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    Michèle Pierre Louis se prépare à présenter son énoncé de politique générale à la chambre basse

    Michèle Pierre Louis présentera, ce vendredi à la mi-journée, l’énoncé de sa politique générale à la chambre basse. Le président de cette chambre, Pierre Eric Jean Jacques, soutient que les députés sont motivés à participer à cette séance spéciale qui selon lui permettra de sortir de l’illégalité.

    Interrogé sur l’entrée en fonction du gouvernement de Mme Pierre Louis, le député Jean Jacques a indiqué qu’il s’agit de rumeurs. Michèle Pierre Louis n’est pas à la primature", assure t-il.

    C’est également l’avis du député Pauly Faustin pour qui il y a eu passation de dossier entre Jacques Edouard Alexis et Michèle Pierre Louis. Le député Faustin annonce que le bloc Union des Parlementaires pour le Développement National (UPDN) est disposé à ratifier l’énoncé de politique générale de Michèle Pierre Louis.

    De son coté, le député Joseph Joël Louis soutient que le gouvernement n’a pas été investi dans ses fonctions avant la séance de ce vendredi. Soulignant que le processus de ratification suit son cours normalement Joël Louis assure que la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) est disposé à ratifier la déclaration de politique générale de Michèle Pierre Louis.

    Le député Cholser Chancy révèle que les membres de la CPP ont analysé le document de politique générale avant la séance spéciale de ce vendredi.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14028


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    9 sénateurs réclament l’annulation de l’arrêté créant le nouveau gouvernement

    Dans une lettre au chef de l’état, 9 sénateurs sollicitent l’annulation de l’arrêté présidentiel nommant les membres du nouveau gouvernement.

    Le sénateur Youri Latortue (LAA) explique que le président Préval a commis un accroc à la constitution en nommant les membres du cabinet ministériel avant l’approbation de la déclaration de politique générale par les parlementaires. " C’est le parlement qui donne une existence légale au gouvernement", dit-il faisant remarquer que le gouvernement actuel fonctionne de manière de facto.

    " Quel sera le sens du vote des parlementaires si les ministres sont déjà en poste", s’interroge le sénateur Latortue qui espère que les députés exigeront également le retrait de l’arrêté présidentiel.

    Dans le même temps, le chef de file du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), Himmler Rébu, salue la démarche des sénateurs espérant qu’elle permettra au pays d’éviter le gouffre politique. Qualifiant l’acte du chef de l’état de délit, M. Rébu rappelle que M. Préval ne doit pas violer la constitution qu’il a juré de faire respecter.

    " On est en plein dans une illégalité flagrante" lance Himmler Rébu invitant le chef de l’état à éviter une procédure dangereuse. " René Préval ne peut pas impunément violer la loi" argue M. Rébu pour qui le chef de l’état a intérêt à reprendre les négociations avec les acteurs politiques.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14031


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    Michèle Pierre Louis affirme qu’il n’y a pas eu violation de la constitution

    Le premier ministre ratifié Michèle Pierre Louis dit ne pas comprendre le tollé enregistré suite à la dernière décision du chef de l’état relative à l’installation du nouveau gouvernement. ' Pour que le premier ministre puisse former le cabinet ministériel, il faut un arrêté présidentiel pour le nommer ', dit-elle expliquant que l’installation s’inscrit dans cette logique.. ' Les ministres désignés doivent être nommés par arrêté présidentiel', ajoute-t-elle faisant remarquer qu’il ne s’agit pas d’investiture mais de passation de pouvoir.

    ' Il ne peut y avoir de vide gouvernemental ni deux premiers ministres ', déclare Mme Pierre Louis assurant que Jacques Edouard Alexis est toujours en poste.

    Tout en admettant que cette formule est utilisée pour la première fois, Mme Pierre Louis croit qu’elle ne représente pas une violation de la constitution.

    S’insurgeant contre les accusations de presque toute la classe politique, Michèle Pierre Louis révèle que le chef de l’état avait informé les acteurs politiques sur son intention lors d’une rencontre au palais national. ' Le président Préval avait indiqué qu’il était possible d’installer le gouvernement avant la présentation de l’énoncé de politique générale, et les parlementaires ainsi que les dirigeants de partis politiques présents n’avaient formulé aucune objection', assure-t-elle.

    Le premier ministre ratifié affirme avoir rencontré hier matin les membres du cabinet ministériel afin d’analyser la déclaration de politique générale. ' Les ministres devraient au cours de cette rencontre analyser le document', dit-elle refusant de faire des commentaires sur la cérémonie de passation de pouvoir 24 heures plus tot.

    Michèle Pierre Louis soutient que les ministres sont déjà à pied d’œuvre afin de venir en aide aux victimes de l’ouragan Gustave. Elle révèle avoir participé à une rencontre avec le premier ministre Alexis et la directrice du Bureau de la Protection civile afin de mettre en place le dispositif du système nationale de gestion des risques et désastres.

    En ce qui a trait à la déclaration de politique générale, Mme Pierre Louis espère se présenter à la chambre basse ce jeudi.


    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14024


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    Le bilan des victimes de l'ouragan Gustav s'alourdit en Haïti: 14 morts

    Le bilan des victimes de l'ouragan Gustav, qui n'était plus qu'une tempête tropicale mercredi, s'est alourdi en Haïti, atteignant au moins 14 morts, a annoncé le bureau de la protection civile haïtienne.

    Alors que Gustav s'éloignait des côtes d'Haïti pour se rapprocher de Cuba, le bilan de son passage en Haïti s'élève désormais à 14 morts, et trois disparus, selon la protection civile qui fait état également de nombreuses personnes accueillies dans des abris provisoires.

    'Il s'agit d'un bilan partiel. Nos équipes d'évaluateurs ne sont pas encore autorisées à sortir pour constater les dégâts dans les zones sinistrées', a précisé Mme Alta Jean-Baptiste, directrice du bureau de la protection civile, lors d'un point de presse au ministère de l'Intérieur.

    La plupart des victimes de l'ouragan ont été enregistrées dans le sud-est d'Haïti où 10 personnes sont mortes dans l'effondrement de leurs maisons ou dans la chute d'arbres sur de petites constructions.

    A 18H00 GMT, le centre de la tempête tropicale se trouvait à quelque 225 km à l'ouest de Port-au-Prince et à environ 145 km au sud de Guantanamo, Cuba, selon le Centre national américain des ouragans (NHC), basé à Miami (Floride, sud-est des Etats-Unis).

    Elle se déplaçait très lentement à 7 km/h vers l'ouest, avec des vents soufflant à 95 km/h en rafales.

    Elle menaçait de reprendre la force d'un ouragan à l'approche de l'île de Cuba qui a procédé à l'évacuation préventive de plus de 50.000 personnes.

    En Haïti, de nombreux villages sont inondés, des routes coupées et des ponts sont submergés à travers le pays, ont encore indiqué les responsables haïtiens.

    'Des infrastructures routières sont endommagées ainsi que des fermes agricoles', déplorent les autorités haïtiennes qui éprouvent des difficultés à mettre les secours en place.

    'Nous maintenons l'alerte rouge sur l'ensemble du pays pour les prochaines douze heures en raison des pluies qui sont prévues', a déclaré de son côté Ronald Semelfort du Centre national de météorologie.

    Il a indiqué que le trafic aérien et la navigation maritime étaient toujours interdits en Haïti. De fortes pluies continuaient de tomber sur la quasi-totalité du pays.

    A Port-au-Prince, la capitale, les activités sont paralysées depuis lundi. Les commerces, les écoles et l'administration étaient encore fermés mercredi, a constaté un journaliste de l'AFP.

    Le plus grand bidonville d'Haïti, Cité soleil, situé au nord de Port-au-Prince, était inondé et des habitants du quartier ont été évacués, a indiqué une source du ministère de l'Intérieur.

    'Le gouvernement a décidé d'envoyer une flotte d'engins lourds des travaux publics sur place afin de nettoyer le quartier', a déclaré un responsable de ce ministère.

    En Jamaïque, où Gustav doit passer tout près jeudi, le gouvernement et le bureau de gestion des secours et des catastrophes ont rapporté qu'ils se tenaient prêts à toute éventualité, préparant quelque 140 abris en cas de besoin.

    http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61538&PubDate=2008-08-26



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    L’Ouragan Gustav touche terre à Haïti

    L’Ouragan Gustav touche terre à Haïti   

    PORT PRINCE (AP) _ l'ouragan Gustav a touché terre dans la péninsule Sud occidentale d’Haïti mardi, et a envoyé surles nuages les prix globaux du pétrole par peur qu’il ne devienne extrêmement dangereux une fois qu’il serait rentré dans le Golfe du Mexique.

    L'orage a touché terre avec des pluies intenses et des vents qui inclinaient les palmiers, mais en principe il n'y a pas eu de rapports d’inondations ou dommages.

    « Le vent souffle très fort », a dit Jean-Michel Sabbat, coordinateur du département de protection civile de la ville de Jacmel, dans le sud.    

    Les avertissements n'ont pas paru affecter des centaines de personnes dans la ville méridionale  des Cayes, qu'ils manifestaient contre le haut coût de la vie dans le pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental.

    Les pluies dans les zones périphériques de l'orage ont vidé les rues de la capitale. Peu avant midi, les employés sont retournés à leurs maisons devant la fermeture avancée de leurs centres de travail à cause de  l'orage.     « ça ne me fait pas rire, aujourd’hui je devais être payée », a commenté Darlene Pierre, de 22 années, en abandonnant une usine textile où elle  travaille.

    Les investisseurs du pétrole craignent que l'ouragan puisse menacer les plates-formes.  Les prix ont monté quelque 5 dollars par baril après que le centre National d'Ouragans, avec  son siège à Miami, a pronostiqué mardi que Gustav prendrait  des forces en passant sur les eaux chauffées du Golfe du Mexique.    

    « La plupart des indicateurs signalent que Gustav sera un ouragan extrêmement dangereux dans quelques jours dans le nord-ouest de la Mer Des Caraïbes », a signalé le centre des ouragans.

    Il est difficile de pronostiquer la direction de Gustav, « bien que le marché ait réagi en conséquence », a dit l'analyste Víctor Shum, de la Firme  Purvin et Gertz à Singapour.     L'orage en route vers la côte sud de Cuba dans les prochains jours, arrivait à la Catégorie 3 dangereuse avec des vents de 185 kilomètres par heure pour le week-end, a dit en outre probablement le Centre National d'Ouragans des Etats-Unis.    

    La base navale américaine de Guantánamo, dans l'extrémité sudoriental de l'île, a été préparée pour un impact direct, bien que les dernières prévisions ont indiqué que l'ouragan n'arriverait  pas à la côte.

    ``Les opérations courantes de la base continueront toute la journée avec normalité, pourvu que les conditions le permettent,  e n attendant nous continuons  les préparatifs d'urgence, a dit le porte-parole Bruce Lloyd.

    La base garde prisonniers 265  suspects de terrorisme se trouvent.    

    Le centre a dit que Gustav  comportait  des vents maximaux soutenus de 150 kilomètres par heure (90 milles par heure), avec  des poussées en rafales  plus  fortes.    

    Les météorologues ont dit que l’ouragan  pouvait  atteindre la catégorie 2, avec des vents de 154 kilomètres par heure (96 mph) avant d'arriver à Haïti.    

    Une légère pluie est tombée en Port Prince mardi à  l’aube. Les rues de la capital, habituellement bondées de monde  dès l'aube, étaient plus pratiquement  vides.

    « Le gouvernement ordonne à la population prendre des précautions parce que cet orage va apporter beaucoup de pluie », a dit le ministre de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé à Radio Ginen dans une entrevue transmise plusieurs fois mardi matin.   La population a été alertée de possibles évacuations devant l'orage, qui s'est formé lundi dans la mer Des Caraïbes.    

    Les météorologues ont dit qu’il  pourrait se produire des avalanches dans la péninsule méridionale et ont considéré que l’œil  de Gustav pourrait passer près du Port-au- Prince, ou résident trois millions d'habitants.    

    L'œil de l'ouragan a été localisé à quelque 80 kilomètres (50 milles) à au sud- sud-est de Port Prince et il se déplaçait vers le nord-ouest à presque 15 kph (9 mph).

     Le gouvernement haïtien a demandé aux habitants d’éviter de traverser des rivières en crue, la cause de près de  23 décès  en République dominicaine la semaine dernière lors du passage de la tempête tropicale Fay.    

    Le ministère de l'Agriculture, qui  combat déjà , contre  une crise alimentaire et essaye d'augmenter la production agricole nationale, a recommandé aux fermiers de placer leur bétail dans des lieux sûrs.     Les autorités ont aussi suspendu les activités maritimes..

    http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=AME&pagina=http://www.hoy.com.do


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    L’ouragan Gustav a frappé cet après midi les côtes d’Haïti avec des vents de 150 kilomètres par heure.

    L’ouragan Gustav  a frappé cet après midi les côtes d’Haïti avec des vents de 150 kilomètres par heure.

    Miami.- L’ouragan Gustav a frappé ce mardi après midi les côtes du sud-Ouest d’Haïti avec des vents puissants et violents de 150 kilomètres par heure a informé le Centre National des ouragans des Etats-Unis (NHC).

    L’œil de l’ouragan a touché terre au Sud Ouest de la péninsule  a déclaré une dépêche du NHC diffusée à 14 heures.

    A cette heure le  centre du cyclone se trouvait sur les côtes haïtiennes à 60 kilomètres de la capitale Port-au-Prince et à 310 kilomètre de Guantanamo (Cuba)

    L’ouragan avançait en suivant la direction Ouest-Nord Ouest à 16 kilomètres/heure avec des vents maximums soutenus de 150 kilomètres par heure

    http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=AME&pagina=http://www.listin.com.do Traduction JLJ pour HRV


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    LE GOUVERNEMENT MICHELE PIERRE LOUIS/RENE PREVAL

    La présidence publie la liste des membres du nouveau gouvernement: les ministres devraient être installés ce mardi avant la présentation de l'énoncé de politique générale du premier ministre


    Port-au-Prince, le 25 août 2008; (AHP)- La présidence a rendu publique ce lundi une liste de 18 membres du nouveau gouvernement qui a pratiquement été investi ce lundi lors d'une cérémonie de passation de pouvoirs à l'occasion du dernier conseil des ministres du gouvernement sortant au palais présidentiel.

    Un premier arrêté doit nommer incessamment le premier ministre ratifié Michèle Pierre-Louis qui joue à la fois le poste de ministre de la justice et de la sécurité publique.

    Un deuxième arrêté nommera les membres du gouvernement qui devrait être installé officiellement dès ce mardi.

    L'énoncé de politique générale de Michèle Pierre-Louis sera présenté vraisemblablement après l'entrée en fonction du gouvernement.

    Dans ce gouvernement, Mme Gabrielle Baudin qui était directrice du Bien-être social occupe le poste de ministre des Affaires sociales. Il s'agirait d'un choix de Michèle Pierre-Louis.

    Daniel Dorsainvil, ancien cadre de l'USAID et proche de la présidence conserve son poste de ministre de l'Economie et des Finances.

    Marie Josée Garnier, une proche du Parti PON est nommée ministre du Commerce et de l'Industrie.

     

    Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, un ancien cadre du Parti « Louvri baryè » et proche des organisations féminines conserve son portefeuille de ministre à la condition féminine.

    Alrich Nicolas qui a travaillé à l'ambassade d'Haïti à Paris a été nommé ministre des Affaires étrangères. Il s'agirait également d'un choix du premier ministre ratifié.

    Le Ministère des haïtiens vivant à l'Etranger a été confié à Charles Manigat, un ancien du "Parti unifié des communistes haïtiens" (PUCH).

    Joël Desrosiers du parti présidentiel "l'Espoir " est nommé ministre de l'Education nationale et Alex Larsène du parti Fusion a été désigné au Ministère de la Santé Publique.

    Evans Lescouflair du parti Komba retourne au Ministère de la Jeunesse et des Sports.

    Jean Julien Olsen, ancien chef de cabinet de l'ancien ministre de la Culture Daniel Elie est nommé à ce même ministère.

    Un ancien directeur général de la centrale autonome métropolitaine d'eau potable (CAMEP), l'ingénieur Gérald Jean Baptiste remplace le contesté Frantz Vérella au Ministère des travaux publics, transport et communication.

    Jean Max Bellerive, un ancien proche du MIDH conserve son poste au Ministère de la Planification et de la Coopération.

    Un ancien secrétaire d'Etat à l'Agriculture dans le gouvernement sortant, Joanas Gué (L'Espoir) est promu ministre.

    Paul Antoine Bien-Aimé (L'espoir) conserve également son poste à l'Intérieur tout comme Jean-Joseph Jasmin, ministre chargé d'harmoniser les relations entre l'Exécutif et le législatif.

    Jean-Marie Claude Germain (Union) et Patrick Délatour, un ancien du RDNP restent respectivement à l'Environnement et au Tourisme.


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    La rentrée scolaire, une préoccupation pour tous les secteurs

    Le ministre de l’éducation nationale, Gabriel Bien Aimé, a annoncé hier que la rentrée scolaire a été différée au lundi 8 septembre 2008. " Au cours de la première semaine les directeurs d’écoles et les professeurs prépareront l’année académique", affirme M. Bien Aimé admettant que de nombreuses personnes réclament un report de plus d’un mois.

    Mettant l’accent sur la nécessité d’avoir 200 jours de classe au cours de l’année académique, M. Bien Aimé croit qu’il faut tout faire pour que les enfants aient de plus grande possibilité d’apprendre.

    Réagissant à cette annonce, le directeur des Editions Henry Deschamps, Peter Frisch, se demande si le report d’une semaine permettra de soulager effectivement les parents. " Est-ce en une semaine les familles seront en mesure de faire face aux obligations de la rentrée scolaire", s’interroge t-il rappelant que de nombreuses familles dépendent de l’aide de parents vivant à l’étranger.

    Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Frisch a indiqué que les manuels subventionnés ou non sont disponibles à travers le pays. Il soutient que la maison Deschamps représente 55% de l’enveloppe de subvention de l’état avec 1 049 000 ouvrages. " Les manuels sont distribués depuis le 18 aout ", dit-il expliquant que le réseau accorde des subventions aux intermédiaires et établissements scolaires.

    Selon M. Frisch la subvention permet à de nombreuses personnes d’avoir accès aux ouvrages. " L’achat de manuels scolaires est la dernière démarche des parents dans le cadre des dépenses pour la rentrée scolaire", argue M. Frisch. Rappelant que les manuels subventionnés ont été sélectionnés par le ministère de l’éducation il fait remarquer que les parents bénéficient différemment du programme de subvention

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14020


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    Des spécialistes opinent sur l’action de la communauté internationale

     

    Des experts expriment des points de vue divergents en ce qui a trait au rôle de la communauté internationale dans la crise haïtienne.

    L’économiste Claude Beaubeuf estime que la communauté internationale est en grande partie responsable de l’imbroglio politico-économique de ces 20 dernières années. Dans une lettre adressée au directeur des affaires caribéennes du département d’état américain, M. Beaubeuf a indiqué que l’appui des Etats-Unis au retour de René Préval a été une erreur. " La première partie du mandat de Préval est un échec sur les aspects politique, social et économique", dit-il soulignant que les Etats-Unis devraient avoir une nouvelle politique en Haïti.

    " S’il n’y avait pas cette mobilisation pour Préval je ne crois pas qu’il y aurait ce retour", dit-il estimant que la communauté internationale est responsable à 55% de la situation actuelle d’Haïti. M. Beaubeuf fait remarquer que la situation est insupportable pour tous les citoyens haïtiens. " La classe moyenne est en voie de disparition, les entrepreneurs sont en faillite et les classes défavorisées ne peuvent pas se nourrir", déclare t-il mettant l’accent sur la nécessité pour que nouveaux signaux soient envoyés par les autorités haïtiennes.

    De son coté, Patrick Jean Baptiste, spécialiste en droit international public, salue la démarche de M. Beaubeuf qui a présenté son point de vue aux Etats-Unis qui dispose d’une grande force en Haïti. " La communauté internationale a soutenu M. Préval mais il a été élu par le peuple haïtien", rappelle M. Jean Baptiste estimant qu’il faudrait envisager la responsabilité de la communauté internationale au niveau de la Minustah.

    " On ne peut pas tout reprocher à la communauté internationale, la classe politique haïtienne est responsable de nombre de problème", ajoute t-il.


    Selon M. Jean Baptiste les haïtiens doivent être honnêtes avec eux-mêmes. " M. Préval n’est pas l’antithèse de la démocratie", dit-il précisant qu’Haïti est toujours considéré comme une zone de crise par les pays étrangers.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14019


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    Haïti-Rép. Dominicaine : Pour des actions contre la traite et le trafic de personnes au regard du symbolisme du 23 août

    23 août, Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition vendredi 22 août 2008
    par
    Ronald Colbert

    P-au-P, 22 août 08 [AlterPresse] ---- Des points d’actions à entreprendre doivent émerger, ce vendredi 22 août, à Port-au-Prince, d’un forum de 3 jours sur la traite et le trafic de personnes, au regard du symbolisme du 23 août [1], tenu sous les auspices du Groupe haitien d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) et de ses partenaires, dont la Solidarité frontalière et le Service jésuite aux réfugiés et migrants (SF/SJRM).

    4 ateliers, déroulés autour des catégories sociales “jeunes, femmes, paysans, et autres”, précéderont la formulation de propositions et recommandations de ce dialogue haitiano-dominicain qui cherche à porter les autorités des deux pays à combattre la traite et le trafic de personnes, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.

    Un spectacle culturel, dans l’aire de la grande place publique du Champ de Mars, à proximité du Palais présidentiel dans la capitale, clôturera, ce 22 août les différentes manifestations (conférences-débats, ateliers d’animation, d’exposition, de projection sur les droits humains et sur la migration) organisées au ministère haïtien de la culture et de la communication autour du thème « la lutte pour le respect des droits économiques, sociaux et culturels, un combat concerté pour que cessent le trafic et la traite de personnes en Haïti ».

    Pendant les trois journées de réflexion et de dialogue, les 150 participantes et participants, dont une dizaine en provenance de la République Dominicaine, ont cherché à établir les relations possibles entre la traite et le trafic de personnes, enregistrés aujourd’hui à travers le monde (particulièrement ce qui concerne Haïti et la République Dominicaine), et la situation de jadis (il y a environ 5 siècles).

    “Que symbolise le 23 août [Ndlr : 23 août 1791 marquant le soulèvement des esclaves révoltés à Saint-Domingue] dans notre histoire, au regard de la lutte contre la traite et le trafic de personnes” a fait l’objet d’un panel, au premier jour du forum le mercredi 20 août, composé de Michella Machiavello (Organisation internationale pour les migrations / OIM), Kesnel Sénatus (Solidarite fwontalye Wanament) et de Digna María Adames Nuñez (Service jésuite aux réfugiés et migrants). Ce panel a suivi un exposé de l’historien haïtien Pierre Buteau.

    “La violation des droits humains (y compris les droits des enfants et les droits des femmes) dans la traite et le trafic de personnes” était le thème du panel du 21 août, auquel ont pris part Patrick Camille (Garr), Gertrude Léonard (Organisation de femmes migrantes) et Marjorie Dumornay (Pan american devlopment fundation / Padf).

    “Le kidnapping et le phénomène de la traite et du trafic de personnes » a été abordé par le militant haïtien de droits humains, Jean-Claude Bajeux qui situe les enlèvements de personnes dans un contexte de crise généralisée.

    « Le kidnapping prouve que nous haïssons notre propre image », considère Bajeux qui estime que « la liste [des personnes enlevées] est longue, mais elle doit être fermée ».

    Le forum binational d’août 2008 à Port-au-Prince a permis également d’écouter des témoignages de proches de victimes de la traite et du trafic de personnes, dans la frontière haïtiano-dominicaine ou vers d’autres pays des Amériques et européens sous couvert d’orphelinat et d’adoption.

    Dans bien des cas, la migration se transforme en trafic et traite. Elle devient traite lorsqu’elle a lieu au niveau externe.

    Au niveau interne, il convient de ne pas négliger le cas des déplacés environnementaux qui peuvent devenir des migrants déracinés pour diverses raisons.

    Dans le cas des enfants (y compris les restavèk, les enfants domestiques), les militants de droits humains évoquent tout bonnement la notion de traite pour qualifier les violations dont les enfants sont victimes, puisqu’il ne peut pas y avoir de consentement comme pour les grandes personnes qui se déplacent dans des conditions irrégulières.

    Dans ce dernier cas, le qualificatif retenu est la notion de trafic, lorsque les personnes en question se dirigent en direction d’un autre territoire (étranger) de manière irrégulière, sans papiers avec la complicité d’autres personnes. En maintes fois, ces personnes trafiquées peuvent passer à une situation de traite, surtout quand elles sont trompées sur les motifs inavoués du voyage (travaux interdits, prostitution et autres).

    En janvier 2008, 5 mille personnes ont traversé la frontière dans des conditions irrégulières pour se rendre en République dominicaine, rappelait Lisane André, responsable de la section Communication et Plaidoyer au Garr, à la conférence de presse du 18 août annonçant la tenue du forum binational sur la traite et le trafic de personnes

    Plus de 30 mille haïtiens et haïtiennes sont trafiqués, chaque année, dans leur tentative d’aller en République Dominicaine, aux Iles Turks & Caicos, aux Etats-Unis d’Amérique et aux Bahamas, soulignait Lisane André à l’occasion.

    « Depuis 1994, dans le cadre de son projet « La route de l’esclave », l’Unesco lutte sur deux fronts, contre les préjugés raciaux qui prétendent justifier l’esclavage et contre les forces socioculturelles liguées pour en cacher l’ampleur et l’impact », indique l’Unesco dans un texte à paraître ce 23 août.

    Pour ce 23 août 2008, journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, l’Unesco exhorte les Etats du monde, tout en se remémorant les événements tragiques du passé, à « redoubler d’efforts pour mettre fin à toutes les formes d’oppression, afin de bâtir des sociétés plus tolérantes et plus justes pour les générations présentes et futures ». [rc do apr 22/08/2008 13:00]

    [1] consacré “Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition » par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture / Unesco Ronald Colbert [AlterPresse - Haiti]

    http://www.alterpresse.org/spip.php?article7611

    HRV*  Commente :

    On a vu passer beaucoup d’annonces d’activités de ce genre touchant le même thème et la même problématique.  Le tout se déroulant dans un espace de temps assez réduit avec des  acteurs différents engagés dans une même lutte.

    Ça donne l’impression de petits combattants voulant mener une guerre isolée juste pour s’arroger le droit de s’approprier d’une victoire partielle éventuelle. Dans ce cas les discussions et les réflexions autour d’une problématique d’importance ne résonnent dans la proportionnalité que le voudrait l’ampleur de l’intérêt de ceux qui sont défendus.

    Un problème touchant tout un pan de notre population traité de façon sectaire avec les limites exigus de sa portée.

    C’est dommage de déplorer ce manque de cohésion qui apporterait sas aucun doute de la force à un combat difficile ; de l’énergie à une bataille périlleuse.

    HRV: HAITI RECTO VERSO http://haitirectoverso.blogspot.com


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    192 nouveaux casques bleus boliviens attendus en Haïti

    Le Congrès bolivien autorise l’envoi de ces soldats dans le cadre de la rotation des troupes

    vendredi 22 août 2008,

    Radio Kiskeya

     

    Le Congrès (Parlement) bolivien a approuvé jeudi l’envoi en Haïti de 192 militaires qui doivent remplacer d’autres soldats boliviens arrivés au terme de leur période de déploiement au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).

    Selon une dépêche de l’agence espagnole EFE, le Congrès a indiqué dans un bulletin que le parti au pouvoir et l’opposition ont donné dans la matinée leur feu vert à la décision de l’Exécutif d’envoyer à Port-au-Prince les troupes de la "Compagnie d’infanterie mécanisée Bolivie IV casques bleus".

    Avant le vote de l’assemblée, la commission mixte de la défense du Parlement avait recommandé l’approbation de la demande qu’avait soumise le Président Evo Morales afin d’assurer la rotation du contingent bolivien déployé en Haïti.

    Depuis août 2006, La Paz participe aux opérations de maintien de la paix conduites dans le pays par l’ONU. La MINUSTAH compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5232


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    René Préval relance son projet de réforme constitutionnelle

    La constitution de 1987 entretiendra l’instabilité en permanence, soutient le Président qui se prononce pour la réduction du quorum au Sénat

    jeudi 21 août 2008,

    Radio Kiskeya

     

    Le Président René Préval a annoncé que son plus prochain combat sera celui d’une campagne de promotion en faveur de l’adoption d’une nouvelle constitution destinée à remplacer celle de 1987 en vigueur qu’il a présentée comme une source potentielle d’éternelle instabilité en Haïti.

    « La plus grande bataille que je vais mener sera celle de convaincre les haïtiens de la nécessité de doter le pays d’une nouvelle constitution », a affirmé avec détermination le chef de l’Etat haïtien dans une interview exclusive à Radio Ibo, une station privée de Port-au-Prince, en marge de sa participation samedi dernier à Santo Domingo à la cérémonie d’investiture de son homologue dominicain Leonel Fernàndez.

    Prenant en exemple la volonté du premier mandataire dominicain de réduire dans son pays la fréquence des élections, René Préval, interrogé par notre confrère Hérold Jean-François, a insisté sur la nécessité d’unifier le système électoral à la fois dans une perspective de stabilité politique et de réduction des dépenses de l’Etat au profit d’activités productives. Précisant que d’ici 2011, Haïti devrait s’engager dans l’organisation de quatre consultations présidentielles et législatives, le Président a souligné que le prochain renouvellement du tiers du Sénat coûtera 15 millions de dollars alors que le même montant pourrait servir à l’achat d’engrais pour stimuler la production agricole nationale.

    Dans sa radiographie des « dysfonctionnements et anomalies en cascade » générés par la charte fondamentale, M. Préval a évoqué l’ingouvernabilité des plus petites entités territoriales en raison d’une inflation d’instances de pouvoir et l’absence d’un gouvernement légitime à la tête du pays quatre mois après l’éviction du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis.

    Revenant à la charge plusieurs mois après les premières tentatives d’articulation de son projet de réforme constitutionnelle, le chef de l’Etat souhaite un « débat serein et sans peur » sur la question non sans rappeler l’extrême complication des procédures d’amendement prévues dans la constitution actuelle.

    Sur un plan plus conjoncturel, René Préval soutient totalement les positions affichées par certains Sénateurs proches de l’Exécutif, en particulier Jean Hector Anacacis (Ouest/Lespwa), visant à faire passer de 16 à 10 Sénateurs le quorum de la Chambre haute qui ne compte plus que 18 membres sur un effectif de 30 au départ. « L’effectif du corps est celui des membres présents », a fait ressortir le chef de l’Etat tout en rejetant sur le discrédit moral ayant affecté l’ancien Conseil Electoral Provisoire (CEP) la non-tenue des Sénatoriales partielles depuis plusieurs mois.

    Il a aussi déploré la faiblesse des partis politiques, des interlocuteurs qui sont, selon lui, en « perte de représentation politique » à cause de leur incapacité à contrôler leurs représentants au Parlement. Se plaignant du fait que l’avenir du pays dépendait des caprices de deux ou trois Sénateurs, Préval s’est toutefois engagé à faire tout son possible en vue de trouver, de concert avec le Premier ministre ratifié, Michèle Pierre-Louis, une issue heureuse aux négociations et de parvenir à la formation d’un nouveau gouvernement.

    Ces nouvelles déclarations du Président de la République surviennent au moment où certaines forces politiques semblent se préoccuper de la survie ou non du Sénat menacé d’implosion ou de son éventuelle instrumentalisation politique à terme. spp/Radio Kiskeya

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5228

    HRV* commente :

    C’est presque inopportun, pour ne pas dire indécent que le président  de la République déclare vouloir faire de la modification de la Constitution de 1987, la plus grande bataille de sa vie. Surtout tenant compte de la conjoncture actuelle. C’est dire que la cécité du pouvoir se comporte souvent en prisme déformant la vision de la réalité.

    Les haïtiens dans leur grande majorité n’à que faire de la politique. Les politiciens ne font de pas de la politique pour servir mais plutôt pour se servir. C’est le meilleur tremplin pour passer de miséreux à millionnaire. La politique en Haïti n’a servi et ne sert qu’à cela.

    Aujourd’hui, les haïtiens sont en butte à d’énormes difficultés économiques et sociales basales. La liste de leurs priorités ne suit pas du tout celle du président de la République.

    Les haïtiens veulent pouvoir bouffer. Tout simplement bouffer puisqu’ils sont humains et font partie de la chaîne alimentaire. Si Jean Claude Duvalier s’amène à Port-au-Prince avec une flottille contenant suffisamment de produits alimentaires pouvant permettre aux haïtiens de manger à leur faim pendant une semaines, les vive Duvalier résonneront sur tout le territoire national. Les cris zèbreront le ciel d’Haïti même si le régime devra reprendre les lignes dures des pratiques dictatoriales de François Duvalier.

    En un sens, l’indifférence de l’Haïtien face à la politique a propulsé René Préval au pouvoir. Dans le cas contraire, personne n’aurait voté pour  un ancien président qui n’a pas laissé un souvenir impérissable lors de son passage au timon des affaires, pour le premier ministre d’un gouvernement déchouqué et surtout un candidat à la présidence qui se vante de ne pas avoir de programme de gouvernement.

    Si le Président René Préval cherche une bataille à mener qu’il s’attaque carrément à la vie chère et à l’insécurité. Ces deux fléaux ne sont ni utopie ni vues de l’esprit.

    En ce qui concerne la Constitution je crois qu’il doit exister encore en Haïti des gens beaucoup plus capables de réfléchir et relever les vraies incohérences de notre Carta Magna !

    Et surtout qu’il ne s’avise pas de faire pondre une Constitution sur mesure, en prêt-à-porter lui permettant de rester au pouvoir !

    HRV: HAÏTI RECTO VERSO http://haitirectoverso.blogspot.com


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    Fort-Mercredi: mépris de l'histoire...

    Seul le vestige d'un mur en brique enfoncé dans la terre permet de croire qu'il existait une ancienne bâtisse à Fort-Mercredi envahi par des gens comme tombés du ciel. Dans un sombre tableau peint de petites maisons construites anarchiquement dans un sol inapproprié, une catastrophe en cette saison pluvieuse ne serait pas étonnante. Les habitants, eux, croient au ''Bondye Bon'' pour leur sécurité.


    Situé dans les hauteurs de Port-au-Prince, Fort-Mercredi permet d'avoir une vue d'ensemble sur la capitale. Le sol de ce quartier de la section communale de Martissant, résultat de la dégradation sévère de l'environnement, ne peut résister aux averses qui ont provoqué plusieurs éboulements et détruit des maisons. La situation risque d'empirer pendant cette saison pluvieuse. « J'habite la zone depuis 1962, à l'époque il n'y avait que la maison de ma mère et celle d'un jardinier qui s'occupait du fort, fait remarquer Manmi Nicole, une vielle dame dans la soixantaine. Aujourd'hui, le quartier ressemble à un vaste dépôt où rien n'est à sa place, dit-elle avec mélancolie. »

    Manmi Nicole habite sur le flanc du morne où plusieurs maisons près de la sienne ont déjà subi la loi d'un environnement dépouillé de ses arbres. « J'ai vu ces maisons s'en aller avec le sol après une pluie », explique-t-elle. Avec ses quatre enfants, Manmi Nicole vit quotidiennement sous la menace d'un éboulement. Alors que toutes les conditions sont réunies pour une catastrophe, les autorités ne font rien ou font semblant de ne rien voir. Consciente de sa situation, la vielle dame dit compter sur la la providence en cette saison pluvieuse.

     

    Comme Manmi Nicole, plusieurs autres familles sont sous la menace d'éboulements. Dans cette zone de la capitale se transforment en bidonville, rien n'est respecté en termes d'urbanisation. Dans les ravins, les habitants n'hésitent pas à construire leurs maisons et les autorités ne disent et ne font rien. Selon Manmi Nicole, cette dérive à commencer dans les années 80 quand des gens commençaient à occuper illégalement des terres et à déboiser le morne.

    Pour sa part, le responsable de l'Assemblée de la section communale (ASEC), Jean Louis Bodel, critique le comportement des responsables de l'Etat qui, selon lui, ne mettent à la disposition des autorités locales aucun moyen de fonctionnement. Il appelle les responsables à agir vite pour éviter le pire. M. Bodel fustige également le comportement de certaines Organisations non gouvernementales (ONG) qui exécutent des projets dans la zone sans consulter les élus locaux. « Ces ONG ne connaissent ni la réalité de la population ni ses besoins, elles se contentent de financer des projets qui ne répondent pas aux besoins réels de la population », s'insurge-t-il.

    Fort-Mercredi transformé en terrain de football

    Si la zone où était exigé jadis l'un des forts pour la défense de Port-au-Prince est transformée en un véritable bidonville, le fort, transformé en terrain de foot ball pour les jeunes en lui-même n'est que l'ombre d'une imagination lointaine. Selon Jean Louis Bodel, qui dit habiter la zone depuis 21 ans, trois pièces géantes de canon du fort sont sous les décombres. « A cause du laxisme des autorités, des gens ont vandalisé le Fort, ils ont tout emporté, même les briques », déplore M. Bodel.

    Outre le terrain de football, Fort-Mercredi est utilisé également pour élever les porcs et des cabris. Une situation qui ne fait pas honneur à la première République noire du monde... à l'histoire tout court.

     

     

    Robenson Geffrard
    rgeffrard@lenouvelliste.com
    http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61237&PubDate=2008-08-18

    Commentaires :

    Le fait de se déclarer un fan inconditionnel de notre FRANKETIENNE NATIF-NATAL et surtout d’adopter le concept de « l’esthétisme du chaos » qui définit sa « spirale » nous avons du mal a trouvé une beauté quelconque  inspiré du bordel permanent qui s’affiche dans les différentes actions et surtout les activités de la vie nationale.

    Le Nouvelliste et sa cohorte de journalistes engagés investis de la mission sacrée de prophète d’une catastrophe annoncée ne cessent de présenter la réalité sombre de ce qui reste de ce pays.

    Ils insistent, ils persistent dans le but d’attirer l’attention des décideurs et surtout de leur rappeler leurs devoirs dans le cadre des engagements acceptés. Eux, ils tournent la tête, ferment les yeux et se bouchent les oreilles. Ils fuient à la recherche d’un endroit ou les choses se font carrément de façon différente à leur façon à eux d’agir.

    Les journalistes du Nouvelliste ont beaucoup averti sur le danger qui plane sur la ville de Port-au-Prince en particulier du à la bidonvilisation du Morne l’hôpital. Les haïtiens pour survivre ont été obligés de croire aux miracles. Pour eux on peu défier toutes les lois qui existent dans la nature. Il ne nous arrivera rien. Car celui qui demeure sous l’abri du très haut, repose à l’ombre du Tout Puissant. Un camion fait pour transporter des marchandises, peut se convertir sans risque et sans étonnement à un véhicule de transport de passager. On peut s’entasser en surnombre dans un véhicule, il ne se passera rien.

    Une voiture construite pour cinq personnes n’est qu’une spécificité dirigée à l’attention des étrangers. Pour Haïti cette même voiture peut transporter presque le double de sa capacité prévue. C’est en ses termes que se définit « l’exception culturelle haïtienne ».

    Pendant ce temps le parlement haïtien, réputé moraliste et moralisant par excellence, perpétue un blocage au niveau du gouvernement dans la défense entêtée d’intérêts personnels dans une lutte qui met à l’écart les intérêts de la majorité des haïtiens. Au niveau du monde politique on défend becs et  ongles des postes ministériels !!!  


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    Les Haïtiens n'en peuvent plus

    Il ne fait aucun doute que les Haïtiens sont fatigués avec les interminables négociations du Premier ministre ratifié avec les parlementaires, ce qui appelle manifestement une explication !

    Depuis le vote de censure infligé au Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, en avril 2008, le parlement intrigue le pays tout entier. D'abord dans le désignation du choix du Premier ministre, ensuite dans la formation du gouvernement Préval/Alexis freiné par des désaccords d'ordre politique, qu'il est tentant de penser que l'assemblée générale est déchirée par un litige, entre sénateurs, entre députés et sénateurs.

    « Les Haïtiens n'en peuvent plus, se lamente Joël, un riverain de la commune de Delmas, il faut que les parlementaires mettent de côté leurs ambitions et libèrent le pays », les exhortant à cesser de faire passer leurs propres intérêts avant ceux du pays.

    Certains pensent que ce qui se joue, à plusieurs reprises, sur la scène politique haïtienne, le décor et tout le reste, n'a aucun rapport avec les discours des parlementaires. Conséquence, une histoire pleine de surprises qui a pour cadre un espace porteur de crises. Une telle situation peut être comparée à un théâtre où le décor et l'action n'ont rien à voir. Ce qui porte un étudiant de la faculté d'Ethnologie à opiner de la sorte : « Ils disent vouloir défendre la cause haïtienne, tout cela n'est qu'un gros mensonge. Ils sont plutôt en train de défendre leur ministère, et cette question, par ailleurs, semble n'être pas encore résolue. Et le pays est en train de souffrir, en attendant que leurs ambitions personnelles soient satisfaites.»

    Cette lecture des événements est tout simplement lamentable. Elle traduit une totale ignorance de certains parlementaires sur ce qui se passe dans le pays, la montée quotidienne des prix des produits de première nécessité, l'augmentation des cas d'enlèvement, le black-out, sans oublier la rentrée des classes dans moins de 15 jours. « Rien ne fonctionne et tout le pays s'installe dans un chaos généralisé. Messieurs les parlementaires, donnez une chance au pays », déplore un ouvrier qui vient de perdre son travail dans une industrie de fabrication de sac.

    Pour d'autres, comme Jean Clermont Cherenfant, un professeur à l'université, qui critique les partis politiques, «la raison est que fondamentalement les partis politiques ne possèdent plus de ligne politique, plus de lecture claire d'une politique économique, alors, ils se tardent pour masquer leurs incapacités ». Selon lui, le processus de négociations avec le Premier ministre ratifié semble avoir trop duré.

     Angie Marie Beeline Joseph
    jbeeline@gmail.com
    http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61230&PubDate=2008-08-19



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    Fay fait des victimes

    Sept morts, dont six sont recensés dans le Sud, trois disparus, un blessé, 107 familles sinistrées, 18 maisons détruites et des dizaines d'autres endommagées ...tel est le bilan partiel des dégâts enregistrés après le passage de la tempête tropicale Fay qui a frappé Haïti dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 août 2008.

    « Les six personnes mortes dans le département du Sud tentaient de traverser une rivière en crue », a précisé l'ingénieur Pinchinat Pierre-Louis, directeur adjoint de la protection civile qui continue d'appeler la population à la vigilance.

    Joint au téléphone ce lundi, M. Pierre-Louis a indiqué que les 310 personnes qui ont été hébergées dans des abris provisoires ont déjà regagné leur domicile respectif. Il a affirmé que les sinistrées ont pu bénéficier de l'assistance nécessaire.

    Mais, dans la Grand'Anse, où les eaux en crue de la rivière Glace ont ôté la vie à plus d'une trentaine de personnes après un accident de la circulation à Dichiti, des corps seraient encore recherchés par des équipes de secouristes. Selon le Bureau de la protection civile, seulement 26 personnes ont été retrouvées vivantes alors que le camion JMJ assurant le trajet Jérémie/Port-au-Prince qui a fait panache dans le lit de cette rivière transportait plus d'une soixantaine de passagers dont des enfants. La plupart des victimes seraient des résidents de Moron, Chambellan et Abricots.

     

    Ce terrible accident survenait dimanche dernier, aux environs de 13 heures, dans la commune de Beaumont où vivent plus de 62 000 habitants. L'accès à cette commune reste encore difficile, selon ce qu'a indiqué le maire David Pierre.

    Pour sa part, le député Jean Acklush Louis-Jeune, qui attribue la disparition de ces gens au fait que le pont devant être jeté sur cette rivière n'a pas été construit jusqu'à présent, invite les autorités centrales à en assumer leurs responsabilités.

    Le parlementaire, qui n'était pas en mesure de fournir des détails techniques sur la rivière Glace, a toutefois indiqué que celle-ci, d'une grande étendue, ne représente pas, une vraie menace pour la population.

    Des dispositions préventives ont été déjà mises en place, à en croire l'ingénieur Pinchinat Pierre Louis, en vue d'éviter de pareils accidents durant la saison cyclonique qui prendra fin à la fin du mois de novembre 2008. En ce sens, le directeur adjoint de la protection civile invite la population haïtienne à suivre toutes les consignes établies par le secrétariat permanent de la gestion des risques et des désastres.

    Sixième tempête formée dans l'océan Atlantique cette année, la tempête tropicale Fay a laissé sur son sillage au moins quatre morts en République dominicaine le week-end écoulé alors qu'elle n'a causé que de légers dégâts sur l'île de Cuba ce lundi. Selon les dernières informations, cette tempête menaçerait de se transformer en ouragan et pourrait frapper la Floride ce mardi.

     

    Victor Jean Junior
    victorjeanjunior@lenouvelliste.com
    http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61243&PubDate=2008-08-18


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    La tempête tropicale Fay fait au moins un mort en Haïti

    Des dégâts matériels et économiques d’une certaine ampleur ont été enregistrés, selon les autorités

    samedi 16 août 2008,

    Radio Kiskeya

    Le passage dans la nuit de vendredi à samedi de la tempête tropicale Fay a fait au moins un mort et des dégâts matériels et économiques d’une certaine importance en Haïti, a annoncé la directrice de la protection civile (DPC), Alta Jean-Baptiste.

    "Un homme est décédé en tentant de traverser une rivière en crue" à Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince), a indiqué à Radio Kiskeya la responsable de la DPC, une structure étatique relevant du ministère de l’intérieur. Aucune précision n’était encore disponible samedi soir sur ce cas.

    Se dirigeant vers Cuba avant d’atteindre éventuellement la Floride lundi, Fay s’éloignait samedi soir des côtes d’Haïti, mais les consignes d’extrême prudence et l’alerte orange décrétée vendredi restaient en viugueur.

    L’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince a été rouvert au trafic aérien après plusieurs heures de fermeture et la reprise des liaisons aériennes intérieures a été également autorisée. En revanche, les opérations de cabotage restaient interdites jusqu’à nouvel ordre dans les différents ports du pays.

    Alta Jean-Baptiste souligne que le centre d’opérations d’urgence qui regroupe plusieurs ministères du gouvernement démissionnaire du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis restait mobilisé en vue de réaliser les interventions appropriées dans les régions les plus affectées.

    Dans le secteur agricole, la protection civile précise que les vents en rafale provoqués par la tempête tropicale ont sévèrement touché les bananeraies de l’Arcahaie (environ 50 km au nord de la capitale).

    Par ailleurs, selon des témoins, les rizières de l’Artibonite (nord) ont été endommagées par les inondations consécutives aux pluies diluviennes enregistrées pendant toute la nuit de vendredi et dans la journée de samedi.

    Pour sa part, la Croix-Rouge Haïtienne restait mobilisée et continuait à collecter les données fournies par ses différents comités régionaux. La présidente de l’institution humanitaire, Dr Michaëlle Amédée Gédéon, a annoncé que des inondations ont été enregistrées notamment à Anse-à-Pitre (Sud-Est) suite à de fortes précipitations.

    Fay est la sixième tempête tropicale de la saison cyclonique 2008 qui risque d’être très active dans l’Océan Atlantique.spp/radio Kiskeya

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5222


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    Séance de ratification mardi à la Chambre basse de l’énoncé de politique générale de Michèle Pierre-Louis

    En revanche statu quo au Sénat où l’avenir du Premier ministre est au centre de tractations diverses

    samedi 16 août 2008,

    Radio Kiskeya

     Après une longue attente de deux semaines, la deuxième étape du processus de ratification du Premier ministre Michèle Pierre-Louis est finalement lancée avec la présentation mardi prochain (19 août) de sa déclaration de politique générale devant l’assemblée des Députés.

    Le deuxième secrétaire du bureau de la Chambre basse, Steven Benoît, qui en a fait l’annonce, précise que cette décision, prise lors d’une réunion jeudi après-midi, bénéficie de l’adhésion de la majorité des Députés. Le représentant de la circonscription de Pétion-Ville (banlieue est), qui juge indispensable que le Parlement travaille en vue de doter le pays d’un nouveau gouvernement, souligne que d’ores et déjà Mme Pierre-Louis a pris toutes les dispositions relatives à la présentation de son énoncé de politique générale.

    Pour franchir cette étape du processus de ratification, le Premier ministre doit obtenir la majorité absolue. En cas d’échec, la procédure devra, en effet, recommencer, prévoit la constitution qui reste toutefois muette sur les modalités de reprise ou de remise à plat du dossier.

    Alors que les rumeurs vont bon train sur l’intention qu’aurait le Président René Préval de procéder à l’investiture du nouveau gouvernement une fois que Michèle Pierre-Louis aura le feu vert des Députés sur sa déclaration de politique générale, au Sénat c’est la bouteille à l’encre. Plusieurs élus ont rejeté jeudi la proposition de leur collègue Jean Hector Anacacis de réduire le quorum à 10, un projet assorti d’une menace de démission en bloc des Sénateurs de plateforme présidentielle Lespwa qui viserait à rendre le Sénat inopérant au profit d’un Exécutif fort, libre de tout contrôle institutionnel.

    Cependant, les membres du Grand Corps semblent encore loin d’arriver à un compromis sur la ratification du programme de gouvernement du Premier ministre tant les divergences sont profondes et de différentes natures.

    C’est dans ce contexte marqué par une forte crispation politique que le chef de l’Etat a eu vendredi un nouveau round de discussions avec les leaders des partis représentés au Parlement et la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), le bloc majoritaire à la Chambre basse. spp/Radio Kiskeya

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5221


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    Daniel Supplice croit que la menace des sénateurs de Lespwa facilitera une issue à la crise

    Le sociologue Daniel Supplice interprète la menace des sénateurs de Lespwa comme un élément pouvant faciliter un déblocage de la crise. " On sait que la CPP appuie Michèle Pierre Louis alors que certains sénateurs affichent leur opposition", dit-il soulignant qu’on ne peut assister passivement à l’enlisement de la crise.

    M. Supplice croit que la menace des sénateurs de Lespwa est un signal pour inviter leurs collègues à prendre conscience de la détérioration de la situation socioéconomique. " La crise est en train d’être dénouée", insiste M. Supplice pour qui les exigences de certains sénateurs n’ont rien à voir avec la politique générale du prochain gouvernement.

    Loin d’être inquiet, Daniel Supplice espère que la semaine prochaine Michèle Pierre Louis pourra former son cabinet ministériel.

    Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Supplice a soutenu que le coordonnateur de Lespwa, Jacques Edouard Alexis est vraisemblablement impliqué dans cette nouvelle stratégie. M. Supplice appelle tous les acteurs à œuvrer pour le sauvetage national, faisant valoir que tous les partis doivent rechercher le consensus. " Le sénat est piégé et vit l’effet boomerang", dit-il se référant au vote de censure infligé par le sénat au gouvernement d’Alexis.

    " On donne l’impression que nous ne pouvons pas gérer le pays", dit-il souhaitant une sortie de crise suivant le respect des prescrits constitutionnels. " Je ne désire ni la réduction du quorum ni la caducité du sénat ", déclare M. Supplice qui souhaite un consensus pour la ratification de la déclaration de politique générale de Mme Pierre Louis.

    Selon Daniel Supplice, le chef de l’état est pris dans son propre piège puisqu’il n’avait pas mis en œuvre un plan pour l’organisation des élections en 2007. " L’exécutif et le législatif sont en train de s’affaiblir", en raison de la crise ", ajoute t-il.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13995


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    Polémique au sénat autour de la réduction du quorum à 10

    Le sénateur Rudy Heriveaux (Lavalas) considère la proposition de réduction du quorum comme une " stratégie malheureuse qui ne fait que polluer l’environnement politique". " En respectant les prescrits de la constitution on pourra avancer dans le processus de formation d’un nouveau gouvernement", lance t-il estimant qu’aujourd’hui il faut poursuivre les négociations.

    Toutefois, le sénateur Heriveaux critique le comportement des dirigeants de L’Union et de l’Alliance qui participent aux négociations.

    Les chefs de file de ces deux partis ont indiqué qu’ils ne peuvent donner aucune garantie en ce qui concerne les votes de leurs sénateurs Fritz Carlos Lebon (Union) et Eddy Bastien ( Alliance).

    De plus, le sénateur Judnel Jean (Fusion) conditionne désormais son vote au retour au grand corps de son collègue de parti, Rudolf Boulos. Qualifiant le renvoi d’injuste, le sénateur Judnel Jean admet que cette exigence est une pression pour obtenir le respect des votes des citoyens du Nord Est.

    Réagissant à la proposition de réduction du quorum, le président du sénat, Kelly Bastien, a fait preuve de prudence craignant qu’une réduction du quorum ne constitue un mauvais précédent. La semaine prochaine l’assemblée devra analyser la proposition du sénateur Anacacis soutient le président du sénat, attirant l’attention sur les avantages et inconvénients de cette proposition.

    Tout en admettant que la réduction du quorum favorisera la formation d’un gouvernement, Kelly Bastien craint que ceci n’encourage les gouvernements à ne pas organiser les élections suivant les échéances constitutionnelles.

    Interrogé sur la polémique au sénat à propos de la réduction du quorum, l’un des dirigeants de Lespwa, Joseph Jasmin, dit souhaiter qu’un consensus soit trouvé dans le meilleur délai.

    Apportant son appui à la proposition du sénateur Anacacis Jean Hector, le ministre chargé des relations avec le parlement souhaite l’établissement de discussions entre les acteurs politiques en vue de trouver une solution à la crise.
    " Il y a eu un antécédent", dit-il se référant à la réduction du quorum lors des précédentes législatures.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13993


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    Des sénateurs menacent de démissionner pour rendre le grand corps caduc

    Le sénateur Anacacis Jean Hector a soumis hier mercredi une proposition de résolution en vue de réduire le quorum de 16 à 10 élus. Outre les sénateurs de Lespwa, Youri Latortue, Yvon Buissereth et Michel Clérié apporteraient leur appui à la proposition du sénateur Jean Hector. " Un quorum de 10 sénateurs permettra de trouver une solution à la crise", déclare le sénateur Jean Hector espérant que son collègue Judnel Jean, comme en 1992 apportera son vote en faveur de la résolution.

    " Au cours de la 45 eme législature, Judnel Jean avait voté pour la réduction du quorum à 13 ", rappelle le sénateur Anacacis faisant remarquer qu’il y a jurisprudence en la matière. " Voila 4 mois que le sénat a entraîné le pays dans la crise, la situation est grave", déclare t-il soulignant que les hommes politiques ont pour devoir de résoudre les crises.

    De plus, Anacacis Jean Hector menace de démissionner et explique que sa proposition est une dernière chance au grand corps. " Si 7 sénateurs démissionnent le sénat sera caduc", lance t-il.

    Cet avis est partagé par le sénateur Yvon Buissereth (Lavalas) qui critique les revendications démesurées des dirigeants de partis et de certains sénateurs dans le cadre des négociations. " Les sénateurs reçoivent leurs émoluments et ne font rien pour la nation", dit-il soulignant que la démission des sénateurs permettra l’organisation de nouvelles élections.

    Dans le même temps, le sénateur Fequiere Mathurin révèle que tous les sénateurs de Lespwa appuient la proposition de réduction du quorum à 10. " Cette proposition facilitera la tache aux sénateurs qui refusent leurs votes à Michèle Pierre Louis a moins que l’objectif soit de bloquer le pays", ajoute t-il.

    Espérant que ces sénateurs participeront à la séance pour réduire le quorum, le sénateur Mathurin croit que ceci permettra au sénat de sortir de l’imbroglio.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13992


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