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    Les haïtiens de la Floride prêts à voter pour Obama

    Les américains d’origine haïtienne vivant en Floride sont prêts à voter massivement en faveur de Barack Obama lors des prochaines élections présidentielles indiquent les leaders de cette communauté.

    Le père Roland Desormeaux soutient que les 18 000 haïtiens de West Palm Beach sont acquis à la cause d’Obama. " Les haïtiens veulent voter pour Obama parce qu’il est noir, ils pensent qu’Obama pourra avoir une meilleure approche sur le sort des haïtiens qui ne peuvent pas travailler aux Etats-Unis ", dit-il.

    Cet avis est partagé par l’ancien Premier ministre, Gérard Latortue qui rappelle que les haïtiens votent traditionnellement avec les démocrates.

    Commentant le vote de nombreux haïtiens en faveur des républicains lors des dernières élections, M. Latortue estime que ceci était lié à la situation en Haïti. " Les haïtiens de la diaspora avaient affiché leur opposition au candidat démocrate qui voulait le retour d’Aristide", dit-il faisant remarquer que la victoire de Bush en Floride était due au vote des haïtiens.

    Pour Gérard Latortue l’appui des haïtiens à Obama s’inscrit dans la ligne de la révolution universelle des noirs. " Autour d’Obama il y a un ralliement presque total", argue t-il.

    A une semaine des élections présidentielles des dizaines d’haïtiens ont pris part à une manifestation de protestation contre le gouvernement Bush qui refuse d’accorder le Statut temporaire de Protection (TPS) aux ressortissants haïtiens.

    Les leaders de la communauté haïtienne estiment qu’Haïti à l’instar de certains autres pays latino américains répond aux conditions pour accéder au TPS.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14262


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    Les élections sénatoriales partielles auront lieu le 19 avril 2009

    Les autorités électorales haïtiennes annoncent que le premier tour des élections sénatoriales partielles est fixé au 19 avril 2009. Lors d’une rencontre avec le chef de l’état, René Préval et la Première ministre, Michèle Pierre Louis, les conseillers électoraux ont dévoilé les grandes lignes du calendrier électoral.

    Selon le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Frantz Verettes, le second tour des Sénatoriales est fixé au 7 juin 2009 et la publication des résultats officiels au 29 juin 2009.

    Interrogé sur le processus de mobilisation des fonds pour la tenue des joutes, M. Verettes a soutenu que la communauté internationale et le gouvernement haïtien ont déjà confirmé la disponibilité des fonds pour le budget estimé à 11 millions de dollars. " Le gouvernement haïtien a déjà mis les fonds à la disposition du CEP", se réjouit M. Verettes faisant remarquer que les Etats-Unis, le Canada et l’Union Européenne sont les autres contributeurs.

    Soulignant que le processus électoral a déjà été lancé, le président du CEP confirme la poursuite des opérations de relocalisation des centres de vote. 140 000 centres de vote doivent être installés à travers le pays ce qui représente le double du nombre de centres de vote en 2006.

    M. Verettes assure que le processus de relocalisation des centres de vote sera achevé à la fin de cette semaine.

    Par ailleurs, les conseillers électoraux donneront le coup d’envoi ce mercredi du processus de recrutement des nouveaux membres des Bed et des BEC. " Les partis politiques sont invités à designer des membres pour participer aux concours de recrutement ", ajoute M. Verettes.

    En ce qui a trait aux cartes électorales, le président du CEP révèle que l’Office National d’Identification (ONI) a déjà recensé 500 000 nouveaux électeurs. " L’ONI pourra livrer les cartes électorales dans le meilleur délai", assure t-il soulignant que les conseillers électoraux ont eu plusieurs séances de travail avec les responsables de l’ONI.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14263

    Ah ! Démocratie quand tu nous tiens !

    La ronde de personnes importantes continue sans arrêts chez nous pour évaluer l’ampleur des dégâts causés par les récentes intempéries et surtout pour examiner comment nous porter secours et nous aider à sortir du spectre de catastrophe humanitaire.

    Tous les organismes de bienfaisance quémandent en notre faveur pour arracher de la faim des millions de compatriotes.

    Plus de trois millions d’haïtiens côtoient la grande famine. Certains habitants de la ville des Gonaïves occupent encore les toits de leurs maisons envahies par la boue et l’eau stagnante.

    Les dégâts causés à l’agriculture s’élèvent à plus de 60.000.000 de dollars.

    La destruction de ce que nous possédions comme voies de communication a coupé le pays en plusieurs secteurs non communiqués…

    Cependant au nom de la démocratie, le gouvernement haïtien, bras dessus, bras dessous avec les amis d’Haïti vont dépenser 11.000.000 de dollars pour élire 10 sénateurs, soit 1.000.000 de dollars par sénateurs.

    Quand on évalue l’apport de ces parlementaires dans la gestion du pays on a tendance à dire que c’est cher payer et que nous marchons sur la tête !

     


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    Clifford Larose plaide pour la définition d’une politique criminelle

    L’ancien directeur de l’Apena, Clifford Larose, attire l’attention des autorités sur la nécessité de définir une politique criminelle en Haïti. "Les responsables sont en train d’errer dans leur approche parce qu’ils ne sont pas des professionnels" lance M. Larose pour qui la surpopulation carcérale doit être traitée au même titre que la détention préventive prolongée.

    " Haïti est l’un des rares pays ne disposant pas d’une politique criminelle", assure M. Larose. Faisant remarquer que la population carcérale a doublé au cours des 4 dernières années, M. Larose estime que la surpopulation carcérale devrait être l’un des premiers soucis des autorités.

    Ce criminologue et spécialiste en science pénitentiaire, qui a dirigé l’Apena pendant 6 ans, critique l’amateurisme de ses successeurs et plaide pour l’intégration de techniciens dans la gestion du système carcéral.

    Le système carcéral haïtien est passé de 1 500 détenus en 1995 à 8 272 détenus en octobre 2008. Selon M. Larose ces statistiques prouvent une hausse de la criminalité en Haïti.

    Entre autres remarques, Clifford Larose soutient que l’utilisation de téléphones cellulaires par les détenus représente un danger pour les agents pénitentiaires. " Des chefs de gangs gardant un contact étroit avec leurs complices ont pu assassiner plusieurs agents pénitentiaires ", révèle M. Larose qui attire également l’attention sur les conséquences de la promiscuité au Pénitencier national.

    " Outre la transmission de maladie, certains auteurs d’infraction mineure risquent de se transformer en criminels à la faveur d’échanges avec des criminels notoires", argue t-il mettant l’accent sur la nécessité de réaliser des études de macro et micro criminologie, d’étiologie et de praxéologie criminelle.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14261

    NOtre commenatire:

    Une approche très technique de ce criminologue notoire qui a dirigé l’APENA pendant six ans et surtout pendant la présidence de Jean Bertrand Aristide.

    Nous avons eu la curiosité de voir  l’étendue de l’œuvre de cet expert à la tête de l’administration pénitentiaire.

    Notre recherche sur Google nous a informé sur ses démêlées avec la justice dominicaine avec en toile de fonds un conflit ouvert avec l’ancien Consul de Barahona Monsieur Harry Joseph.

    Ah! Nous avons appris aussi qu’il résidait à Santo Domingo dans le quartier d’Arroyo Hondo. Un des quartiers traditionnellement très chics de la capitale dominicaine.

    En fin de compte nous ne pouvons établir aucune nette différence entre l’administration de l’APENA par un expert en criminologie et celle des amateurs actuels.

    En dehors de cela, les références des statistiques utilisées ici rentre dans le cadre de la « Tautologie évidente »…


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    Haïti : Des paysans dénoncent les procédures d’attribution des fonds destinés au redressement du secteur agricole

    mercredi 29 octobre 2008

    P-au-P, 29 oct. 08 [AlterPresse] --- Des fonds destinés au nettoyage des canaux d’irrigation dans la Vallée de l’Artibonite seraient attribués à des « organisations bidon » sous la base de clientélisme, selon le Mouvement revendicatif des paysans de l’Artibonite (Morepla).

    A l’annonce, par le ministère de l’agriculture, Joanas Gué, du déblocage de 60 millions de gourdes pour des travaux de drainage et de nettoyage des canaux, des organisations sans structure se sont vite formées en vue de bénéficier de ces fonds, déclare à AlterPresse Assancio Jacques, dirigeant de Morepla.

    Des contrats irréguliers seraient déjà signés entre l’Organisation pour le développement de la Vallée de l’Artibonite (ODVA) et ces regroupements, alors que les fonds alloués à cet effet ne sont pas encore débloqués, précise Jacques.

    Le dirigeant de Morepla informe que des parlementaires seraient associés à cette manœuvre visant le détournement de ces 60 millions de gourdes.

    « Il y a des contrats de 700.000 gourdes, un million et même 6 millions de gourdes qui sont déjà signés avec ces organisations bidon », soutient le responsable du Morepla.

    L’ODVA est l’organe étatique qui devrait gérer ces fonds, selon Assancio Jacques, qui dénonce « certains cadres du ministère de l’agriculture ainsi que des parlementaires qui veulent en profiter pour asseoir leur capital politique ».

    Le dirigeant du Morepla n’était toutefois pas en mesure de préciser si ces 60 millions de gourdes promises par le Marndr proviendraient des fonds d’urgence débloqués récemment par le gouvernement pour faire face aux dégâts causés par les récentes catastrophes naturelles.

    « Nous n’avons aucune idée sur l’origine de ces fonds, mais nous savons seulement qu’ils seront débloqués pour assister les petits agriculteurs, en vue de redresser l’économie nationale », soutient Assancio Jacques.

    Le dirigeant du Morepla sollicite l’intervention du ministre Joanas Gué et propose à l’Unité de lutte contre la corruption et à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif de diligenter une enquête au niveau de l’ODVA.

    Le secteur agricole était le plus affecté en été dernier par les ouragans (Fay, Gustav, Hanna et Ike) qui ont frappé l’Ile. Des pertes dépassant les 61 millions de dollars américains ont été enregistrées dans ce secteur. [do gp apr 29/10/2008 12 :00]

    http://www.alterpresse.org/spip.php?article7832

    commentaire:

    Ce genre de conflit est tout sauf rare dans le cadre de notre démocratie. Et personne ne va être surpris de ce genre de déclaration. Le fond du problème n’est pas dénué d’une certaine vérité. Les fonds alloués aux petits agriculteurs peuvent être absorbés par le train de la corruption. Des parlementaires peuvent tout aussi bien appuyer des demandes d’organisations populaires – le mot qui fait peur !- n’ayant rien à voir avec le secteur agricole juste pour s’assurer d’un nombre de votes ou du militantisme intimidant de certains individus.

    L’autre face de la monnaie nous dit aussi que ces cris pourraient être bien ceux de quelqu’un qui, pour des raisons bien déterminées, a été écarté du partage et du brassage.

    Pour étayer les rumeurs acceptées comme vérité parce que tout ce qui est mal fait nous ressemble et permet de nous stigmatiser, il faudrait une enquête judicieuse et la sommation à ce que des preuves irréfutables soient exhibées pour l’édification des intéressés. Mais chez nous les enquêtes se poursuivent ad vitam eternam !

    Nous ne cessons cependant d’exiger cette instauration de la culture de la transparence et du résultat dans la gestion des affaires du pays. Le gouvernement et les bailleurs de fonds doivent absolument jouer leurs partitions dans ce sens. Le cas échéant ils seront complices.

    Nous voudrions que quelqu’un nous explique dans combien de temps sera-t-il possible de ressentir les résultats de cette politique de redressement de ce secteur agricole.


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    Contrôle gouvernemental de la gestion des mairies : les premières réactions favorables

    Les maires de Pétion-Ville et de Carrefour se déclarent engagés dans la lutte contre la corruption

    mercredi 29 octobre 2008,

    Radio Kiskeya

     

    Les maires de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Claire Lydie Parent et de Carrefour (sud), Yvon Jérôme ont réagi mercredi favorablement à la directive du ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales, relative au contrôle de la gestion financière des administrations communales remise en cause par des accusations de corruption accablantes.

    Les deux élus locaux jugent normale l’implication du gouvernement dans la gestion des fonds publics confiés aux municipalités. Une démarche qui rejoint, disent-ils, leurs pratiques administratives fondées sur la transparence.

    Toutefois, Mme Parent souligne que l’autonomie conférée par la constitution de 1987 aux mairies, cheville ouvrière du développement local, ne s’est jamais concrétisée, l’exécutif ayant toujours mis en coupe réglée ces entités en dépit de leur légitimité populaire.

    Pour sa part, le maire Jérôme estime que l’accompagnement gouvernemental ne peut que "renforcer l’autonomie" des mairies.

    Afin d’endiguer la vague de scandales à répétition qui secoue plusieurs cartels communaux, le ministère de l’intérieur exige désormais un rapport financier mensuel de toutes les mairies du pays. En cas de résistance, elles verront leurs frais de fonctionnement purement et simplement gelés.

    Le délégué de l’Ouest, Michel Bernardin, avait indiqué mardi que cette mesure était déjà en application dans son département.

    Les noms de plusieurs élus ont été associés ces derniers mois à de graves accusations de corruption. Le maire de Léogâne (Ouest), Santos Alexis, est notamment sous les verrous depuis deux semaines pour son implication présumée dans le détournement de 11 millions de gourdes. spp/Radio Kiskeya

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5375

    commentaire :

    Nous sommes en Haïti, un pays à part. Pathétique pour un éminent écrivain. Spécial pour d’autres. Nous autres les Natif-Natals nous cultivons ces dictons de notre créole qui nous permet de pénétrer dans les profondeurs de la réalité sociologique et philosophique de l’être haïtien.

    Et là, que ceux qui ne sont pas des natif-natals nous pardonnent. « Tande ak wè se de ». Maurice Sixto avait mis dans la bouche de l’un de ces protagonistes un certain « fok mwen ta wè »

    Tout ceci pour expliciter le fait que ces déclarations de bonnes et louables intentions ne veulent absolument rien dire. Depuis l’aube des temps nous ingurgitons des déclarations et des discours du  style politiquement correct. Nous nous demandons en fait si nous autres nous n’avons pas donné corps à la  définition de cette expression devenue à la mode il y a si peu.

    Les belles paroles de nos dirigeants s’accompagnent trop souvent du néant de l’action. Quand ce n’est pas carrément le contraire voire l’opposé dans l’exécution effective des affaires du pays.

    Inconsciemment et avec une certaine logique raisonnée, nous nous obligeons à émettre des bémols devant les annonces et les publications officielles. Nous refusons de faire preuve de naïveté et méconnaître la perception erronée du citoyen politique haïtien.

    Bien entendu nous sommes et nous serons toujours les premiers à nous inscrire dans une logique d’applaudissement si l’attitude le mérite bien. Nous irons même à pousser et motiver la continuité dans certains cas.

    Le nœud du problème qui entretient le plus grand de notre souci c’est que le pays ne pourra survivre qu’avec une attitude de vraie et réelle RUPTURE. Une attitude capable de balayer tous les discours, toutes les théories et écoles politiciennes trop vieilles et inadaptées dans un monde mur pour un changement en profondeur.

    Quand nous regardons à droite, à gauche et au centre nous ne voyons point ces soldats ayant la vision, les capacités et les compétences pour mener et participer à cette colossale croisade !

    Nous observons avec un optimisme prudent, comme dirait l’autre !


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    Aide humanitaire de l’Argentine à Haïti

    Des casques blancs viennent également accompagner les sinistrés des ouragans

    mercredi 29 octobre 2008,

    Radio Kiskeya

     

    Le gouvernement argentin a dépêché mercredi une équipe d’experts et de l’aide humanitaire en Haïti afin d’améliorer la situation des sinistrés des cyclones ayant récemment affecté le pays, a annoncé un communiqué de la chancellerie rendu public à Buenos Aires et relayé par EFE.

    Des responsables de logistique des casques blancs sont arrivés à Port-au-Prince à bord d’un avion Hercule de la force aérienne argentine. L’appareil transportait également des matériels destinés au contingent argentin de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).

    Concernant les sinistrés, 5 tonnes de riz, 1.000 litres d’huile et 4.560 boîtes de tablettes de purification pour trois millions de litres d’eau ont été envoyées.

    Le communiqué soutient que l’arrivée du contingent de casques blancs s’inscrit dans « la continuité du plan d’assistance humanitaire à Haïti lancé en septembre avec l’envoi d’une équipe de spécialistes argentins ». spp/Radio Kiskeya

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5374


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    L'ONU envisage de débloquer des fonds supplémentaires pour Haïti

    Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, John Holmes, entend débloquer des fonds supplémentaires pour qu’Haïti puisse répondre aux besoins humanitaires urgents.

    A l'issue d'une visite de 48 heures en Haïti M. Holmes a soutenu qu’Haïti a subi l'une des plus importantes catastrophes de son histoire.

    Le coordinateur de l'aide d'urgence des Nations unies, s'était rendu aux Gonaïves, particulièrement touchée par les intempéries et où la situation est toujours difficile avec la persistance de l'eau stagnante et de la boue. "Entre ce que j'avais entendu auparavant et ce que je viens de voir, je peux dire qu'il s'agit d'une catastrophe majeure, probablement l'une des plus grandes catastrophes d'Haïti", a-t-il déclaré.

    "Les conditions dans certains centres d'hébergement ne sont vraiment pas bonnes. Il faut que nous fassions des efforts et que nous améliorons la situation", a reconnu Holmes qui a discuté avec le chef de l’état haïtien de la nécessité de trouver des lieux pour reloger les personnes abritées dans des écoles.

    Le Secrétaire général adjoint a évoqué le déblocage de nouveaux fonds à l'occasion d'un entretien avec la Première ministre, Michèle Pierre-Louis.

    Le Fonds central d'intervention d'urgence (CERF), géré par M. Holmes, avait déjà débloqué 4,3 millions de dollars juste après le passage des ouragans cet été.

    OCHA estime que près d'un million de personnes dans le pays ont été affectées par les ouragans. 2,3 millions ont besoin d'une aide alimentaire et ces chiffres pourraient croître si le secteur agricole n'est pas rétabli.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14241


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    Prochaine libération massive de détenus à Port-au-Prince

    Le commissaire du gouvernement près le tribunal civile de Port-au-Prince, Joseph Manès Louis, annonce la libération prochaine d’un important groupe de détenus pour des raisons humanitaires. Le chef du Parquet soutient que ces personnes avaient été écrouées à Port-au-Prince et à Pétion ville pour des délits mineures.

    En visitant la prison civile de Pétion ville, en compagnie de la première ministre, maître Manès Louis a souhaité la comparution des personnes coupables de délits mineures dans le meilleur délai " Il y aura une vague de libération notamment des personnes ayant purgé leurs peines et qui sont détenues en raison de lenteur administrative", argue le chef du parquet.

    Vendredi le chef du Parquet a procédé à la libération de deux femmes enceintes qui avaient été emprisonnées pendant 5 mois. " Ces personnes étaient là pour voie de fait", dit-il rappelant que l’état a pour devoir de réaliser les jugements dans le meilleur délai.

    Par ailleurs, dans son rapport annuel sur la situation dans les prisons, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) fait état de points positifs et de nombreux aspects négatifs dans le système pénitentiaire haïtien.

    Le RNDDH se réjouit que des travaux de réhabilitation aient été entrepris dans plusieurs prisons civiles du pays, notamment à Port-au-Prince, à Carrefour, à Hinche, à Saint-Marc, à l’Anse à veau, à Delmas et au Cap-Haïtien.

    En ce qui a trait au Pénitencier National, le RNDDH estime que le plus grand centre de détention du pays qui héberge 3.913 personnes présente de sérieux problèmes. Le RNDDH attire également l’attention sur l’infirmerie du Pénitencier qui accueille 200 détenus par jour et qui est desservie par 4 médecins et 9 infirmiers.

    " Près de 81 % de la population carcérale évaluée à 8 272 personnes sont en attente de jugement", expliquent les responsables du RNDDH.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14242

    HRV opine : Attention au screening des détenus ciblés. Les autorités judiciaires antérieures avaient été accusées justement par Le RNDDH d’avoir relâché des délinquants et des bandits notoires sous prétexte d’alléger la surpopulation de nos centres de détention.

    Cette dépêche met bien l’accent sur le type de détenus susceptible de bénéficier de cette vague prochaine de libération massive mais la situation peut s’avérer très propice pour des magouilles monnayées qui permettraient de laisser passer des bandits de droits communs et dangereux entre les mailles de cette action qui dans sa genèse n’est ni mauvaise ni critiquable.

    Dans une société qui a perdu la bataille contre la délinquance, ceci pourrait être assimilée à une nouvelle faille du système que les délinquants eux-mêmes pourraient capitaliser pour renforcer leurs actions


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    Confirmation officielle de l’arrestation de 3 employés de la TNH et d’un autre individu, pour "trafic d’équipement de la station"

    Le directeur technique de la télévision, l’ingénieur Yvon Philippe, en fait partie

    dimanche 26 octobre 2008,

    Radio Kiskeya

     

    Le Ministère de la Culture et de la Communication a confirmé samedi dans un communiqué l’arrestation, le 21 octobre dernier au siège de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), du directeur technique de cette institution, l’ingénieur Yvon Philippe, des techniciens Summerson Marseille et Osnel Richemond et du nommé Thomas Bernard pour « association de malfaiteurs, escroquerie et concussion ».

    Le communiqué, signé du directeur de la communication au Ministère, M. Camy Dépas, précise que les personnes arrêtées l’ont été en « flagrant délit ».

    « Les trois employés et leur complice auraient fait louer à la télévision, durant plus de deux années, un équipement de retransmission qui appartient en fait à la station », indique le communiqué.

    Les équipements confiés à la Direction technique de la TNH n’ont jamais fait l’objet d’inventaires de la part de ce département, selon le directeur général de la télévision, Pradel Henriquez, cité dans le communiqué.

    Au cours d’une séance de travail au siège de la télévision d’Etat jeudi dernier, le Ministre de la Culture et de la Communication, Olsen Jean Julien, a passé des instructions en vue d’une gestion de la TNH conforme à l’article 40-3 du décret du 17 mai 2005 portant sur l’organisation de l’administration centrale de l’Etat.

    La direction de la station doit, en ce sens, procéder, dans le meilleur délai, à la révocation des employés fautifs et proposer leurs remplaçants. Elle a aussi pour obligation de réaliser un « inventaire complet » des biens de la station et de solliciter de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif le dernier rapport d’audit de l’institution.

    Le Ministère de la Culture et de la Communication s’engage pour sa part à procéder à une évaluation générale de la TNH en vue d’en améliorer le fonctionnement et la gestion. [jmd/RK]

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5365

    Notre opinion:

    Si les responsables de l’administration haïtienne étaient sérieux, à chaque changement de gouvernement et d’administration il devrait y avoir une bonne chasse aux sorcières, pardon chasse aux voleurs.

    Ça fait très longtemps que les serviteurs de l’état attribue les biens dont ils sont sensés avoir la gestion à un patrimoine n’appartenant à personne et dont on peut disposer à sa guise selon ses besoins personnels.

    La meilleure façon de débuter l’éducation vers l’honnêteté reste l’application de mesures coercitives et punitives fortes.

    La congestion des prisons ne doit pas être une raison pour ne pas travailler pour freiner de façon radicale la corruption dans son exécution et dans sa perception.

    Le gouvernement de Madame Michel Pierre Louis, sans le bruyant Commissaire tout puissant, semble vouloir s’impliquer de façon effective dans la lutte contre la corruption.

    C’est une attitude à applaudir et surtout un motif pour conserver un certain degré de vigilance pour exiger des issues nettes et claires en guise de conclusions des différents dossiers.

    Nous attendons la suite des dossiers impliquant le directeur de l’ONA, le Maire de Léogane et d’autres accusés…


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    Daniel Dorsainvil annonce d’autres baisses des prix de l’essence

    Le ministre haïtien des finances, Daniel Dorsainvil, promet de nouvelles baisses des prix des produits pétroliers lors des prochains arrivages. " Au fur et à mesure il y aura d’autres baisses des prix des hydrocarbures par rapport aux différentes cargaisons", a ajouté le ministre Dorsainvil.

    " Le tarif en vigueur reflète les prix fixés lors de l’embarquement du dernier tanker", explique le ministre soulignant que chaque 3 semaines une nouvelle livraison est effectuée au terminal de Thor. " Les prix actuels reflètent le tarif en vigueur sur le marché mondial le 19 septembre 2008" argue le ministre.

    Faisant remarquer que la commande de produits pétroliers est réalisée 40 jours avant la livraison, le ministre des finances rappelle que les prix du pétrole varient d’un jour à l’autre sur le marché mondial.

    Afin de rassurer les différents secteurs, le ministre Dorsainvil a souligné que le gouvernement n’a pas essayé de récupérer les fonds injectés dans le système des prix lors de la subvention des produits pétroliers en avril dernier. " Le gouvernement n’essaie pas d’obtenir des profits importants sur la vente des produits pétroliers", explique le ministre rappelant les taxes perçus sont utilisés pour répondre aux besoins de la population.

    Interrogé sur le maintien des tarifs de la gazoline 95 octane, Daniel Dorsainvil a révélé que ce produit n’était pas disponible lors de la dernière livraison.

    Plusieurs parlementaires, dont les députés Jean Marcel Lemeran et Gasner Douze et le sénateur Youri Latortue, avaient qualifié d’insignifiante la récente baisse des prix des produits pétroliers.

    Le sénateur Latortue dit s’attendre à une baisse de 60 % du prix de l’essence à l’arrivée du prochain tanker de produits pétroliers.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14202

    HRV Opine :

    Le prix de l’essence affichée en France ne se fait pas dans les mêmes proportions des baisses enregistrées récemment. Quand le baril de pétrole s’achetait à plus de 145 dollars, les usagers payaient l’essence 95 à 1.45 le litre, aujourd’hui, alors que les journaux parlent d’un baril à moins de 70 dollars, le même type d’essence se vend à 1.24.

    Donc quelqu’un devrait expliquer aux haïtiens pourquoi les prix des baisses ne seront jamais répertoriées  dans les mêmes proportions au niveau des stations d’essence.


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    Le président de la Banque Mondiale réaffirme son soutien à Haïti

    Le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, qui a bouclé hier une visite de 3 jours en Haïti a indiqué que ce pays pourrait bénéficier d’un effacement total de sa dette .

    La moitié de la dette, soit plus de 500 millions de dollars a été annulée. " Le processus est enclenché pour éliminer l’autre partie, je suis certain que cela va arriver bientôt", a assuré M. Zoellick faisant remarquer que certaines conditions devraient être remplies. Il cite entre autres la transparence, la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance.

    " Le problème ce n’est pas la dette, Haïti a besoin de moyens nouveaux", a expliqué le président de la Banque Mondiale.

    Lors d’un point de presse M. Zoellick a insisté sur son soutien ferme à Haïti au vu des efforts déployés pour relever le défi de la pauvreté et pour se remettre des récentes catastrophes naturelles. " L'État haïtien et les bailleurs de fonds doivent faire avancer le programme de développement global du pays, œuvrer ensemble sur le front des efforts de redressement et de reconstruction et promouvoir une nouvelle vision pour favoriser la croissance et le développement à moyen terme, en s'appuyant sur la Stratégie pour la croissance et pour la réduction de la pauvreté d'Haïti, " a martelé M. Zoellick.

    Au cours de sa visite M. Zoellick a eu l'occasion de constater l'étendue des dégâts causés par les inondations dans les zones affectées par les catastrophes naturelles, notamment aux Gonaïves.

    Tout en insistant sur la nécessité de reconstruire le pays et de mettre en place un plan d'intervention coordonné en réponse aux catastrophes, le président de la Banque mondiale a mis l'accent sur l'importance du programme de développement du pays qui prévoit l'accroissement de la production agricole, la sécurité nutritionnelle, ainsi que l'amélioration de l'éducation et de la santé pour tous les Haïtiens.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14200


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    Préval : La colonisation, l’occupation américaine et les dictatures, à l’origine des problèmes environnementaux en Haïti

    mardi 21 octobre 2008

    P-au-P, 21 oct. 08 [AlterPresse] --- Le président René Préval estime que la colonisation, l’occupation américaine d’Haiti et le règne de la dictature des Duvalier ont causé des torts considérables à l’environnement haïtien.

    Préval a fait ces considérations lors d’une rencontre avec la presse, en rentrant ce 21 octobre à Port-au-Prince, après avoir participé au 12e sommet de la Francophonie à Montréal.

    A ces assises des chefs d’Etat et de gouvernement francophones, René Préval affirme avoir attiré l’attention des participants sur l’origine des problèmes écologiques auxquels fait face le pays.

    Reprenant les grandes lignes de son discours à Montréal, Préval soutient que la première agression sur l’environnement haïtien remonte à l’arrivée de Christophe Colomb en 1492.

    En plus de l’extermination des Indiens, premiers habitants du territoire, l’écosystème a été mis à rude épreuve, souligne en substance le président.

    A partir de l’indépendance nationale (1804), poursuit Préval, les généraux s’accaparèrent des plaines et les paysans durent occuper les montagnes. Pour survivre, ces derniers recoururent à l’abattage des arbres, « une agression qui dure depuis 200 ans », estime René Préval.

    D’autre part, le président haïtien pointe du doigt la responsabilité des Américains qui ont occupé le pays de 1915 à 1934. Durant cette période, les compagnies américaines établies sur le territoire détruisirent ce qui restait de forêts, avance-t-il.

    Les 29 années de présidence à vie de François et Jean-Claude Duvalier (1957-1986) ont également contribué à ce processus de dégradation du système écologique d’Haïti, selon René Préval.

    Le chef de l’Etat haïtien informe que son exposé sur l’origine des problèmes environnementaux d’Haïti a suscité des débats parmi les panélistes.

    Parallèlement, René Préval dit avoir recherché le soutien de plusieurs délégations pour affronter l’actuelle situation, créée suite au passage de 4 ouragans et tempêtes tropicales en aout et septembre derniers en Haïti.

    La nécessité de jeter des ponts métalliques sur certaines rivières pour remplacer ceux qui ont été endommagés ou détruits a été soulevée, de même que la pénurie d’énergie électrique qui persiste en Haïti, indique Préval.

    A ce sommet de la Francophonie, René Préval était à la tête d’une imposante délégation composée entre autres de parlementaires et d’hommes d’affaires haïtiens. [do gp apr 21/10/2008 19 :30]

    http://www.alterpresse.org/spip.php?article7815

     

    HRV commente: Le Président René Préval n’a surement pas tort. Il a simplement oublié d’autres facteurs qui jouent aussi un rôle dans la dégradation de l’environnement haïtien : l’incompétence, la médiocrité, l’indifférence, l’irresponsabilité des dirigeants ; la corruption endémique et cautionnée au sein de notre administration publique


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    Elections pour le renouvellement du tiers du Sénat : début janvier 2009 éventuellement, selon un membre du Conseil Electoral Provisoire

    Promesse d’un calendrier électoral à la fin de l’année

    mercredi 22 octobre 2008,

    Radio Kiskeya

     

    Des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat haïtien pourraient se tenir début janvier 2009, si aucun inconvénient ne se présente dans l’intervalle, a déclaré mardi le conseiller électoral Jacques Belzin, dans une interview accordée à Radio Kiskeya.

    Un calendrier électoral est à l’étude à ce sujet et pourrait être rendu public d’ici la fin de l’année, a fait savoir M. Belzin. Pour l’instant, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) s’attelle à la relocalisation des Bureaux Electoraux Départementaux (BED) et des Bureaux Electoraux Communaux (BEC). Une telle démarche est d’autant plus justifiée que la carte de l’appareil électoral à l’échelle du pays a dû subir des modifications en raison des dégâts causés par les récents ouragans et tempêtes tropicales, a-t-il expliqué.

    L’institution électorale se propose par ailleurs d’initier dès la semaine en cours le processus de paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire à des membres des BED et des BEC. Cependant, Jacques Belzin précise que le CEP n’a pas encore accès aux fonds du Trésor public mis à sa disposition dans le budget rectificatif 2007-2008 voté récemment par les deux Chambres du Parlement haïtien.

    A rappeler que, dans une interview accordée récemment à Radio Kiskeya, des membres de BED et de BEC qui avaient reçu une formation appropriée en gestion électorale grâce à l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ont dénoncé une habile et subtile manœuvre de l’actuel CEP visant à reconfigurer l’appareil électoral en excluant les employés ayant la qualification requise en matière d’organisation d’élections. Ils ont fait remarquer que, n’était leur professionnalisme, le pays ne serait pas aujourd’hui doté d’un Parlement aussi diversifié, référence au fait que diverses sensibilités politiques y sont représentées.

    Les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat haïtien constituent un enjeu majeur pour la survie du système politique haïtien. Si elles ne se tiennent pas dans le délai requis, le Sénat, et par voie de conséquence le pouvoir législatif, courent le risque de devenir à terme, tout à fait inopérants. L’autre enjeu majeur de ces élections est constitué par le fait que le Sénat dont le tiers aura été renouvelé, devra participer à la dernière session de la 48ème législature aux débats devant aboutir à la proposition des amendements à apporter à la Constitution de 1987. Ces propositions devraient être entérinées dans leur intégralité par la prochaine législature, tel que le prescrit la Constitution. [jmd/RK]

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5350

    HRV Commente :

    Merde alors ! Je croyais que les élections sénatoriales partielles allaient être renvoyées sine die dans le cadre de l’état d’urgence déclaré et voté après le passage des cyclones et des ouragans.

    J’ai du mal à comprendre comment, dans la conjoncture actuelle, les élections sénatoriales puissent rentrer dans le cadre de l’urgence. Pas d’attitude anti élection. Anti-démocratique certes si on tient compte de la définition et la conceptualisation de la démocratie « made in » Haïti.

    Mon problème avec les élections fait suite à plusieurs observations. La première reste sans nul doute le pauvre rendement des parlementaires haïtiens en général en matière de législation à proprement parler.

    En effet l’activité des parlementaires s’est surtout inspirée de leurs attributions constitutionnelles qui les placent comme des juges-arbitres de l’administration étatique. Ainsi les parlementaires ont alimenté plus de débats désuets et inutiles quand ils ne se trouvaient pas impliqués dans certains scandales.

    Du coup, on peut se demander si les choses n’iraient pas mieux sans la présence de nos faiseurs de loi.

    Disons aussi que c’est presque aberrant et amoral penser que l’état et la communauté internationale débourseront près de 17.000.000 de dollars pour élire 10 sénateurs. C'est-à-dire 1.700.000 dollars par sénateur. N’est ce pas cher payer pour un rendement si insignifiant ?

    La problématique des élections se concrétise aussi dans l’attitude des parlementaires à vouloir changer de veste pour se comporter en concepteur et exécuteur de projets « douteux » dans le cadre d’une activité campagne électorale ; et ceci au détriment des vrais problèmes de la nation.

    Aie démocratie quand tu nous tiens !


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    Sandro Joseph pourrait être écarté de son poste par le chef de l’état

    Le chef de l’état, René Préval, envisage une mise à l’écart de Sandro Joseph de la direction de l’Office Nationale Assurance (ONA) afin de faciliter le travail du juge instructeur en charge du dossier. " Pour faciliter le traitement du dossier on peut l’écarter", a indiqué le président Préval précisant que cette décision ne doit pas être considérée comme une accusation.

    Il a fait remarquer que sa décision vise à éviter toute interférence dans le traitement du dossier par les autorités judiciaires.

    Soulignant que son souhait est que la procédure judiciaire suit son cours, M. Préval a révélé que le dossier de corruption à l’ONA a été transmis hier mardi au cabinet d’instruction.

    Répondant aux questions des journalistes, le président Préval a expliqué sa démarche par le souci d’éviter toute confusion entre les pouvoirs. " Nous ne sommes pas responsables de l’appareil judiciaire", argue t-il rappelant que le président de la république ne doit pas se substituer aux institutions.

    Le chef de l’état dit ne pas voir de problème dans le traitement du dossier de blanchiment d’argent au sein de l’ONA. " L’ULCC a soumis son rapport au commissaire du gouvernement lequel a transmis le dossier au juge instructeur", explique t-il.

    Au début du mois, l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) avait sollicité du parquet de Port-au-Prince, la mise en mouvement de l’action publique contre le directeur de l’ONA, Sandro Joseph, accusé d’avoir mal géré les fonds des assurés.

    Selon l’ULCC, M Joseph avait entre autres dépensé 27 384 dollars pour offrir un véhicule en cadeau à son ex-compagne, Judith Drouillard Benoît. Selon les documents, Sandro Joseph avait décaissé cette somme le 14 février 2007, jour de la saint Valentin et date anniversaire de la naissance de son ex-compagne.

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    Le directeur de l’ONA pourrait être "écarté", selon le Président Préval

    Le chef de l’Etat y voit une solution pour mettre à la disposition de la justice Sandro Joseph accusé de "blanchiment d’argent"

    mardi 21 octobre 2008,

    Radio Kiskeya

     

    Le Président René Préval a annoncé mardi son intention d’écarter le directeur général de l’Office national d’assurance vieillesse (ONA), Sandro Joseph, afin de le mettre à la disposition du cabinet d’instruction qui enquête sur son implication présumée dans le « blanchiment d’argent ».

    Le chef de l’Etat, qui a précisé qu’il n’accusait pas pour autant M. Joseph, s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’aéroport international Toussaint Louverture, quelques heures après son retour du Canada où il a participé le week-end dernier au XIIe sommet de la Francophonie..

    « Nous pouvons écarter Sandro Joseph pour faciliter le traitement du dossier, sans porter des accusations contre lui », a affirmé M. Préval en réponse à une question d’un journaliste de Radio Kiskeya. Il a aussi donné l’assurance que l’Exécutif entendait éviter toute « interférence » dans cette affaire, rappelant qu’il ne pouvait se substituer aux autorités judiciaires.

    Le Président a estimé qu’il revient désormais au cabinet d’instruction de se prononcer sur le dossier, l’Unité de lutte contre la corruption et le parquet de Port-au-Prince ayant déjà joué leur partition.

    Il y a quelques jours, le Sénateur Jean Hector Anacacis, réputé proche du chef de l’Etat, l’avait invité à limoger le directeur général de l’ONA afin de permettre sa comparution en justice.

    Dans le cadre d’une affaire à rebondissements qui a défrayé la chronique et tenu en haleine, ces dernières semaines, l’opinion publique, Sandro Joseph est soupçonné d’avoir acheté au comptant une voiture neuve à son ex-compagne, Judith Drouillard Benoît, pour la coquette somme de 27.000 dollars américains, le jour de la Saint-Valentin, le 14 février 2007.

    Officiellement visé par un mandat d’amener après avoir échappé in extremis à une offensive de la police judiciaire à son propre bureau, le haut fonctionnaire nie toute responsabilité dans cette transaction, préférant parler d’une machination politico-judiciaire contre lui. Selon l’un des avocats du patron de l’ONA, Aviol Fleurant, Mme Benoìt aurait eu dans le temps une liaison avec Jacques Baudouin Kétan, un puissant trafiquant de drogue haïtien emprisonné et condamné aux Etats-Unis.

    Pour éviter toute « médiatisation à outrance » du dossier qui dégénérait en un affrontement à distance entre quatre acteurs, Sandro Joseph, Judith Benoît, le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis et son prédécesseur, Claudy Gassant, le Premier ministre Michèle Pierre-Louis avait annoncé la semaine dernière devant une commission sénatoriale qu’un juge d’instruction était désormais en charge de cette affaire. spp/Radio Kiskeya

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5349

    HRV Commente : Le miracle n’aura surement pas lieu. Oui. Disons…non. LE miracle de voir une enquête aboutir un jour en Haïti malgré des preuves irréfutables.

    Ce croustillant dossier devrait être traité au creuset de la transparence universelle dans un pays classé parmi les nations-renégats à cause de la corruption et le désengagement institutionnel. Mais il passera comme à l’accoutumé aux cribles natif-natales, notre bon « kasé fèy kouvri sa ».

    Il faut reconnaître que dans l’entourage de ces allégations de corruption gravitent des personnages et des noms pas des plus idoines ni des plus propres.

    Le bruyant avocat de la bénéficiaire qui semble de par son passé avoir appris que c’est un acte d’intelligence que de savoir manger dans tous les râteliers.

    Parallèlement aux accusations de corruption prouvées par l’achat de ce véhicule de luxe, il conviendrait aussi de traiter les prêts hypothécaires accordés à des parlementaires, faisant intervenir les sous d’une institution à vocation sociale qui aurait investi cependant moins de 3% dans ce domaine.

    La facilité avec laquelle les sénateurs impliqués ont reçu leurs prêts hypothécaires pourraient facilement rentrer dans le cadre de ce que l’on appel trafic d’influence. Personne ne peut affirmer que tous les assurés de l’ONA peuvent bénéficier de prêts établis dans des conditions similaires à celles qui ont rendu faciles les transactions en faveur des parlementaires.

    On comprend mieux pourquoi – si ma mémoire est bonne- Monsieur Sandro Joseph avait bénéficié d’une bonne note lors d’une présentation au cours d’une convocation devant le parlement.


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    20 haïtiens et 10 cubains arrêtés en R. Dominicaine

    Les compatriotes reconduits à la frontière et les cubains, venus d’Haïti, transférés à Santo Domingo pour investigation

    mardi 21 octobre 2008,

    Radio Kiskeya

    L’armée dominicaine a procédé mardi à l’arrestation de 20 ressortissants haïtiens et de 10 cubains qui tentaient de se rendre en République Dominicaine en traversant la rivière Massacre qui sépare les deux pays, selon une dépêche de l’agence espagnole EFE.

    Une source militaire a annoncé que les sans-papiers haïtiens ont été rapatriés immédiatement tandis que les cubains étaient soumis à interrogatoire par les services d’intelligence dominicains. Ils devaient être transférés au siège des Forces Armées à Santo Domingo en vue de l’approfondissement de l’enquête.

    Arrivés en Haïti à bord d’une frêle embarcation, ces clandestins ont affirmé avoir voulu transiter par le territoire national pour voyager à destination de Porto Rico puis de Miami où les attendaient leurs familles. Chacun avait payé entre 300 et 350 dollars américains pour être transporté à Ouanaminthe (nord-est d’Haïti) avant de tenter une entrée en territoire voisin sous une fausse identité dominicaine.

    Les dix cubains ont demandé aux autorités de Santo Domingo de ne pas les rapatrier, arguant que leur vie serait en danger en cas de retour à La Havane.

    Selon la presse dominicaine, des centaines de cubains utiliseraient chaque année le territoire haïtien pour se rendre en République Dominicaine dans le but ultime de pouvoir émigrer aux Etats-Unis via Porto Rico. spp/Radio Kiskeya

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5348


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    Relance par le PNUD d’un programme d’aménagement du territoire aux Gonaïves

    Déjà 7.500 emplois sur 400.000 annoncés par le PNUD

    samedi 18 octobre 2008,

    Radio Kiskeya

     

    Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a annoncé mercredi dans un communiqué la relance d’un programme d’aménagement du territoire aux Gonaïves (Artibonite, Nord), après l’avoir suspendu suite aux quatre récents ouragans qui ont détruit les infrastructures de la ville.

    Sept mille cinq cents personnes (7,500.00) sont engagées dans le cadre de ce programme.

    Outre la création d’emplois, ce programme aide à réduire les risques de catastrophes liées au changement climatique, souligne le communiqué du PNUD. La construction de digues, de murs et le reboisement sont entrepris en vue d’empêcher les glissements de terrain et réduire à l’avenir les ravages provoqués par des inondations et des coulées de boue.

    Le programme est mis en œuvre par le PNUD, l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec le soutien de la France et du Japon.

    « L’emploi est une condition clé de la stabilité sociale », précise le communiqué, citant un des responsables du programme, M. Jean Marie Vander Wouwer. « Avec le soutien des donateurs, nous sommes prêts à développer ce programme en employant 2.500 personnes supplémentaires », a-t-il ajouté.

    “La reconstruction d’Haïti passe par des solutions ciblées qui ont des effets durables », a souligné de son côté le coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Haïti, Joël Boutroue, cité par le communiqué du PNUD. « Il faut chercher à réduire l’impact des futures catastrophes, maintenir la stabilité sociale et construire les fondations pour un filet de sécurité sociale. Nous avons plus de chances d’arriver à reconstruire Haïti grâce à des programmes de ce genre », a-t-il dit.

    Le PNUD prévoit de mettre en œuvre des programmes qui fourniront un emploi à 400.000 personnes, a conclu le communiqué, sans préciser le délai fixé pour atteindre un tel objectif. [jmd/RK]

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5338

     

    HRV commente:

    Un dossier pour l’observatoire de Haïti Recto Verso. Si le programme est réalisé avec comme objectif la recherche de l’efficacité, les habitants de la ville des Gonaïves devraient en bénéficier  lors des prochaines saisons pluvieuses et au pire des cas lors de la prochaine saison cyclonique.

    IL est malheureux de constater et surtout d’avoir à l’admettre que l’implication de ces grandes agences n’est pas forcément un gage ou une garantie d’efficacité. Nous savons que ces agences ont largement participé à l’endettement du pays en finançant des projets qui ne marchent presque jamais.

    De toutes les façons nous allons rester attentifs pour observer ….


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    Vers une compagnie argentino-péruvienne au sein de la MINUSTAH

    Des ingénieurs militaires auxquels seront assignés des tâches de développement

    samedi 18 octobre 2008,

    Radio Kiskeya

    La ministre argentine de la défense, Nilda Garré et son homologue péruvien, Antero Flores Aráoz ont paraphé samedi un protocole d’accord en vue de la création conjointe d’une compagnie d’ingénierie militaire qui intégrera la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

    Selon un communiqué rendu public à Buenos Aires et relayé par l’Associated Press, le contingent portera le nom de José de San Martìn.

    « Cette compagnie se spécialisera principalement dans les travaux d’infrastructure, la construction de routes, d’écoles publiques, de postes médicaux, l’accès à l’eau potable et d’autres aspects d’une urgente nécessité pour le peuple haïtien », a fait savoir la ministre Garré.

    Pour être opérationnel, ce nouveau contingent devra toutefois bénéficier de l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU.

    L’Argentine et le Pérou font partie des pays latinoaméricains ayant déployé des troupes en Haïti.

    Placée sous commandement brésilien, la MINUSTAH, dont le mandat vient d’être prorogé jusqu’en octobre 2009, compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya

    http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5342


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    MISERE...BESOINS ET CORRUPTION

    De quoi écumer de rage…

    Quand on lit de ces articles décrivant la situation de l’unique hôpital « général » d’Haïtien est très, très loin du compte de la réalité qui s’y vit. Comme on dit chez nous « tande ak wè se dé ! »

    L’article publié par le nouvelliste présente des photos qui met en exergue le manque de respect des autorités haïtiennes, de tous les temps y compris les dictatures oligarchiques,  comme les dictatures dites prolétaires ou à apparences populaires. Sous le gouvernement des Duvalier comme durant le régime d’Aristide, le seul centre hospitalier du pays n’a jamais été l’objet d’une attention qui traduirait une volonté d’aider les pauvres de ce pays à avoir accès aux soins.

    Mais à coté du phénomène de manque caricatural de moyens mis à la disposition des secteurs clé du pays, les fonctionnaires se donnent à cœur joie. On gaspille on vole on dilapide. C’est institutionnalisé. Personne n’est surpris. Personne n’est surpris non plus qu’il y ait jamais de mesures pour contrer ces velléités de corruption qui se pratiquent partout.

    Voilà un directeur de l’ONA qui rentre dans les caisses de l’état pour faire un cadeau de quelques milliers de dollars à son ancienne compagne !

    Les haïtiens ont placé beaucoup d’espoir sur l’intégrité morale de Madame Michel Pierre Louis et on aimerait que cette intégrité soit la marque de fabrique de son gouvernement.

     

    L’HUEH est un hôpital malade selon les autorités

    Le président de la commission santé de la chambre basse, Joseph Joël Louis, dénonce l’état de dégradation de l’HUEH révélant que des femmes enceintes accouchent même le sol. " De nombreuses femmes enceintes sont couchées par terre dans la maternité parce qu’il n’y a pas de plateau", dit-il expliquant avoir réalisé une enquête dans ce centre hospitalier.

    " Les médecins résidents sont présents mais il n’y a pas de matériel", argue le parlementaire faisant remarquer que l’HUEH collecte plus de 3 millions de gourdes mensuellement. " Les sommes collectées ne sont pas fiscalisées", regrette t-il dénonçant la mauvaise gestion de cet centre hospitalier.

    Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, le directeur général du Ministère de la Santé, Dr Gabriel Timothée, a admis que la mauvaise gestion est la principale cause du dysfonctionnement de cet hôpital. Il soutient que le gouvernement envisage de nommer un gestionnaire au lieu d’un médecin à la tête de l’HUEH.

    De plus, il estime que le budget alloué au ministère (5 % du budget national) ne permet pas de fournir des soins de qualité aux citoyens. Ce vieux briscard du système sanitaire regrette que la majorité des membres du système sanitaire ne s’identifient plus à leur sacerdoce.

    Cet argument est rejeté par des résidents de l’HUEH (Port-au-Prince) et de l’hôpital Justinien du cap Haïtien. " Nous travaillons dans des conditions difficiles et en plus depuis 9 mois nous n’avons pas reçu notre salaire", lance Dr Barbara Bastien, porte parole des résidents du Cap. " Nous sommes obligés de solliciter des fonds de nos parents", dit-elle regrettant le refus des autorités de fournir plus d’informations sur les contrats proposés aux résidents.

    De plus, Barbara Bastien révèle que des interventions chirurgicales ont lieu à la lueur d’un téléphone cellulaire en raison de l’absence d’énergie dans cet hôpital.

    Réagissant sur le dossier des arriérés de salaire, le directeur général du MSPP a indiqué que tous les contrats des résidents ont été acheminés au ministère ce qui facilitera le paiement des arriérés de salaire par le ministère des finances.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14189

     

     

     

    Comme en enfer..L’HOPITAL DE L’UNIVERSITE D’ETAT D’HAITI

    L'HUEH est une géhenne. Un mouroir où la dignité des malades de condition modeste leur est enlevée, un lieu où l'incurie étatique conforte le nihilisme ambiant.


    Il bave. Ses pupilles sont dilatées. Recouvert d'un drap bleu pris d'assaut par des mouches, sa respiration est imperceptible. Abandonné avec quatre autres compagnons d'infortune à la salle d'urgence de l'HUEH à cause de la grève des résidents, un homme dans la trentaine égrène ses dernières minutes sur cette terre. Dans l'indifférence de tous. Stoïque, une femme squelettique, dont le lit se trouve à deux pas, semble appeler la mort de ses voeux. Ses yeux, livides, conservent cependant une utile expression : de la colère d'être née et d'avoir vécu ici, dans ce pays où les humbles, les gens de condition modeste sont traités comme des animaux.

    Sans être elle-même dans le couloir de la mort, Marie Fleurial Acéac est frappée par ce dépit, cette colère, cette rage. Elle gueule. Et pour cause. Maire assesseur de Léogane, cette jeune femme, mère de deux enfants, boit la coupe de la déception, de l'humiliation et de l'inhumanité faite aux « patients » jusqu'à la lie. Elle est, depuis le 17 septembre 2008, au chevet de son fils aîné, Jemylee, 11 ans, brûlé au troisième degré par électrocution. Condamnée à se battre pour la survie de Jemylee, elle semble avoir enfoui quelque part en elle la douleur de la perte de son benjamin de 9 ans qui n'a pas survécu à cet accident causé par la chute d'un câble de l'E D'H sur le toit de sa maison à Léogane. « C'est révoltant ! Bien avant la grève, j'avais vu des gens mourir sur des chaises roulantes, faute de soins », explique-t-elle en concédant que les autorités ont failli à leur mission.

    Cette femme qui a fait le choix d'abandonner temporairement son poste pour s'occuper de son enfant n'a pas pris de gants pour critiquer l'incurie des timoniers de l'Etat. « Lors du drame, j'étais à Miami où je représentais ma ville, mon pays. C'est inconcevable que personne ne m'ait exprimé, sous une forme ou sous une autre, sa solidarité. Même pas des fleurs », dit-elle en gardant un oeil sur son petit alors qu'une puanteur répandue par la chair pourrie de la cheville d'un diabétique envahie la salle de chirurgie.  

     

     

     

    Si à la chirurgie traînent quelques patients, la maternité est déserte ou presque. Imperturbable, requérant l'anonymat, un résident confie que le débrayage lancé depuis le samedi 11 octobre vise à réclamer sept mois d'arriérés de salaire et de meilleures conditions de travail. Sans brocher, ni sourciller, il souligne que cette fois les grévistes ne baisseront pas pavillon.

    Le revers de la médaille. Comment un résident peut-il travailler sans avoir un contrat ? Quelle est la responsabilité du directeur général de l'hôpital ? , s'interroge un médecin. « La vérité qui dérange, c'est que les résidents qui n'ont pas reçu de chèque n'avait pas signé le contrat qui leur était soumis par le ministère de la Santé publique. Une clause avait « dérangé ». Ils n'ont pas voulu travailler en province sans des frais additionnels », confie ce disciple d'Hippocrate. Après tout, poursuit-il, l'hôpital ne peut cesser de fonctionner parce que des résidents font la grève. Les médecins employés par le ministère de la santé publique sont plus nombreux que les résidents ».

    Outre les problèmes administratifs, d'encadrement indispensable à la poursuite de la formation des résidents, la méchanceté et le manque de courage des uns et des autres sont patents. L'opinion publique a conscience de la gravité de la situation lorsqu'il y a ce genre de mouvements. Mais au quotidien, c'est un hôpital où les médecins de service sont rarement à leur poste, informe-t-il. Ironique et cynique par rapport à une situation qui ne l'est pas moins, ce médecin résume en une phrase le sort des malades délaissés et condamnés à la mort. « C'est le problème de personne, car ceux qui meurent sont des malheureux », balance-t-il avant d'aller s'occuper de ses oignons.

    La mort banalisée. Alors que cet interlocuteur tourne le dos, une jeep du parquet de Port-au-Prince transportant une dame atteinte d'une balle à la tête se dirige, un peu après 12 heures 39, vers la salle d'urgence où l'homme dans la trentaine s'approche de plus en plus de l'autre monde. Au final, ces deux infortunés, dans une capitale où la prise en charge des urgences est quasi nulle, se sont donné la main pour aller, ensemble, dans l'au-delà.

    C'est après tout un jour de grève comme un autre à l'HUEH. Un hôpital situé à un jet de pierre du palais présidentiel. Un lieu où les mots compassion, service, disponibilité, droit à la santé ne veulent rien dire. Un lieu où l'on comprend de plus en plus comment l'incurie, le «nihilisme» étatique traînent les gens de condition modeste dans la boue.

    En enfer !!!

    Roberson Alphonse
    robersonalphonse@yahoo.fr
    http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=63364&PubDate=2008-10-16

    Les jours de Sandro Joseph sont comptés

    L'affaire Sandro Joseph, directeur de l'Office national assurance vieillesse (ONA), est transférée au cabinet d'instruction depuis mercredi pour les suites légales. L'annonce a été faite jeudi à l'issue d'une rencontre à huis clos entre la Commission Justice et Sécurité du Sénat, le Premier ministre, Michèle D. Pierre-Louis et le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Joseph Manès Louis.

    Le premier sénateur de l'Ouest, Jean Hector Anacacis, qui a annoncé la nouvelle, laisse croire que les jours de Sandro Joseph sont comptés à la tête de l'ONA. Des dispositions, a-t-il dit, vont être prises par le chef de l'Etat, René Préval, en vue de mettre l'actuel directeur de l'ONA à la disposition de la justice. « Ce serait une décision de sagesse si Sandro Joseph décide de démissionner de son gré », a-t-il conseillé.

    « L'affaire Sandro Joseph », avant cette séance de travail au Sénat, défraie la chronique depuis plusieurs semaines. Le numéro un de l'ONA faisant en effet l'objet d'un mandat d'amener pour blanchiment d'argent. L'ULCC, dans un rapport, avait indiqué que ce dernier a violé la loi du 21 février 2001 sur le blanchiment d'argent.

    M Joseph, qui avait toujours dénoncé une machination politico-juridique visant à le nuire, avait fait une sortie fracassante, à travers un communiqué de presse condamnant la descente, le 9 octobre 2008 de la DCPJ et d'un substitut au siège central de l'ONA.

    « Le siège central de cette institution publique a été grossièrement violé avec l'irruption, dans ses différents bureaux, de plus d'une vingtaine de policiers lourdement armés et encagoulés venus de la DCPJ, accompagnés d'un substitut du commissaire du gouvernement ainsi que d'un juge suppléant de Delmas », avait-t-il écrit.

    Enfonçant le clou, il avait souligné que tous les employés de la comptabilité et le chef de service de rémunération ont été victimes de séquestration, de tortures et ont reçu des menaces. Cet acte, avait-t-il ajouté, est attentatoire à l'ordre et à la sécurité publique. «Les avocats de l'ONA sont autorisés à engager par-devant les juridictions compétentes toutes actions correctives et réparatrices afin que, tant pour le présent que pour l'avenir, la force aille toujours au droit et à la loi », avait-t-il conclu.

    Des parlementaires, visiblement favorables au patron de l'ONA, avaient vertement critiqué la descente de la DCPJ. Toutefois, le sénateur Jean Hector Anacasis avait réclamé la démission de M. Sandro Joseph.

    http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=63369&PubDate=2008-10-20


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    Jeff Louis vers Marseille

    Il s'appelle Jeff Louis et du haut de ses 16 ans, il reste l'un des meilleurs joueurs de la sélection nationale haïtienne qui vient de disputer les éliminatoires de la Coupe du Monde des moins de dix-sept ans en juillet dernier à Trinidad.

    Les jeunes « Grenadiers » ayant été sortis en demi finale par Cuba aux tirs au but, le jeune joueur de l'Association Sportive de Mirebalais (ASM) a réintégré le bercail où son talent l'a conduit logiquement vers l'échelon supérieur intégrant la sélection nationale des moins de vingt ans en course pour la suite des éliminatoires de la Coupe du Monde en vue d'un billet qualificatif pour la Coupe du Monde d'Egypte.

    Milieu gauche, ce jeune gaucher est né à la Saline le 12 août 1992. Ses parents émigrant quelques semaines à Mirebalais, c'est là que le 8e des 10 enfants d'Evens Louis et d'Yveline Brasion découvre le football tout petit avant d'être pris en charge par Jacky Succès dit « coach Jacky » à l'âge de 8 ans. Ses progressions sont rapides et précoces, il intègre la formation de l'Association Sportive de Mirebalais en 2005 alors qu'il n'a pas encore 13 ans. Il intègre la sélection des moins de dix-sept ans en 2006 et commence la préparation des éliminatoires en compagnie de Peterson Joseph et consorts en vue de participer à la campagne pour la Coupe du Monde sud-coréenne.

    Trop petit,il est resté sur le carreau mais continue néanmoins son apprentissage. En 2008,il rempile avec la nouvelle génération mais est sorti de la course. Pas totalement, car des émissaires de l'Olympique de Marseille tout comme de l'ASMonaco sont séduits par son talent et souhaitent l'engager.
    « C'est avec Pape Diouf et José Anigo de l'Olympique de Marseille que nous sommes en train de négocier les modalités », explique Wilcuins Plaisir del'Association Sportive de Mirebalais. « On l'a vu à l'oeuvre lors deséliminatoires de la Coupe du Monde à Cuba et ils pensent qu'avec ce qu'il a montré lors de ces éliminatoires à son âge, il peut devenir un très grand joueur », a-t-il continué. Jeff Louis qui vient seulement de réussir ses examens en 7e année fondamentale se trouvera dans l'obligation de bosser un peu plus sur le plan académique pour continuer sa progression au cas où il partirait à Marseille.

     

    Enock Néré
    nenock@yahoo.com
    http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=63217&PubDate=2008-10-14


    Souhaitez vous  « être au bureau sans y être » ? Oui je le veux !

    Le ministre des finances sollicite l’aide de la communauté internationale

    Dans son intervention à l’assemblée générale de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI), le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, a réitéré un appel à l’aide à l’endroit de la communauté internationale.

    M. Dorsainvil a soutenu que le gouvernement haïtien doit en même temps venir en aide aux sinistrés, reconstruire les infrastructures, sécuriser l’environnement et reconstituer les capacités de production. Faisant remarquer que les efforts nationaux sont limités, le ministre des finances rappelle que le gouvernement a récemment décaissé environ 200 millions de dollars pour entamer le processus de récupération.

    Il assure que l’évaluation des dégâts se poursuit avec l’aide de plusieurs organisations internationales dont la Banque Mondiale, l’Union européenne et le Banque Interaméricaine de Développement (BID) " Bientôt on pourra ajuster le plan d’action sectoriel dans la stratégie nationale pour la réduction de la pauvreté et la promotion de la croissance", ajoute t-il

    Daniel Dorsainvil a signalé qu’Haïti reste engagé aux objectifs de moyen et long terme en matière de développement et de gouvernance. " En dépit de tout, Haïti continue de mettre en œuvre des réformes entamées et enregistre des progrès vers l’atteinte du point d’achèvement dans le cadre de l’initiative des pays pauvres très endettés.

    Tout en soulignant que les défis sont considérables le ministre des finances assure que le gouvernement entend poursuivre la reconstruction du pays et sollicite l’appui des partenaires internationaux.

    Par ailleurs, les membres de la Banque mondiale se sont mis d'accord dimanche à Washington pour aider les pays en développement à consolider leurs économies, soutenir leur système financier, maintenir la croissance et protéger les pauvres des retombées de la crise financière actuelle. Le président du comité de développement de la Banque mondiale, le ministre mexicain des Finances Agustin Carstens, a affirmé que les participants à la réunion avaient pris cet engagement à l'unanimité.

    Il a précisé que la Banque mondiale essayera de rester flexible en fonction des situations diverses dans les pays pauvres et les nations dont les économies se développent rapidement.

    http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14165


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