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Jackson lance à Port-au-Prince un appel à la solidarité internationale en faveur d’HaïtiAu Palais National, au Parlement et à Cité Soleil, le pasteur afro-américain a promis de multiplier les initiatives contre la crise alimentaire, en faveur de des sans-papiers haïtiens aux Etats-Unis et de l’annulation de la dette d’Haïtilundi 28 avril 2008,
Jesse Jackson, a appelé lundi à la solidarité des Etats-Unis et du monde envers Haïti touchée de plein fouet par une crise alimentaire, lors d’une visite de plus de 24 heures au cours de laquelle le pasteur noir américain a eu des entretiens avec le Président René Préval, le président du Sénat, Kelly Bastien et s’est rendu à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince). Au cours de son passage au Parlement, M. Jackson, arrivé dimanche à la tête d’une importante délégation, a annoncé avoir entrepris des démarches auprès des leaders politiques et religieux américains en vue de permettre à Haïti de recevoir à des conditions préférentielles du riz, d’autres productions céeréalières et de l’huile de cuisine. "Un sac de riz produit aux Etats-Unis coûte 60 dollars et est hors de portée des haïtiens dont 80% vivent avec moins de deux dollars par jour", s’est plaint le célèbre leader afro-américain. Sur cette même lancée, il a appelé les institutions financières internationales à éliminer la dette externe d’Haïti estimée à quelque 1,5 milliard de dollars. Anisi, le montant du service de la dette qui se chiffre à 70 millions de dollars l’an serait consacré à des investissements dans le domaine des infrastructures, de l’agriculture, de la santé et de l’éducation au profit des plus pauvres. D’autre part, le révérend Jackson a exhorté le gouvernement américain et le Congrès (Parlement) à adopter une deuxième version de la loi HOPE (loi d’opportunité haïtienne hémisphérique à travers l’encouragement au partenariat). Une telle initiative, dit-il, aiderait Haïti à créer des milliers d’emplois dans le secteur de la sous-traitance grâce à une exploitation pendant plusieurs années de l’exonération des droits de douane dont bénéficient sur le marché américain les produits textiles et pièces d’automobile frabriqués dans le pays. Jesse Jackson a aussi réclamé l’extension aux réfugiés haïtiens du droit d’asile accordé aux boat people cubains une fois arrivés sur le territoire américain. Il estime que ce permis séjour est l’un des volets de la "dette morale"qu’ont les Etats-Unis envers Haïti. Il rappelle à ce propos la participation héroïque, en 1776, de soldats haïtiens à la guerre de l’indépendance des Etats-Unis qui permit notamment d’arracher les territoires du Mississipi aux troupes de l’empereur français Napoléon Bonaparte. Le militant américain et ancien compagnon de lutte du pasteur Martin Luther King en a profité pour dénoncer les folles dépenses militaires de l’administration Bush destinées à soutenir l’effort de guerre en Irak. Il souligne qu’une bonne partie de ces fonds pourrait servir à aider au développement de pays pauvres comme Haïti. Lors de sa rencontre avec le Président Préval au Palais National, le dirigeant afro-américain a renouvelé son appui aux autorités haïtiennes confrontées à une grave crise alimentaire à l’origine d’une mobilisation sociale violente et de la destitution du premier ministre Jacques-Edouard Alexis. Outre la question des prix des denrées alimentaires, Jesse Jackson a identifié parmi les priorités, l’intensification de la coopération haïtiano-américaine dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic. Il a enfin promis d’écrire aux deux candidats à l’investiture démocrate pour la présidentielle de novembre, les Sénateurs Barack Obama et Hillary Clinton, afin de les porter à s’engager vis-à-vis d’Haïti. M. Jackson a également effectué une tournée dans le bidonville de Cité Soleil pour se rendre compte des conditions infra-humaines dans lesquelles vit la population. Il a notamment visité la mairie, l’hôpital Sainte-Catherine Labouré et s’est entretenu avec des habitants de plusieurs quartiers où il a été chaleureusement accueilli. La délégation présidée par Jesse Jackson comprend des pasteurs dont les églises comptent des milliers de fidèles haïtiens. Avant son arrivée à Port-au-Prince, le révérend avait rencontré en Floride de nombreux leaders de la communauté hatiano-américaine et avait fait un véritable plaidoyer en faveur d’Haïti. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4977 Discutez gratuitement avec vos amis en vidéo ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Un coopérant français retenu 72 heures après son enlèvement
Les ravisseurs de Jean-michel Morin réclament une forte rançon ; les autorités françaises et la police haïtienne mobilisées ; multiplication des rapts à Port-au-Prince
lundi 28 avril 2008,
Un fonctionnaire français d’origine guadeloupéenne, Jean-Michel Morin, enlevé vendredi à Port-au-Prince, était encore lundi aux mains de ses ravisseurs qui exigeaient une forte rançon contre sa libération, a indiqué la Police Nationale à Radio Kiskeya. L’otage a été kidnappé au moment où il sortait d’un restaurant à Pétion-Ville (banlieue est), selon le porte-parole de la PNH, le commissaire Frantz Lerebours. Il s’est refusé à révéler les informations dont les forces de l’ordre seraient en possession afin de protéger la vie de M. Morin encore en captivité. Pour sa part, le commissaire François Dossous, responsable de la cellule anti-enlèvement de la PNH, a déclaré que le ressortissant français était en bonne forme et pourrait recouvrer la liberté bientôt. "Nous avons pu entrer en contact à plusieurs reprises avec l’otage. Il est en santé", a indiqué le commissaire avant d’ajouter "nous sommes sur la bonne voie, nous avons pris contact avec l’ambassade de France à ce sujet. Nous espérons arriver à un dénouement sous peu". A Paris, le Quai d’Orsay a confirmé la prise d’otage et son mobile crapuleux en recommandant la prudence dans la conduite de l’affaire. "Nous confirmons qu’un ressortissant français a été enlevé en Haïti. Notre ambassade est en contact avec les autorités haïtiennes. Comme vous le savez, la discrétion s’impose dans ce type d’affaires", a affirmé Pascale Andreani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Dimanche soir, les ravisseurs de Jean-Michel Morin réclamaient une rançon de 200.000 dollars contre 500.000 quelques heures auparavant. Travaillant pour l’Agence française de développement depuis février dernier, le fonctionnaire était en détachement au ministère des Travaux publics, transport et communications (TPTC). Par ailleurs, la police a confirmé la libération le 26 avril dans la localité de Douret, à Kenscoff (banlieue est de la capitale) de Marie-Florence Roy Daniel, 67 ans, une femme issue d’une importante famille du secteur privé des affaires qui avait été enlevée chez elle. Le porte-parole, Frantz Lerebours, précise que six individus dont le demandeur de rançon et le gardien de l’otage ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête ouverte sur ce rapt. Grâce à une descente policière dans l’une des maisons du quartier, Mme Roy Daniel, kidnappée le 24 avril et sévèrement ligotée par ses ravisseurs, avait pu retrouver sa famille. Dans le but évident de brouiller les pistes, les ravisseurs avaient forcé la sexagénaire à marcher pendant plus de quatre heures pour finalement la séquestrer à quelques mètres de sa résidence. Une nette tendance à la reprise des rapts est observée et des cambriolages nocturnes suivis d’enlèvements sont devenus très fréquents dans des zones résidentielles ou de villégiature comme Kenscoff. Une fillette enlevée dans cette commune le 23 avril dernier par des inconnus armés alors qu’elle se trouvait chez ses parents allait être remise en liberté contre rançon trois jours plus tard. Malgré de nombreuses opérations policières menées en vue de les neutraliser, des gangs continuent à opérer dans différents secteurs de Port-au-Prince sur lesquels plane le spectre du kidnapping. spp/Radio kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4976 Discutez gratuitement avec vos amis en vidéo ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Des sénateurs sont opposés à l’application d’une politique néolibéraleLe président du sénat, Kelly C. Bastien, affirme que les programmes préparés par le FMI sont l’une des causes de l’aggravation de la pauvreté dans le monde. Tout en rappelant qu’Ericq Pierre devra travailler dans le cadre du DSNCRP adopté par les partis politiques, le sénateur Bastien qu’il y a une ligne médiane entre le néolibéralisme et le nationalisme. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13714 Discutez gratuitement avec vos amis en vidéo ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Le président de la chambre basse accueille favorablement la désignation d’Ericq Pierre au poste de P
Le président de la chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, estime que Ericq Pierre a la compétence nécessaire pour appliquer le document de Stratégie Nationale pour la croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), qui sert de programme économique du prochain gouvernement. Tout en admettant que ce document reste muet sur certains aspects tel la sécurité sociale, le député Jean Jacques croit qu’il peut permettre de lancer le processus de développement national. Le président de la chambre basse révèle que le nom d’ Ericq Pierre, le seul proposé par le chef de l’état, a été accepté immédiatement par les présidents des deux chambres. " Je connais Ericq Pierre depuis longtemps et on a toujours discuté des problèmes de la nation", dit-il précisant que cet agronome a eu un parcours honorable. Interrogé sur les chances de ratification du premier ministre désigné, le député Jean Jacques fait remarquer qu’il revient à M. Pierre de convaincre les parlementaires. " Il devra répondre aux questions des élus parce que l’assemblée est souveraine", argue t-il. En ce qui a trait au rejet de la candidature de M. Pierre en 1997, le président de la chambre basse rappelle qu’il y a eu erreur d’orthographe dans le nom. " Il y a eu Erick et Ericq dans certains documents et je crois qu’il a déjà fait des corrections en ce sens", explique M. Jean Jacques. Selon le président de la chambre basse, les consultations du chef de l’état avec les dirigeants des partis politiques avaient pour objectif de définir une majorité pouvant garantir le bon fonctionnement de la coalition. " Les directoires des partis avaient pour mission de mettre de l’ordre dans leurs blocs parlementaires ", rappelle t-il. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Pierre Eric Jean Jacques a soutenu que les acteurs politiques ont convenu des urgences et des mécanismes à mettre en place pour répondre aux attentes de la population. " La nourriture, le travail et les soins de santé sont les priorités ", dit-il rappelant que des ressources sont disponibles pour relancer la production agricole nationale. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13713 Centralisez tous vos comptes mails dans Hotmail ! Créez un compte Hotmail, c'est gratuit ! Ericq Pierre appelle à la concertation pour relever le défiLe premier ministre désigné, Ericq Pierre, affirme avoir mesuré l’ampleur des difficultés actuelles, mais souligne qu’il accepte d’occuper le poste afin de restituer à Haïti une partie des bienfaits reçus. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13715 Discutez gratuitement avec vos amis en vidéo ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! L'Espagne solidaire d'HaïtiLe gouvernement espagnol a annoncé une aide d'urgence d'un million 500 mille euros à Haïti. Selon le ministre espagnol des affaires étrangères et de la coopération, Miguel Angel Moratinos, qui a confirmé la nouvelle, cette aide va être débloquée sous peu en vue de faire face à la crise alimentaire que connaît le pays. Il intervenait, ce vendredi, lors d'un point de presse, tenu à l'Ambassade d'Espagne dans le cadre de sa première visite de 24 heures à Port-au-Prince. Une visite historique Avant sa rencontre avec la presse, le chef de la diplomatie espagnole s'est entretenu avec le Président René Préval avec qui il a discuté sur le choix du nouveau Premier ministre dont la désignation est prévue pour ce week-end et sur la question de la relance de la production agricole qui semble être une priorité pour l'Exécutif. M. Moratinos a eu également des entretiens avec le Premier ministre démissionnaire Jacques-Edouard Alexis ; les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, respectivement Kelly C. Bastien et Pierre Eric Jean-Jacques, et le représentant du secrétaire général de l'ONU en Haïti, Hedi Anabi. La visite du diplomate espagnol doit prendre fin ce vendredi après une rencontre avec les policiers espagnols du contingent de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti.
Victor Jean Junior Plus de 15 millions de français utilisent Windows Live Messenger ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Le Président brésilien attendu en Haïti le 28 mai
Lula viendra apporter son appui à la MINUSTAH et aux autorités haïtiennes après les graves émeutes d’avril
vendredi 25 avril 2008,
Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva effectuera le 28 mai prochain une visite officielle en Haïti destinée principalement à renouveler le soutien de son pays à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) et aux autorités haïtiennes confrontées à une grave crise alimentaire, a rapporté vendredi le quotidien Folha de Sao Paulo. Au cours de son séjour, le chef de l’Etat brésilien s’entretiendra des derniers développements de la situation avec son homologue haïtien René Préval. Le journal souligne que Lula sera très probablement accompagné des hommes d’affaires représentant les compagnies de construction brésiliennes Odebrecht, Camargo Correa et Andrade Gutierrez. A ce propos, la Banque européenne de développement (BERD) s’est engagée à financer à hauteur de 80 millions de dollars la réalisation de travaux d’infrastructure qui sera confiée à une firme brésilienne dont le nom n’a pas encore été dévoilé. Au début de cette semaine, Luiz Inàcio Lula da Silva avait procédé avec le Secrétaire général de l’ONU, Ban ki-moon, à une analyse de l’évolution de la situation en Haïti où des émeutes de la faim accompagnées de graves violences ont fait six morts, plus de 200 blessés et d’énormes dégâts matériels et économiques. Les deux hommes ont annoncé la tenue d’une conférence internationale d’urgence sur Haïti. De son côté, le chancelier brésilien Celso Amorim a demandé et obtenu une aide financière de la Banque Mondiale en faveur d’Haïti. L’institution internationale a, en effet, annoncé une enveloppe de 10 millions de dollars, mais aussi l’arrivée d’experts qui devront évaluer l’état de l’économie haïtienne. Le Président brésilien avait déjà visité Haïti en août 2004 en compagnie des stars de la seleçao qui étaient venues disputer un match pour la paix contre le onze national. Brasilia, qui dispose du plus gros contingent de casques bleus au sein de la MINUSTAH, 1.200 soldats, détient également le commandement de la force onusienne qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4968 Discutez gratuitement avec vos amis en vidéo ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Visite au parlement de la délégation de haut niveau de l’OEA et de la communauté internationale
Leitmotiv : formation du prochain gouvernement "dans le meilleur délai"
samedi 26 avril 2008,
La délégation internationale de haut niveau conduite par le secrétaire général de l’OEA a rencontré vendredi des représentants de divers secteurs de la vie nationale. Au parlement, Jose Miguel Insulza et des ambassadeurs de plusieurs pays amis d’Haïti, ont rencontré les membres des bureaux des 2 chambres. Il s’agissait d’une visite de solidarité avec le parlement haïtien, a déclaré le diplomate chilien. Il en a profité pour souhaiter la formation du nouveau gouvernement haïtien dans le meilleur délai. Dégageant à son tour l’importance de la visite au parlement haïtien de la Mission de haut niveau de l’OEA et de la communauté internationale, le président du Sénat, Kelly Bastien, a renouvelé son engagement à œuvrer en faveur de la formation du prochain gouvernement et du renforcement des institutions dans le pays. Présent également au parlement haïtien, l’ambassadeur du Canada en Haïti, Claude Boucher, a lui aussi appelé les autorités a accélérer le processus de formation du nouveau gouvernement. « La communauté internationale aime toujours travailler avec des gouvernements légitimes », a-t-il ajouté. Sur la question des prochaines élections, le diplomate canadien a dit attendre l’établissement d’un calendrier afin d’envisager la contribution qu’apportera son pays à leur réalisation. Outre l’ambassadeur du Canada en Haïti, de nombreux autres diplomates accrédités dans le pays, dont l’ambassadeur des Etats-Unis, Janet Anderson, avaient accompagné les membres de la Mission de Haut niveau lors de cette visite au parlement haïtien. [jmd/RK] http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4972 Discutez gratuitement avec vos amis en vidéo ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Poursuite des « consultations » : un premier ministre devrait incessamment être désigné, selon le prLes "acteurs politiques" encore à la recherche d’une " majorité parlementaire "vendredi 25 avril 2008,
Les consultations autour du choix du prochain premier ministre se poursuivent entre les acteurs politiques. Le nom de celui ou de celle qui sera désigné(e) à ce poste devrait être connu ce week-end, a annoncé vendredi le sénateur Kelly Bastien, président du Sénat. Des efforts sont parallèlement déployés en vue de la création d’une majorité parlementaire appelée à soutenir le programme du prochain gouvernement, a ajouté le Dr Bastien. Des accords auraient déjà été trouvés sur ce programme conçu, dit-il, à partir de celui élaboré par le gouvernement sortant, en l’occurrence le Document National de Stratégie pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP). Sur la question de la formation du prochain gouvernement, les chefs de toutes les délégations internationales qui se sont succédées cette semaine à Port-au-Prince, se sont pratiquement donnés le mot en souhaitant que cela se fasse dans le meilleur délai. C’st le point de vue des parlementaires haïtiens qui craignent que le chef de l’Etat n’attende, pour se décider, la date du 8 mai, jour de la fin effective du mandat de 8 des 16 sénateurs constituant actuellement la majorité sénatoriale. A la Chambre basse, une majorité s’est déjà constituée par la formation d’un bloc parlementaire de 53 députés sur les 99 que compte celle-ci. Ce groupe, la Coalition des Parlementaires Progressistes (CPP), conditionne son appui à la déclaration de politique générale du prochain premier ministre désigné à l’absence dans celle-ci de l’option néo-libérale. D’autres déclarations publiques faites par la suite par des membres de ce bloc parlementaire dévoilent les visées politiques de celui-ci. Ces prises de position laissent tout aussi bien entrevoir la possibilité qu’un choix présidentiel non partagé par la majorité des membres dudit bloc, aboutisse au rejet de la personnalité désigné. Ce qui se solderait par l’aggravation de la crise politique. [jmd/RK] http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4971 Tous vos amis discutent sur Messenger, et vous ? Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! "Très préoccupé" face à la crise alimentaire en Haïti, le FMI veut augmenter son aide
Le chef de mission pour Haïti, Andreas Bauer, qui vient de boucler une visite à Port-au-Prince, estime nécessaire de "sauver la stabilité économique et sociale" mise en péril par les derniers événements
vendredi 25 avril 2008,
Le Fonds monétaire international (FMI) s’est déclaré vendredi "profondément préoccupé" par les conséquences de la crise alimentaire en Haïti et prêt à augmenter le portefeuille de crédit alloué au pays. "Profondément préoccupé par l’impact social de la hausse des prix des denrées alimentaires, le FMI est déterminé à épauler les efforts que déploie le gouvernement haïtien pour atténuer les souffrances de la population, tout en préservant la stabilité économique", a indiqué dans un communiqué publié à Washington le chef de mission du FMI pour Haïti, Andreas Bauer, qui revient d’une visite cette semaine à Port-au-Prince. Cette envolée des prix a été à l’origine de grandes poussées inflationnistes et a aggravé le déficit commercial du pays, note le haut fonctionnaire. Il ajouté "qu’à cause de son statut d’importateur net de denrées alimentaires, Haïti a été frappée de plein fouet par la flambée des prix internationaux qui continue d’infliger de grandes souffrances aux populations haïtiennes". Du 22 au 24 avril, Andreas Bauer a effectué dans la capitale haïtienne une évaluation préliminaire de la situation basée sur le programme dénommé Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC). Il s’est penché sur l’adaptation du cadrage macroéconomique de ce programme au nouveau contexte né du "choc exogène" des violentes protestations contre la faim et de leurs effets sur le politique économique du gouvernement. La FRPC est un instrument destiné à réduire la pauvreté et à favoriser la croissance. "Nous travaillons en étroite collaboration avec les bailleurs de fonds et les autorités afin de suivre l’évolution des besoins d’Haïti en assistance financière ", a poursuivi M. Bauer soulignant la volonté du Fonds Monétaire International d’aider à minimiser les conséquences de la crise en vue de "sauvegarder la stabilité économique et le progrès économique et social". "Une mission du FMI se rendra bientôt en Haïti pour achever ce travail et conduire la troisième revue du programme", a conclu le chef de mission de l’institution financière internationale. Haïti est confrontée à l’extrême pauvreté et un taux de chômage record qui touche plus de 70% de la population active. Face à la gravité et l’urgence de la situation, le FMI, la Banque Mondiale, le système des Nations Unies, l’Organisation des Etats américains et de nombreux partenaires bilatéraux du pays, dont les Etats-Unis, la France, le Canada et le Brésil, se sont mobilisés. Des émeutes de la faim accompagnées de violences caractérisées et ciblées avaient fait début avril six morts, plus de 200 blessés et de sérieux dégâts matériels et économiques à Port-au-Prince et en province. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4967 Tous vos amis discutent sur Messenger, et vous ? Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Santo Domingo rapatrie une soixantaine de migrants haïtiensDes enfants et des adolescents pour la plupartvendredi 25 avril 2008,
Les autorités dominicaines ont rapatrié vendredi 54 sans-papiers haïtiens, en majorité des enfants et des adolescents qui s’adonnaient à la mendicité dans les rues de Santiago (155 km au nord de Santo Domingo), ont annoncé des sources officielles citées par l’agence espagnole EFE. Un responsable de la direction de la migration a souligné que la plupart des mineurs arrêtés et refoulés en territoire haïtien étaient arrivés tout récemment en République Dominicaine. Il soutient que les autorités avaient reçu de nombreuses plaintes de commerçants et de représentants d’autres secteurs de la ville qui exprimaient leurs préoccupations devant l’implication présumée de ces migrants dans des actes délictueux. Au moment de leur arrestation, beaucoup des enfants étaient en larmes, affirmant qu’ils n’avaient aucun endroit où aller après avoir été "chassés" par leurs parents. Un des rapatriés, Robito Pierre, 14 ans, a raconté à la presse avoir dû se réfugier en territoire voisin parce que sa mère l’avait mis à la porte au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince). A leur arrivée dans la ville de Ouanaminthe (nord-est), certains des jeunes rapatriés auraient été victimes d’abus de la part des autorités et d’habitants de la ville. Le gouivernement dominicain a procédé ces derniers mois au rapatriement de milliers de sans-papiers haïtiens. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4969 Plus de 15 millions de français utilisent Windows Live Messenger ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! L'ONU presse les autorités haïteinnes a former un gouvernementJeudi 17 avril 2008P-au-P, 17 avr. 08 [AlterPresse] --- Les Nations Unies ont appelé, ce 17 avril 2008, les autorités haïtiennes à nommer, au plus vite, un gouvernement pour succéder à l’équipe de Jacques Edouard Alexis, censurée, le 12 avril 2008, par l’Assemblée des sénateurs. « Il est (…) nécessaire de désigner au plus vite un premier ministre et un nouveau gouvernement », a lancé Hédi Annabi, chef civil de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah) lors d’une conférence de presse ce 17 avril à Port-au-Prince. Refusant de se prononcer sur la censure de Jacques Edouard Alexis et le profil souhaité du premier ministre à Haïti : L’Onu presse les autorités de choisir un nouveau premier ministre désigner, Hédi Annabi estime que pour l’heure, « la priorité c’est de venir en aide aux populations les plus défavorisées et de jeter, parallèlement, les bases d’un progrès économique et social plus durable ». Alors que s’installe en Haiti un « calme précaire », le chef civil de la MINUSTAH invite les différents secteurs du pays à « travailler en harmonie dans l’intérêt général, dans l’intérêt supérieur du pays ». Il juge indispensable la matérialisation de la devise haïtienne « L’union fait la force » et l’établissement en Haiti d’un « pacte de stabilité et de progrès ». Aux yeux de Annabi, la désunion, le désordre, « ne feront qu’aggraver la misère du pays ». Il faut, préconise-t-il, « conjuguer les efforts pour remettre le pays au travail », ce qui permettra à terme d’assurer la stabilité et le progrès. « Il ne peut y avoir de progrès sans stabilité », martèle-t-il. Le chef civil de la Minustah accueille favorablement les dispositions de l’administration du président René Preval pour faire face à la cherté de la vie. Il pense qu’il faut rapidement mettre en œuvre des mesures annoncées par le chef de l’État en vue de relancer la production nationale, créer des emplois augmenter les investissements. « Ce sont ces actions qui permettront de gagner la bataille contre la vie chère”, renchérit-il. D’autre part, à propos de la gestion des récents troubles par la MINUSTAH, Annabi exprime sa satisfaction du comportement des casques bleus. Un mort et 15 blessés ont été enregistrés dans les rangs de la MINUSTAH durant la période de violentes protestations qui vient de secouer Haiti. [do gp apr 17/04/2008 13 :45] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7157 Avec Windows Live Messenger restez en contact avec tous vos amis ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Quand les canaux d'évacuation ne sont pas curés !
Les pluies qui se sont abattues sur la région métropolitaine dans la nuit du jeudi 10 avril 2008 n'étaient pas sans conséquence sur la population de Clercine ainsi que sur les usagers du tronçon de route reliant carrefour Matelas, communément appelé carrefour Ritha, à la capitale en passant à proximité de l'Aéroport International Toussaint Louverture. Au niveau de ce carrefour particulièrement, le spectacle était visiblement désolant vendredi dernier. Des mares de boue ainsi que des déchets plastiques emportés par les eaux venant notamment de Frères ont été remarqués dans plusieurs coins de cette zone. L'entrée principale donnant accès à la base des soldats de la mission onusienne a été obstruée. « Dans la matinée, la circulation automobile a été un peu difficile dans cet endroit, a raconté un chauffeur de mini-bus assurant le trajet Clercine/Portail Léogâne. L'état des canaux d'évacuation à ciel ouvert en est la principale cause.» Certes, des employés affectés au service de voirie de la mairie de Tabarre ont été dépêchés sur place en vue de déblayer les tronçons de route affectés, mais le problème reste entier. « Les rues sont sur le point d'être nettoyées, mais cela ne va pas résoudre le problème pour autant, a indiqué clairement un passager. Il faudra curer les canaux d'évacuation en vue de trouver une solution congruente une fois pour toutes. » Plongés dans une situation de peur engendrée par les récentes pluies, les riverains lancent un appel urgent aux autorités concernées qui doivent prendre des mesures qui s'imposent afin d'éviter le pire. Victor Jean Junior http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56375&PubDate=2008-04-16 Commentaires : L’intéressant de cet article c’est de pouvoir faire quelques constats à partir des photos accompagnant le texte. Les photos parlent d’elles-mêmes et nous poussent à penser qu’un programme de recyclage de déchets en « plastiques recyclables » pourrait résoudre de façon efficace une partie de ce grand dilemme. Plus de 15 millions de français utilisent Windows Live Messenger ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Soutien renouvelé du Groupe de Rio à Haïti et au Président Préval
La formation dans les meilleurs délais d’un nouveau gouvernement vivement souhaitée après les derniers événements
mardi 15 avril 2008, Le Groupe de Rio a renouvelé mardi son "son soutien au peuple haïtien et au Président René Préval" par l’intermédiaire du Mexique qui occupe le secrétariat pro tempore de ce mécanisme de consultation et de concertation politique, a annoncé la chancellerie mexicaine relayée par l’agence Notimex. Selon un communiqué rendu public à Mexico, le Groupe de Rio souhaite également que "la situation du pays revienne à la normale et que la démocratie haïtienne dispose rapidement d’un nouveau gouvernement en conformité avec les procédures de l’ordre juridique en vigueur et dans le plein exercice de sa souveraineté". Ces vœux sont exprimés après les violentes émeutes de la faim enregistrées ces derniers jours en Haïti avec comme conséquence politique immédiate la destitution par le Sénat du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis. Le ministère mexicain des relations extérieures a, d’autre part, souligné que les pays membres du Groupe de Rio demeurent convaincus qu’Haïti "continuera à avancer vers la consolidation de sa stabilité politique et sociale et le renforcement des bases de son progrès économique". Le Groupe promet enfin de rester attentif aux événements qui se déroulent dans le pays et d’apporter son appui aux actions de la communauté internationale visant à "favoriser le développement durable et contribuer à la lutte contre la pauvreté". Haïti a officiellement intégré le Groupe de Rio lors de son dernier sommet début mars à Santo Domingo. Créé en 1986, ce mécanisme de consultation se donne pour mission de promouvoir le dialogue politique à l’échelle régionale. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4934 Avec Windows Live Messenger restez en contact avec tous vos amis ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Emeutes en Haïti : George W. Bush très préoccupéLe Président américain estime nécessaire de contrer la faim à l’origine de révoltes populaires également en Egypte et aux Philippinesmardi 15 avril 2008,
Le Président américain George W. Bush a exprimé mardi ses plus grandes préoccupations et approuvé des mesures d’urgence face aux violences extrêmes ayant accompagné ces derniers jours des émeutes de la faim dans trois pays, dont Haïti, a indiqué sa porte-parole Dana Perino citée par l’Associated Press. "Le président des Etats-Unis est très préoccupé par la crise qui touche Haïti, l’Egypte et les Philippines, entre autres", a affirmé Mme Perino dans une brève déclaration à la presse. Elle intervenait quelques heures après que la Maison Blanche ait annoncé lundi une aide d’urgence de 200 millions de dollars en faveur de différents pays profondément touchés par la hausse vertigineuse des prix de l’alimentation. Des Etats africains devraient être les principaux bénéficiaires de cette assistance humanitaire. Divers partenaires bilatéraux et multilatéraux ont accordé des fonds et des aliments à Haïti où, au cours des derniers jours, des protestations populaires contre la faim ont dégénéré en violences meurtrières ayant entraîné des dégâts matériels et économiques considérables. Haïti compte une population de 8 millions d’habitants dont 70% sont au chômage et vivent avec moins de deux dollars par jour. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4935 Tous vos amis discutent sur Messenger, et vous ? Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Laennec Hurbon attire l’attention sur la crise de l’état
Le sociologue Laennec Hurbon tout en soulignant que le problème de la vie chère est mondiale, soutient que les pays les plus fragiles subissent sévèrement les conséquences de cette situation. Chaque pays doit mettre en place un système pour assurer la sécurité alimentaire de sa population avance t-il estimant que la vie chère est la plus marquée en Haïti. " Des familles de la classe moyenne en Haïti sont frappées de plein fouet par la cherté de la vie", dit-il attirant l’attention sur le recours à la violence encouragée par des " mains cachées". " Ce qui se passe est désastreux parce que les pillages des entreprises prouvent qu’il y a des forces qui agissent dans l’ombre", argue t-il. Pour Laennec Hurbon, chercheur au Centre National de la recherche Scientifique (CNRS, France) les manifestations prouvent que la population est dans l’angoisse et n’est pas sur la même longueur d’onde avec les autorités. Réagissant au discours du chef de l’état, M. Hurbon a admis que la production nationale est la solution durable au problème de la vie chère. Tout en faisant remarquer qu’il y a en milieu rural une demande d’intervention de l’état dans la production, Laennec Hurbon estime qu’il faut une intervention immédiate de l’état face au problème. " La foule n’a pas l’impression que l’état est en train de répondre à sa demande", lance M. Hurbon. De plus, il soutient que l’état donne des signes de crise dans les secteurs de l’environnement, de l’agriculture, de l’infrastructure et de l’éducation. " Ce n’est pas bien de chercher des boucs émissaires ni d’avoir recours aux pratiques caritatives dans les quartiers populeux", déclare M. Hurbon pour qui la création de conditions sécuritaires favorisera la reprise des investissements et la création d’emplois. Dans ce contexte il dénonce les lenteurs dans la lutte contre le kidnapping, faisant valoir que presque tous les citoyens ont été victimes de cette violence. " Il y a une crise de l’état et de ses fonctions régaliennes et il y a nécessité de répondre de manière urgentes aux problèmes", ajoute t-il. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13665 Discutez gratuitement avec vos amis en vidéo ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Un policier nigérian de l’ONU tué à Port-au-PrinceDes casques bleus de l’ONU mettent le feu à des étalages et menacent du supplice du collierdimanche 13 avril 2008, Un policier nigérian faisant partie de la UNPOL (la police de l’ONU en Haïti) a été abattu par des inconnus armés samedi après-midi au Centre Ville de la capitale haïtienne, quelques heures après la destitution par le Sénat haïtien du premier ministre Jacques Edouard Alexis. Le porte-parole de la UNPOL, Fred Blaise, et la porte-parole de la Mission de Stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH), Mme Sophie Boutaud De Lacombe, ont confirmé l’appartenance de la victime au contingent nigérian de la mission onusienne. Le policier nigérian qui ne portait pas d’uniforme était à bord d’un véhicule des Nations Unies en compagnie de deux employés haïtiens de la mission, rapportent-ils. Selon des marchands du lieu où s’est déroulé l’incident, des casques bleus de l’ONU qu’ils estiment être des nigérians, sont intervenus par la suite avec une rare brutalité, tirant en l’air, faisant usage de gaz lacrymogènes sans raison apparente. Ils les accusent aussi d’avoir mis le feu à leurs étalages et menacé au moins une personne du supplice du collier au moyen d’un vieux pneu qu’ils l’ont contraint à enfiler. Des éléments de la police nationale sont par la suite intervenus sur les lieux. On ignorait dimanche après-midi s’il y a eu des arrestations. Cet incident a créé une grande panique au Centre Ville de Port-au-Prince où prévalait samedi un calme précaire au lendemain de chaudes journées de manifestations contre la cherté de la vie. [jmd/RK] http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4931 Commentaires: Nous déplorons outrageusement la mort de ce soldat envoyé en mission chez nous. Les déclarations futures, - nous l’espérons au moins -, des autorités concernées, devraient permettre de faire le point sur les circonstances des incidents qui ont causé la mort de cet être humain, engagé comme gardien de la paix et garant de la sécurité. Les investigations devraient aussi permettre de faire le point sur des rumeurs assez graves que font véhiculer certaines personnes témoin des actes qui auraient caractérisé cet incident. Des actions graves évoquées comme l’incendie des tréteaux des commerçants, les insinuations démonstratives du supplice de la roue, - style Père Lébrun - paraissent à tout point de vue insupportables et inconcevables. Il faut aussi noter que certaines nouvelles rapportées par des médias du pays témoignent d’une vraie sensation de malaise hostile envers la présence des Forces de l’ONU considérées pour beaucoup comme une force d’occupation donc un affront à l’idéal des patriotes nationaliste et souverainiste. A un moment de la durée, les bâilleurs de fonds complètement plus-que-réfractaires à l’idée de la reconstitution d’une force de sécurité haïtienne plus proche des FADH que de la Police Nationale devront se pencher sur la question de façon à introduire dans leurs réflexions la conception haïtienne de cette situation. Avec Windows Live Messenger restez en contact avec tous vos amis ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Accord entre le chef de l’Etat, des importateurs et des producteurs de riz pour la baisse du prix duAnnonce de dispositions en vue de la relance de la production locale de rizdimanche 13 avril 2008, Trois grands importateurs de riz, Joseph Tchakonté (Riz Tchako), Marc Antoine Acra (Riz Méga) et Jean Michel Chérubin (Riboul), se sont entendus officiellement samedi avec le chef de l’Etat, René Préval, pour réduire leur marge de profit sur le sac de riz importé, en réponse aux cris poussés par la population concernant la cherté de la vie. Ces importateurs se sont engagés, pour un mois, à réduire de 3 dollars américains leur marge de profit sur le sac de riz qui revient normalement à 51 dollars américains. Pour sa part, le gouvernement s’est engagé à subventionner temporairement le riz à raison de 5 dollars par sac, ce qui ramènera le prix de revient du riz importé à 43 dollars le sac, pendant la période d’un mois considéré. Les distributeurs devront ajuster leur prix de vente conformément aux mesures adoptées par les 3 importateurs et l’Etat haïtien. Ces dispositions ont été annoncées au cours d’une conférence de presse conjointe du chef de l’Etat, du secrétaire d’Etat à l’agriculture Joanas Gué, des importateurs concernés et d’une délégation de producteurs de riz de l’Artibonite conduite par Charles Suffrard, dirigeant de KOZEPEP, une association paysanne proche de la présidence. Dans le cadre de l’entente intervenue entre le chef de l’Etat, les importateurs et les producteurs de riz, il a été également décidé que les importateurs de riz concernés changeront la nature de leur stock, en passant progressivement du riz importé au riz local, au rythme de la relance de la production de celui-ci. Pour parvenir à cette relance de la productionlocale de riz, le chef de l’Etat et le secrétaire d’Etat à l’agriculture ont annoncé des démarches en vue d’aboutir à brève échéance à une réduction drastique du coût des engrais. Joanas Gué doit entreprend en ce sens une mission au Venezuela dès le mardi 15 avril en vue d’explorer les possibilités d’acquisition à des prix abordables les engrais nécessaires à l’agriculture haïtienne, dont le Venezuela est un grand producteur. Les importateurs de riz ont justifié leur geste par la nécessité pour eux de contribuer au soulagement de la population haïtienne qui a manifesté avec violence la semaine dernière contre la cherté de la vie. Ils ont toutefois fait remarquer le caractère international de la crise des prix des denrées de base, dont le riz, mettant l’accent sur les difficultés croissantes pour eux d’en importer. Au moyen du crédit bancaire et grâce au soutien de l’Etat, ils projettent de se constituer en « pool » ou consortium d’importateurs. La conférence de presse du chef de l’Etat, du secrétaire d’Etat à l’agriculture, des importateurs et des producteurs de riz a été retransmise en direct par la Télévision d’Etat, au moment même où se déroulait au Sénat la séance d’interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis. A la question d’un journaliste sur le sort alors incertain du chef du gouvernement au Parlement, le président René Préval a répondu qu’une motion de censure à son endroit serait injuste dans la mesure où, selon lui, la politique du gouvernement n’est pas à l’origine de l’augmentation drastique du coût de la vie. Il a du même coup donné l’assurance qu’il suivrait la voie tracée par la Constitution pour le choix d’un nouveau premier ministre au cas où M. Alexis était renvoyé par le Sénat. Ce qui s’est finalement révélé être le cas. L’ayant appris à la fin de la conférence de presse, le chef de l’Etat a lâché laconiquement : « Maintenant, à moi de jouer ». [jmd/RK] http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4930 Tous vos amis discutent sur Messenger, et vous ? Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Haïti-Vie chère : Un sursis d’un mois pour les consommateurs de riz importé
Mais le gouvernement tombe
samedi 12 avril 2008 P-au-P, 12 avril 08 [AlterPresse] --- Les principaux importateurs de riz en Haïti acceptent, dans un intervalle d’un mois [jusqu’en mai 2008] de faire passer leur prix de revient par sac à 48 dollars américains [aujourd’hui, US $ 1.00 = 37.50 gourdes, la monnaie nationale], afin de satisfaire la demande nationale sérieusement affectée par une hausse vertigineuse des prix de ce céréale et d’autres biens essentiels à la consommation. Annoncé ce samedi 12 avril 2008, au cours d’une conférence de presse conjointe au Palais national avec le président René Garcia Préval, ce compromis concerne les 30 mille tonnes de riz, disponibles présentement sur le marché national, selon les informations obtenues par les journalistes, dont de l’agence en ligne AlterPresse. « Ce compromis est valable pour 1 mois. Il s’agit d’un acte patriotique pour désamorcer la crise vécue actuellement » [avec les manifestations violentes de rues enregistrées depuis une semaine en Haïti], précise l’un des importateurs. Les importateurs de riz appellent la population à « comprendre le geste consenti aujourd’hui ». Ils demandent aux différents intermédiaires, qui se trouvent dans la chaîne de distribution du riz importé, d’adopter, pour leur part, une attitude similaire, dans le cadre de « cet effort national pour aider le pays ». Parallèlement, l’Etat haïtien fournira, dès ce samedi 12 avril 2008, au moins 5 dollars américains dans le but d’agir en faveur d’un prix plus faible vers la consommation finale du riz importé. « Il revient aux intermédiaires, de la chaîne de distribution de riz, de déterminer dans quel délai et à quel prix le sac de riz atteindra, au final, les consommatrices et les consommateurs », durement éprouvés par une augmentation accélérée des prix du riz et d’autres biens essentiels sur le marché national. C’est la réponse fournie aux journalistes par le président René Garcia Préval, qui intervenait dans la conférence de presse ce samedi 12 avril 2008 au Palais national. De plus, ajoute Préval, des pourparlers vont être entamés avec des banques commerciales du pays pour garantir aux importateurs un financement, susceptible de « sécuriser » un stock de riz sur plusieurs mois (au moins 2-3 mois). Cette garantie de financement pour un stock « tampon » éviterait au pays de « dépendre de l’escalade des prix », enregistrée sur le marché international de riz. Entre la déclaration présidentielle du mercredi 9 avril et aujourd’hui (12 avril), la tonne de riz est passée de 750 dollars américains à 965 dollars sur le marché international, souligne Préval. Dans l’intervalle, des actions structurelles seront tentées pour inciter les importateurs de riz, le secteur privé de l’importation en général, à intégrer le système de commercialisation par la vente de riz produit en Haïti, dans le sens du renforcement de la production agricole nationale. « Ce qui devrait permettre progressivement d’injecter les 720 millions de dollars d’importation dans la production nationale, pour un cercle vertueux de développement », prédit Préval. Interrogé sur la volonté de la communauté internationale à accepter la position de l’Etat d’Haïti pour la relance de la production agricole nationale, Préval affirme s’en tenir à l’option de « valoriser la production agricole nationale ». Dans ce contexte, le ministère de l’agriculture envisage diverses initiatives vers le secteur paysan, dont sur les facteurs de production et notamment la subvention du prix de l’engrais qui devait passer à au moins la moitié du montant (exigé aujourd’hui) de 1,500.00 gourdes le sac. Accompagnement-encadrement, structuration, capitalisation par des travaux de curage des canaux d’irrigation, machinerie agricole (motoculteurs, tracteurs), exploitation de l’hydroélectricité pour les travaux d’irrigation dans l’Artibonite, le Plateau Central et le Sud (au lieu de subventionner la climatisation en milieu urbain), sont les engagements pris par l’équipe au pouvoir. Il faut escompter des résultats probants sur les prix et la production agricole nationale d’ici novembre-décembre 2008, promet le secrétaire d’Etat à l’agriculture Joanas Gué. Les paysans se déclarent prêts à œuvrer pour faire accroître le volume dans la production de riz, moyennant le respect, par l’Etat, des engagements pris, ainsi que de la satisfaction d’autres besoins sociaux (ou services) fondamentaux (éducation, santé), avertit Charles Suffrard, représentant du secteur paysan, présent à la conférence de presse du 12 avril 2008. Malgré le compromis trouvé avec les importateurs de riz, le Premier ministre Jacques Edouard Alexis et son gouvernement n’ont pas bénéficié du vote de confiance du Sénat ce 12 avril. Au moment de la tenue de la conférence de presse au Palais national, 16 sénateurs ont voté une motion de censure contre Alexis et son gouvernement, en présence du premier ministre sortant à la chambre haute de la république d’Haïti. Le président Préval devra consulter les présidents des deux chambres, respectivement Kelly Bastien au Sénat et Pierre Eric Jean-Jacques à la chambre des députés [tous deux membres du regroupement politique « Lespwa » (Espoir)] afin de choisir un nouveau chef de gouvernement, qui devra former, avec son accord, un nouveau gouvernement. Ne disposant pas de majorité dans les deux chambres du Parlement, depuis les élections de 2006, aucun parti politique ne peut proposer actuellement de Premier ministre au chef du Pouvoir exécutif. Le nouveau gouvernement, qui sera issu des consultations politiques entre Préval et les présidents des deux chambres du Corps législatif, devra définir un programme axé sur la relance de la production nationale, pour satisfaire, tout au moins dans le court terme, les revendications de sécurité alimentaire de la population et de baisse du coût de la vie. Dans le même temps, ce nouveau gouvernement devra fournir les moyens pour l’organisation des compétitions devant renouveler le tiers du sénat ainsi que des élections indirectes pour compléter les structures de décentralisation, comme les assemblées et le Conseil interdépartemental, prévues par la Constitution du 29 mars 1987. [rc apr 12/04/2008 13 :00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7133 Tous vos amis discutent sur Messenger, et vous ? Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! Le premier ministre Jacques Edouard Alexis renvoyé par le Sénat
Sa carrière politique n’a pas pour autant pris fin, laisse-t-il entendre
samedi 12 avril 2008, Le Sénat haïtien a voté samedi une motion de censure contre le premier ministre Jacques Edouard Alexis, 22 mois après l’accession de ce dernier pour la seconde fois à ce poste. Il avait en effet occupé le même poste lors du premier mandat présidentiel de René Préval (1996-2001). Cette décision survient au lendemain de violentes manifestations contre la vie chère enregistrées à Port-au-Prince et en province. Les 16 sénateurs présents qui avaient initié la démarche d’interpellation ont estimé que ces manifestations constituaient un désaveu public de la politique économique du gouvernement. Intervenant à la tribune avant le vote, Jacques Edouard Alexis a dénoncé « la sommation de démission » qu’il avait reçue avant la lettre d’interpellation signée du président du Sénat. Il a jugé « irrecevable et contre productive une telle adresse au niveau de l’Etat ». Il a rapidement souligné les points qu’il juge à son actif, dont l’amélioration du climat de sécurité ; l’assainissement des finances publiques ; la lutte contre la contrebande, la corruption et toutes sortes de trafic. Il a aussi mis l’accent sur la stabilité macro-économique, l’initiative en faveur de la réduction de la dette extérieure du pays, l’élaboration d’une stratégie de réduction de la pauvreté, le renforcement de la crédibilité du pays au niveau international, l’amélioration des infrastructures sociales et économiques. Reconnaissant que de graves événements se sont effectivement produits la semaine dernière dans le pays, M. Alexis a imputé les violences à des casseurs dont, dit-il, les motivations étaient fort différentes de celles de la très large majorité des gens qui manifestaient légitimement contre la cherté de la vie. Il a en ce sens félicité les casques bleus de l’ONU et les policiers nationaux pour leurs efforts en vue de rétablir rapidement l’ordre. Après avoir implicitement annoncé la poursuite de sa carrière politique en promettant au peuple de ne jamais l’abandonner en chemin, M. Alexis a réaffirmé ses convictions citoyennes et démocratiques. A ces mots, il a souhaité ne plus faire de déclaration, refusant donc tout débat et invitant les sénateurs à assumer leurs responsabilités. Le vote unanime est alors tombé tel un couperet, renvoyant l’équipe gouvernementale dont certains membres présents ont dissimulé avec difficulté leur émotion. Quant à M. Alexis, il a sollicité la parole pour la dernière fois rien que pour souhaiter bon travail aux sénateurs. [jmd/RK] http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4928 Plus de 15 millions de français utilisent Windows Live Messenger ! Téléchargez Messenger, c'est gratuit ! |
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