les mettent momentanément à l’abri. «Quand il faut entrer dans l’enceinte ou en sortir, c’est là que la situation se corse. Il faut se précipiter si l’on ne veut pas être asphyxié. Cela est inacceptable!», s’indigne Mario, jugeant inconcevable qu’en plein centre d’une capitale, de telles pratiques aient cours. Il critique les représentants de l’État, qui, selon lui, en sont les véritables responsables. Les raisons avancées sont les suivantes : pas assez de décharges publiques, surpopulation, installations sanitaires inexistantes… « Dans ces conditions, on comprend bien que ce phénomène prendra de plus en plus d’ampleur », déduit-il. Une situation qui inquiète encore au centre-ville, particulièrement au Portail Léogâne. Il s’agit de la canalisation à ciel ouvert, communément appelée « Bois de chêne », qui, depuis des années, sert de dépotoir pour toutes sortes d’ordures, particulièrement pour les bouteilles en plastique qui s’accumulent en nombre impressionnant. Les autorités publiques concernées semblent n’être pas du tout concernées par ce défi à l’urbanisme que les visiteurs étrangers prennent plaisir à photographier. « Et dire que, dans tous les débats sur le développement d’Haïti, on parle de relancer le tourisme », ironise un chauffeur de tap-tap rencontré à la station d’autobus attenante. Par Jean Panel Fanfan Didier Le Bret, nouvel ambassadeur français en HaïtiLa France a désigné le diplomate Didier Le Bret comme son nouvel ambassadeur en Haïti pour succéder à Christian Connan en poste depuis janvier 2006, informe AlterPresse. http://www.lematinhaiti.com/Article.asp?ID=20403 |
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